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SIMONE BARBES OU LA VERTU
Marie-Claude Treilhou


Simone et Martine

(1979-1h15mn)

Une nuit parisienne avec Simone, femme libre et gouailleuse, du ciné porno où elle travaille à la rencontre d'un soir. Un film intimiste, presque autobiographique, qui témoigne avec justesse d'une époque et d'un milieu.

Ingrid Bourgoin
Martine Simonet
Michel Delahaye
Noël Simsolo
Raymond Lefebvre


Photographie
Décors
Son
Montage
Production

Simone Barbès
Martine
le dragueur
le réalisateur de films pornos
le cinéphile


Jean-Yves Escoffier
Bénédicte Beaugé
Yves Zlotnicka
Paul Vecchiali
Diagonale

Simone et Martine sont ouvreuses dans un cinéma porno de Montparnasse. Installées dans le hall, elles accueillent les habitués, rembarrent les machos et discutent pour passer le temps. à minuit, Simone part rejoindre son amie, entraîneuse dans une boîte de nuit lesbienne. Dans le club, les habitués et les hôtesses applaudissent le ballet des Amazones et la chanson "La nana mec" interprétée par Josse, du groupe 12°5. Simone attend, puis s'impatiente et part juste avant l'assassinat d'un employé du club. Dans la rue, une voiture la suit. Un homme d'un certain âge, à l'allure distinguée, l'invite à monter...

Les naufragés de la nuit Simone Barbès ou la vertu est construit à la manière d'un itinéraire qui passe par trois huis clos. Nous voyons d'abord Simone travailler au cinéma porno. C'est l'occasion d'une galerie de portraits pleine d'humour. Dans une accumulation proche de la caricature, la réalisatrice - qui fut elle-même ouvreuse au Cinévog avec Ingrid Bourgoin, son actrice principale - surprend les comportements typiques d'une clientèle hétéroclite. Il y a le pressé, le timide, le mufle, le distingué, le voyou, le resquilleur, le râleur, le réalisateur qui veut rencontrer son public et même l'aveugle attiré par une bande son d'un réalisme cocasse. Simone Barbès se définit surtout par sa gouaille sarcastique et irrévérencieuse qui semble la protéger de cette étrange faune masculine. Mais le night-club lesbien se révèle tout aussi désespérant. Cette fois, Marie-Claude Treilhou abandonne la galerie de portraits pour la description d'ambiance. écrasée par ce nouveau décor où elle fait irruption, la solide Simone apparaît dans sa vulnérabilité. Le troisième huis clos est l'occasion d'une belle séance intimiste où un dialogue, ponctué de longs silences, permet de révéler l'un à l'autre les deux naufragés de la nuit. Ces trois moments relèvent de trois écritures cinématographiques différentes, tout en gardant une unité de style - à noter : la photographie de Jean-Yves Escoffier, devenu par la suite le chef opérateur attitré de Léos Carax (Boy Meets Girl, Mauvais sang, les Amants du Pont-Neuf). C'est là que réside la réussite de ce film qui, grâce à une minutieuse mise en place des huis clos, atteint une profondeur psychologique originale. (D'après la Saison cinématographique)


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M.C. Treilhou
J.Y. Escoffier
Y. Zlotnicka

Photos JMLRB © (rocbo)


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