Bob Siné, caricaturiste : Quid des accusations ?

Note de rocbo, propriétaire du site : Avant toute chose

S'il est une honte, c'est bien l'appropriation exclusive du terme sémite et de son ineffable corollaire anti-sémite. Si on se réfère à l'étymologie du mot, il vient du nom propre Sem (nom, renommée, prospérité) désignant un des fils de Noé, duquel seraient issus plusieurs peuples : la plupart des tribus arabes , Araméens, Assyriens, Elamites, Hébreux et Phéniciens. Les principales langues sémitiques actuelles sont l'amharique, l'arabe, l'hébreu, le syriaque, et le tigrinya. (cf liste complète). À ce stade de ma démo, s'attaquer à l'une des Religions du Livre, Religions abrahamiques ou encore trois monothéismes, appelons-les comme on veut (j'entends une voix discordante qui me sussure Religion du Verbe incarné), serait faire preuve d'antisémitisme, les prophètes de ces trois religions étant tous sémites à défaut d'être tous juifs.

Je ne mettrais pas en avant le fait que sa première femme signe sur la pétition de soutien à Bob Anik Siné, "ex-épouse juive de Siné", le clan pro-Val va nous ressortir que Pierre Drieu La Rochelle avait bien épousé Colette Jéramec.
Concernant l'homophobie supposée de Siné (mais si, vous savez : " je dois avouer que les gousses et les fiottes qui clament à tue-tête leur fierté d'en être me hérissent un peu les poils du cul") il faut savoir qu'il était, à une époque où l'homosexualité était considérée par beaucoup comme une maladie mentale, l'ami de Jean Genet (cf Ma vie ... T6)

Vas-y Bob, continue à chier tranquillement dans la colle. rocbo

Maurice Siné, attention chat bizarre !
par Philippe Krebs, (hermaphrodite.fr)

Siné, c’est Siné massacre, L’Enragé, la révolte au coeur et le coeur de la révolte. Voici pour Hermaphrodite en direct de Noisy-le-sec, un entretien avec Siné, l’un des plus grands dessinateurs français... (.../...)

PK : Revenons sur la période Hara-Kiri...
BS : Oui, ça a commencé assez mal, puis ils m’ont foutu la paix. Mais partout où je suis passé, j’ai toujours eu des problèmes de censure. J’en ai eu à l’Express, à Rouge, à l’Huma... A part Charlie où je tiens le coup, mais c’est souvent assez tendu avec la rédaction...

PK : Oui, mais tu restes un pilier du journal...
BS : Ben ouais, ...Sur Israël, ils gueulent presque à chaque fois. Il y a des sujets tabous. Sur les curés ça va, sur les musulmans, ça va aussi. Heureusement, j’ai quelques sujets où je peux y aller. Mais il y a des trucs où je ne peux pas. Sur les homosexuels, ils sont très pointilleux. C’est très difficile aujourd’hui de faire de l’humour. Tout est passé au peigne fin. Est-ce que ce n’est pas anti-ça ou... merde ! Après tout on a le droit de secouer les gens, même si ça choque, qu’est-ce qu’on en a à foutre, à condition de ne pas être raciste ou ordurier. Ça me paraît logique. Tout le monde devrait se faire engueuler. Les intellos comme les autres ! Même les prolos ! Quand ils votent Le Pen, je ne vois pas pourquoi je dirais, ah ce n’est pas de leur faute, c’est un vote de protestation. Mon cul, c’est un vote de connards, il faut le dire. Mais maintenant, tout est tabou, il faut faire gaffe à tout. Ça m’horripile, mais ça devient de pire en pire. .../...

Ma vie, mon œuvre, mon cul ! (t6)
le crayon entre les dents ! de Siné
Chroniqué par Jessie Bi en février 2003 (du9.org)

.../... L’autre grand pan de cet album, est l’amitié qui lie Siné à Genet. La famille « Sinoque » part notamment rejoindre ce dernier séjournant en Grèce, où ils vont passer de merveilleuses vacances. Le dessinateur égraine les anecdotes, évoquant aussi bien les amours de l’écrivain, que son tempérament et sa grande culture. Il reproduit pour notre plus grand plaisir, quelques-unes des belles lettres pleines d’humour que Genet lui envoyait. .../...

Siné sème sa zone

VIVE LA CODERRIDA

J'avoue, bien humblement, n'avoir jamais eu assez de moyens intellectuels pour me plonger dans la lecture des ouvrages philosophiques de Jacques Derrida.
Pourtant d'un naturel plutôt curieux et toujours prêt à parfaire ma culture, j'ai essayé plusieurs fois.

Mais, en général, dès le troisième mot de la deuxième ligne, j'avais déjà décroché.
C'est assez pénible cette sensation d'être handicapé mental devant un texte dont on ne comprend pas une broque !
On se sent tout à coup, presque aussi débile qu'un amerloque !

Une chose cependant, me rend cet abscons très sympathique, c'est qu'il avait accepté, sans hésiter, la présidence d'honneur du CRAC, le "Comité radicalement anti-corrida".
Un grand coup de chapeau, donc, au grand philosophe et un grand coup de corne à tous les aficionados.

Siné

Le CRAC, Comité Radicalement Anti Corrida

Jacques Derrida sur Wikipedia

Siné, ça marque (n°16 - automne 2006)

Sur le blog Les allumés du jazz
Par Jean-Jacques Birgé, lundi 29 janvier 2007

Enquête de Valérie Crinière, Laure Nbataï, Raymond Vurluz, Étienne Mineur.

Q : Comment êtes-vous devenu dessinateur ?

R :J’ai toujours aimé dessiner. Étant môme, je recopiais servilement Mickey, Donad, Pluto, Guy L’Éclair, Mandrake, Pim Pam et Poum... Tout ce qui me tombait sous les yeux. Mes parents m’ont trouvé une école de dessin : Estienne. J’y suis resté de 14 à 18 ans (1942-1945). Je n’ai découvert le livre de Saul Steinberg que bien longtemps après, vers1950. Entretemps, j’avais bossé dans des agences de pub, imprimeries, revues... J’avais même remplacé un moment un chanteur du groupe Les Garçons de la Rue. Dès que j’ai vu les dessins de Steinberg, j’ai eu le coup de foudre et j’ai décidé d’essayer ce métier. J’ai mis deux ou trois ans avant de commencer à gagner un peu d’argent avec mes dessins et pouvoir abandonner les autres jobs.
.../...

Q : Dans cette revue de presse, vous prenez largement fait et cause pour les musiciens noirs (ceux issus du bop au premier chef) dont vous soulignez souvent la supériorité, à quelques exceptions près, sur les musiciens blancs. S’agissait-il d’une position de principe ?

R : C’est vrai que j’ai toujours pensé que le jazz est une musique noire jouée par des noirs pour des noirs, mais j’ai un peu changé depuis ces temps héroïques. Je pensais qu’à part moi et d’autres “allumés”, les blancs, surtout amerloques, préféraient Dave Brubeck, Woody Herman, Glenn Miller, Jimmy Dorsey sur lequel je chiais. Les Chicogoans en revanche me plaisaient et j’aimais leur côté joyeux. J’attribuais ça au fait qu’il s’agissait de Juifs. Il est vrai que beaucoup d’entre eux l’étaient ; en dessin, mon maître aussi était juif : Steinberg.J’ai toujours estimé que les Juifs, en général, étaient plus perméables que les goys.
.../...

blog Les allumés du jazz

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