On lit dans les Mémoires d'Alexandre Dumas qu'en 1825 « il existait de par le monde un homme qui s'y présentait avec une singuliêre prétention : c'était celle de renverser toutes les règles de l'orthographe, pour leur substituer une orthographe sans aucune règle.
« A son avis, chaque mot devait s'écrire comme il se prononçait. De la racine grecque, de la racine celtique, de la racine romaine, de la racine arabe et de la racine espagnole. il ne s'inquiétait aucunement. Ainsi, il écrivait le dernier adverbe que vient de laisser échapper notre plume oqunemen. C'était assez difficile à lire, mais il parait que c'était plus facile à écrire. » « Cet homme s'appelait M. Marle. »
« M. Marle cherchait partout des partisans à son orthographe ; il comprenait qu'il ne pouvait faire de révolution que comme Attila, c'est-à-dire à la tête d'un million d'hommes. Or, ayant jugé sans doute que les hommes de lettres, et en particulier les vaudevillistes, étaient ceux qui devaient le moins tenir à l'orthographe, il avait surtout essayé de faire ses embauchements parmi nous. »
« Ce brave M. Marle publiait un journal écrit dans cette étrange langue que nous venons de dire. Ce journal, il le publiait chez un imprimeur qui demeurait cour des Fontaines, et qui s'appelait Setier. »