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Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
Par Antonio

samedi 24 février 2007

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1. Préliminaire
Revenant d’un repas bien arrosé, je me suis trouvé plein d’énergie à dépenser et mes pas m’ont conduit à ma librairie préférée où je mets la main sur une nouvelle publication d’André Comte-Sponville (référence 1). Un ami m’avait offert il y a beaucoup d’années un de ses écrits qui doit actuellement traîner quelque par dans une de mes armoires. Celui que je me suis offert a pour titre "L’esprit de l’athéisme" et en le voyant sur le présentoir, je n’ai pas résisté. Quel lien avec le sujet qui nous occupe, direz-vous ? [.../...]

2. Remarque Liminaire
Il ne manque jamais dans toutes les périodes que traverse l’humanité, de se trouver l’un ou l’autre personnage pour affirmer que tel aspect de la vie sociale se trouve à un tournant qualifié d’historique. Il est d’autres personnages qui, sans trop se poser de questions, la font l’histoire et sans faire trop d’histoires semble-t-il. D’autres enfin, se penchent sur les temps passés pour affirmer ou prouver qu’à tel moment précis, un virage essentiel a été pris par les hommes de l’époque. [.../...]

3. Avant-propos
Dans ce texte dont l’objet principal est la Franc-maçonnerie, le lecteur doit être averti que tout ce qui suit ne peut engager en aucune manière des francs-maçons, des Loges ou des Obédiences, pas plus que la Franc-maçonnerie en tant qu’institution. L’auteur est seul responsable de ses propos. [.../...]

4. La Définition
Il est traditionnel en littérature d’essai d’introduire le sujet par une définition ou une série de définitions destinées à ne pas perdre les lecteurs en cours de route. Je n’y dérogerai donc point. En ce qui nous concerne dans l’immédiat, vous vous en doutez, c’est la Tradition qui en fera les frais. La première des questions auxquelles il faudra répondre est : qu’entendons-nous par Tradition ? [.../...]

5. La Culture
Dans le chapitre précédent, j’ai introduit la notion de culture et cité simplement la culture maçonnique. Dans ce cadre et en approfondissant un peu la notion de culture maçonnique il devient indispensable de la situer. La brève présentation historique développée un peu plus loin, nous permet de fixer plus ou moins une étape. [.../...]

6. La Tradition Maçonnique
Une autre caractéristique de la Franc-maçonnerie moderne est d’avoir été en gestation dans des loges opératives anglaises et écossaises. L’emprunt du vocabulaire des bâtisseurs trouve là une source naturelle. [.../...]

7. La Question Fondamentale
Si la Maçonnerie est une société initiatique, en quoi est-elle Traditionnelle ? La question est fondamentale. Depuis qu’elle existe, ou simplement connue, et sous quelque forme qu’elle ait pu se présenter, la Franc-maçonnerie est qualifiée d’initiatique. [.../...]

8. L’outil
Il semble bien que le symbolisme (sujet étudié par la symbolique qui en définit les règles) soit nécessaire à toute société initiatique. Et pour utiliser le symbolisme à bon escient, cette société ne peut être que Traditionnelle et ésotérique. La Franc-maçonnerie est-elle une société Traditionnelle ? [.../...]

9. Le Constat
Tous les historiens de la Maçonnerie sont, sinon unanimes, au moins d’accord sur un point : au départ, la Franc-maçonnerie européenne était fondamentalement chrétienne sinon catholique. [.../...]

10. La Recherche Des Origines
La principale question en cette matière est de savoir de quel droit une autorité maçonnique quelconque mais reconnue s’arroge la permission de changer ce que la Tradition lui demande de perpétuer. [.../...]

11. Les Débuts
Examinons le premier cas, celui concernant la GLUA. En 1723 et 1738, deux versions successives des "Constitutions" voient le jour. Lorsque l’on analyse les deux premiers articles une certaine volonté de déchristianiser l’accès à la maçonnerie se manifeste. [.../...]

12. Les Attitudes
En 1877, au convent du Grand Orient de France, est supprimée dans les règlements de l’Obédience, l’obligation faite de la croyance en Dieu et de l’immortalité de l’âme laissant aux Loges le soin de décider par elles mêmes. [.../...]

13. La Conclusion
Nous sommes loin, en fait, de toute conclusion mais il est nécessaire de mettre un point final à ce qui n’est de tout évidence qu’un humble début. Il me paraît nécessaire d’insister sur un fait capital dans ce contexte : les deux changements significatifs rapportés l’ont été du chef de quelques hommes. [.../...]

 

Texte complet
- Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie (fichier .pdf)
- Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie (fichier .html)

 


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LETTRE OUVERTE ET PUBLIQUE A MOON_CHILD - CENSURé(e) SUR C4N
14 mars 2011, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

un brin hors sujet en ce lieu, mais ô coeur du sujet en l’ÔM :

De l’être ou du par_être... l’homme : cette femme qui s’ignore encore !

• REFLEXION PROSAïQUE

préliminaire : ∂e l’amour...

Biz repetita placent.

Les mots ne sont que des symboles pour les relations des choses entre elles et nous... ils ne touchent jamais à quelques vérités que ce soit. Et le mot être, entre tous, ne désigne que la relation générale reliant toutes choses entre elles (...) Les mots, les idées, les concepts ne nous feront jamais franchir le mur des relations - comme lamentation... je souris -, ni pénétrer dans quelque fabuleux fond originel de toute chose, et méme les formes plus abstraites de la perception sensible et intelligible : l’impermanence de toute chose, l’espace, le temps, et la causalité, voire non intelligible : le non espace et le non temps, ne nous donnent rien qui ressemble à une vérité en soi.

l’homme cherche « la vérité » en construisant ses propres temples, il cherche l’apaisement en enterrant ses morts... et le « JEU) » vie sa réalité !!! - afin que toute vérité passée, présente, et à venir, se dissipe dans l’instant qui les fait naître. •••

liminaire : ∂e l’amour...

L’AMOUR… commence lorsque l’on accepte la différence de l’autre et son "imprescriptible" liberté. Accepter que l’autre soit habité par d’autres présences que la nôtre, n’avoir la prétention de répondre à tous ses besoins, à toutes ses attentes ; ce n’est pas se résigner à l’infidélité à notre égard. Non, c’est plutôt vouloir comme la plus haute preuve d’amour que l’autre soit tout d’abord fidèle à lui même ; même si cela est une souffrance, féconde. Car elle nous oblige à nous déprendre de nous même, à vivre intensément cette "dépossession" enrichissante. Dans la plus amoureuse étreinte, c’est un être libre qui nous étreignons, avec toutes ses possibilités ; mêmes celles qui nous échappent.

Rien ne s’explique, rien n’est prouvé, jamais, - tout se voit !!!

Quand l’instant se crispe, face à l’androgynie de la vie, et que les eaux posées s’affrontent, les énergies deviennent hubris, et le sens du non respect de l’autre, donc de soi-même, se hiérarchise en conscience ire_réaliste, et le JE(U) du moment reste - humain, trop humain ! ô si la vie qui se « vit » ncp.
- Et nous fuyons, loin de nos cathédrales de verre offertes aux quatre vents… offertes ô principe de mutation de toute hein ! conscience - immanence subtile de la chair en l’esprit de la chair : vif argent vacuitaire.

∂e la chair à l’esprit de la chair, ∂e l’esprit de la chair à la peau easy de la vie, ∂e la peau easy de la vie au lyrisme de l’instant partagé ! le corps est l’énergie, le souffle, le mouvement qui nous propulse de notre vacuité originelle en l’élan vital de toute condition

Si
- « Le désir est l’essence de l’homme »,
- « L’âme est l’idée du corps »
- « Nous ne savons pas ce que peut le corps »
- « Tout homme que la raison conduit désire pour les autres ce qu’il désire pour soi-même » Spinoza

Mais en réalité, que savons-nous concrètement du corps ? Quel rôle joue-t-il dans une société dite initié ? Pourquoi a-t-on toujours privilégié la raison au corps ? - cf. Le voyage initiatique du Corps de F Vincent (Ed Detrad)

LETTRE PUBLIQUE A (ma) WILD_MOON

(my) Moon_Age_Daydream ! (my) moon_slave - five to one. 


La chaleur fulgurante de ta colère - contre toi-même - ne m’est plus supportable ! Elle me glace sur place, et te consume de l’intérieur ; impossible pour toâ de... ∂e la penser d’abord, puis de la référencer comme une alerte à ta détresse. Une détresse : ta détresse ! ta souffrance, encor indicible, mais actante et intime, que toutes les raisons, amassées et superposées strate après strate, ont suggéré dans la construction de ce moi illusoire : CE MOI JE(U) , dont tu ne peux à présent te défaire. La noter ensuite et/ou la poétiser... (la laisser vivre sans souffrance, on appelle ça en psycha : la RÉSILI(E)NCE), comme je t’y invitais à le faire, afin de t’y atteler en conscience - hors de toute l’émotivité qui t’étreint, te suffoque, te consume, t’incendie, et te tue à petit feu - en auto psychanalyse terra_peu_tique !



Mes limites, maintes fois repoussées, par ce que tu nommes : mon égotisme, mon nombrilisme, ma vilainie, mon intransige(a)nce, masquant mon indulge(a)nce, à l’égard de tout ce qui te concerne, en y incluant la chair de ta chair, sont en charpies, scarifiées à vie par ta difficulté à vivre l’élan vital qui nous fait être sur ce chemin qui nous foule à chaque pas.



Dans l’attente pour toi d’une nouvelle rencontre, qui m’aurait permis de souffler un peu, j’ai essayé, au vent de tes inconséquences, voir celles que tu sentais : les miennes, de garder le cap ; aujourd’hui dans la tempête, me voilà en cape, toutes voiles à bas, au milieu de notre chair terre_océanne.



Maintenant c’est assez, je ne peux mal_heureusement plus rien pour toâ, 
il ne te reste donc qu’à re_tourner chez toi ! - demain je coupe toute connexion internet. » » » » Il m’appert que tu dusses consulter : URGENTLY ! Ton châtiment est bannissement temporaire

- à toi de choisir : ta haine ou mon amitié. Ou la rupture définitive... ••• Wildness !

Eyes wide shut ... - Time is over...

- Don’t need your Wickness at all - you blow up all my limits (you blew up... I mean

- Give me a reason to be with you - Give me a reason to love yu

- I just wanna be a man...
- my real name is nobody, NOTHING !
- né de n’être rien... tel est notre sort : au sens générique de l’ainsité !

I’m a dead_man to you by now !



- Give me a reason to be with yu - Give me a reason to love yu



- Give me a reason to be a man with yu - It’s time to moove on



Time to yu to leave your suffering &... me

- This is the deal by now !

- With your Wish or my Will

- Please to meet yu one days over your nature

- It was YU & Me, ouuuh ouuuuh... To Feel my Nature !

- 

Last Sympathy for the blue_devil - Hope yu could get in to the wildeness - This is the nature of LIFE @nd LOVE !



Celui qui nait de n’être rien, t’embrasse ! - I KISS YOU ! but I’m in the pain... Wild_Pain call compassion chair wild_child, (my) moon_slave, (my) moonlight_daydream, (my) blue_devil.



WHERE IS MY MIND... !!!

@ND NOW : SILENCE AGAIN !

- I will not answer anymore to your foolish_ZEST, on the internet, on phone, etc.



TRY to enjoy your new present without me



« Someone born to sweet delight, some one born to endless night » William BLAKE



The speakin’ stone says : rollin’over other stones


J’ai essayé de t’accompagner vers le sourire de la vie : Un sourire... mon sourire (?) si plein de liberté ! mais tu n’y mets pas du tien... 


- il y a un uni_vers qui nous sépare mon Héra - il y a un uni_vers qui t’accompagne ma wild_moon ... - je serais toujours là, en ami - si tu le souhaites - , pour accompagner ta souffrance intérieure.



THÈME - sans version édulcorée : that IS the fact ! That’s All Folks, isn’t it !



Last but not Least :


Where is my mind ! - In my cry by now !


(...)

Wild_moon avance à présent, à partir de ses évènements qu’elle ne put gérer... sur les ailes de sa propre réalisation, en vol libre : ô Héra... ta libération de toi-même est expiration, et inspiration, de tout ce qui se vit... - RESPIRE EN PAIX !

• Puissions-nous tous partager toute indulgence. - La lumière sauvage vient de l’intérieur, et, quand l’esprit de la chair se déchaîne... les solutions ne sont jamais les chaînes, ni le vide (- pas encor !).

L’ombre de moonlight_slave plane maintenant en vol libre. - « Celle qui avait froid habillée de souvenirs », Celle qui avait chaud, habillée de ses souffrances intimes, « Celle qui vécut trop longtemps sur une page obscure », « Celle qui existe par effraction », Celle qui, corps beau noir de lumière, dépassant les limites se définissant à la lumière étale de son clair_obscur, Celle qui, devant tant de débordement, scintille malgré tout sur mon corps scarifié à vif, Celle qui, chair de lumière, à l’ombre de l’esprit de mes chairs, s’ offre à la rédemption de son engagement passée... Dénuée à présent d’extrêmes et vindicatives pensées.

Tel fut - instant_tanné_d_éternité pour quelqu’un(e)s - l’esprit de son expression subliminale en ce dénigrement hein... tant pestif !? - projeté comme une ombre portée.

Nous sommes tous les témoins d’un passé révolu... l’instant s’offre à nous !

Saisissons l’impossible : cet éternel présent nous attend pour s’instruire de nous-même(s) !
- De "Celle qui s’en allait----nue----comme l’averse", il n’y a plus rien à zapper. La lune est sauvage, vibrante, résonante, mais raisonné(e) - voire raisonnable). Le corps beau noir de lumière, dépassant la limite qu’elle ne pouvait définir, m’inclinant devant tant de débordement à dépasser les miennes, ce dont j’assume encor la totale responsabilité, vous salue, pleine, espère-t-elle, de votre acceptation à sa demande et présentation de ses plus sincères excuses.

Puissiez-vous partager à présent toute mon indulge(a)nce.

La lumière sauvage vient de l’intérieur, et quand l’esprit de la chair se déchaîne... les solutions ne sont jamais les chaînes, ni le vide (pas encor).

- quand ma conscience se noie en ma conscience je m’élève sans maitre, si ce n’est mon aigle et mon najâ, m’observant dubitatifs et amusés jouer les funambules pour éviter de fouler les pas qui me précédent ... souris, chair sauvageonne, je fais des sauts de chat... perché au dessus de la foule de mes ombres rampantes, diables au teint angélique, bariolant la nudité fait mine hymne de (ma) blue_devil a(i)mante insolente - hein... pudique ! épure tactile en son maelström implacable, abandonnant toi-même sans peine ce sourire à peine esquissé...

Dis-moi : tes assaillants dits vert, sont-ce les silences adamantins de mes immersions quotidiennes ... sont-ce ces vides d’absinthe luminescente, énergie latente et patente, partout et nulle part, qui trace en nos consciences l’épure même de toute existence !
- lien indélébile, intrinsèque, liant l’observateur à ce qu’il observe !?

anyway wild_child, nude as a worm, an eagle or a snake, chair bikkhus à vide des vies dansent ! si la vie en partage était un long fleuve tranquille... ô devoir droit-devoir..., sourire, globalement ça se saurait ; même notre Godesse supra-conscience(r)ieuse, fait mine... hymne ! n’en revient pas, souris, et s’abstient de toute hein... décence !.
et si la femme est l’â _venir de l’ôm, je dirais en substance : que l’ôm est la femme qui s’ignore encor...

La conscience d’être soi... le sentiment de l’existence... - et son dépassement ! - la vie qui se « VIE »

ô vacuité !

“ IL FAUT PORTER DU CHAOS - vide-interdépendance - EN SOI POUR POUVOIR DONNER NAISSANCE À UNE ÉTOILE DANSANTE ” N...

"Créer sa liberté, et opposer même au devoir le “non” sacré !"
- Retrouver l’innocence ( !?) - l’innocence de l’enfant ( !?) PROBITÉ…

"L’homme est quelque chose qui doit être sur_monté : VOULOIR LIBÉRE !

"Ce n’est plus que de soi-même dont on fait l’expérience.

"Volonté de destruction totale des valeurs communément admises et transmutation de ces valeurs : “Pensée d’abîme…”
- Radicalité de cette destruction et transmutation : EFFORT SUR_HUMAIN.

“ Et toi !!! Qui voulait voir le fond de toutes choses, il te faut grimper par dessus toi-même, - plus loin, plus haut, jusqu’à ce que toi aussi tu aies tes étoiles au dessous de toi.
- Oui… Jeter les yeux d’en haut sur soi-même et ses étoiles : Voilà qui seul pourrait s’appeler pour moi sommet … Voilà ce qui me reste comme mon sommet dernier ! C’est maintenant seulement que tu vas ton chemin de la réconciliation ! SOMMET ET ABîME, tous deux maintenant confondus."

"Ma dernière solitude vient de commencer. Je suis devant ma montagne la plus haute, et mon voyage le plus long : c’est pourquoi il me faut d’abord descendre plus bas que je ne suis jamais descendu.
- Plus bas… jusqu’au plus profond dans la douleur, plus profond que je ne suis jamais descendu, jusqu’au cœur de son flot le plus noir ! Et alors je m’envolais."

"Mon sage désir criait et riait ainsi par ma bouche - Une Sagesse sauvage en vérité. Et alors je m’envolais, frissonnant, vers des avenirs lointains qu’aucun rêve n’a encore jamais vu : là-bas, vers des lieux où les dieux qui dansent ont honte de tout vêtement.”

“ Surmonte toi toi-même en ton prochain.
- Celui qui ne peut commander à lui-même, alors celui là doit obéir. Mais qui obéit ne s’entend plus lui-même.”

" Ô, homme fait attention !
- Qu’a dit le profond minuit ?
- J’ai dormi, j’ai dormi,
- D’un rêve profond je me suis éveillé :
- Le monde est profond,
- Et plus profond que le jour ne le pensait.
- Profonde est sa douleur.
- Le plaisir, - plus profond encore que peine de cœur
- La douleur dit : passe et péris.
- Tout plaisir veut l’éternité,
- veut une profonde, profonde éternité.”

Ainsi parlait Zarathoustra.

Bien à toi , bien à vous, bien à tous

paul gyro guelpar sus_dit : avata, paul_le_poulpe ou octopussy, à présent du fait de la née cécité de certains : paul_le_poulpe_04 le sus_nommé_tuco_benedicio_pacifico_juan_carlos_ramirès_zapata_avata

cf. http://www.come4news.com/je-taime,-moi-non-plus-refexion-poetique-sur-lamour-815063

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
28 février 2011, par gyro guelpar   [retour au début des forums]


 ! SUR LE FIL DU RAZOIR PHILOSOPHIQUE !

Éminent remerciement à Sylvain REBOUL

« LE CORPS COMME MOYEN DE SE SENTIR PLUS LIBRE »


TRADITION et MODERNITE dans la Franc-Maçonnerie
8 janvier 2011, par gyro guelpar   [retour au début des forums]


…………………………………….Préambule…………………………………….....

LA FRANC-MAÇONNERIE – son universalisme
4 janvier 2011, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

Extrait posté par gyro guelpar

" La vocation de la Franc-Maçonnerie est de rassembler et d’unir tous les Hommes de bonne volonté, libres et de bonnes mœurs, dans un idéal de recherche et de perfectionnement moral et intellectuel. Dans ce but, elle pratique une méthode de pensée faite de complète et entière liberté, qu’elle offre à tous sans distinction d’origine, de classe ou de confession. Les moyens d’ascèse qui lui sont propres, dans la recherche de toute vérité, procèdent d’une conception ésotérique de la recherche de la pensée par l’initiation.

C’est l’ensemble de ses conceptions, de ses moyens, de ses démarches, qui confèrent à l’action et à la pensée de la Franc-Maçonnerie le caractère indiscutable d’universalisme.

Au plus haut niveau de la méditation, l’Homme s’interroge sur les Infinis, le Sens de la vie, les dimensions de l’Univers, interrogations d’ordre métaphysique qui restent sans réponses, sinon sans angoisses.

Dans le plus grand respect de la diversité des interprétations de chacun devant la suprême inquiétude qui aboutit à la foi, à la croyance ou l’absence d’un tel dépassement, les Francs-Maçons pensent tous à l’existence d’un ordre universel qui préside à tous les phénomènes, ceux de l’esprit et ceux de la matière.

Cette Loi, suprême symbole rayonnant générateur et régénérateur, est source de toute puissance et de toute connaissance, elle est vie, force, amour, elle est la synthèse de la voie de l’initiation et de recherche de la Vérité.

C’est l’initiation qui conduit l’initié vers la connaissance de la Loi et le maintient ensuite dans son sein. Elle constitue une véritable exploration dont le sens est un effort vers l’unité et la final ité l’intégration de l’individu au cosmos."

La suite de l’article ICI

Lamech 30 décembre, 2010

LA FRANC-MAÇONNERIE ENTRE TRADITION ET MODERNITE
4 janvier 2011, par Lamech   [retour au début des forums]
Gadlu

Conférence publique Caen, le 16 septembre 2006

Aujourd’hui, je vous livre le texte d’une planche realisée lors d’une conférence à Caen sur le thème de la Franc-Maçonnerie entre tradition et modernité. Où devons nous nous situer quand nos rituels sont pris en tenaille entre la tradition , symbole de la trasmission de la connaissance, et la modernité synonyme de progrès social.

J’avais déjà abordé lors d’un précédent article ce même sujet. (Cf. article ici). Cette conférence date de 2006 mais son contenu n’a rien perdu de sa véracité, de sa pertinence… comme quoi le sujet est épineux et suscite comme il a suscité bien des interrogations et dilemmes.

Cette planche nous plonge dans l’histoire de la tradition maçonnique…

Lamech

Téléchargement ici : conference20060916

INTO THE WILD
6 décembre 2010, par lüng tâ   [retour au début des forums]


…………………………………..Into the wild………………………………………..

Métaphysique, Connaissance et Morale
6 décembre 2010, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

INTRODUCTION

Kant définissait La persistance de l’interrogation métaphysique comme un besoin irresistible de la raison de tout comprendre jusqu’à l’inconditionné ; mais il est, selon moi, non pas un besoin de la raison, car la raison en tant que telle est sans besoin, ni désir (comme le disait Pascal), mais plutôt de l’ordre du désir de toute puissance et de sécurité face aux limites du savoir et à la peur de l’inconnu qu’elle génère ; peur ou mieux angoisse que ce désir tente de com-penser magiquement par le recour à un langage métaphysique rationalisé fondentalement magique des arrière mondes, du principe premier anypothétique, de la substance ou de l’essence etc.

Or ce langage, bien que vécu comme psychologiquement nécessaire, est incapable de produire des connaissances objectives validées par l’expérience ; il produit donc, en tant que prétendue connaissance, des illusions qui sont ou peuvent devenir autant d’obstacles épistémologique aux développement et à la production des connaissances scientifiques, bien que parfois il accompagne au moins provisoirement le désir de connaître autrement, comme un échafaudage peut servir à construire un mur qu’il faut ensuite dé-construire.

La légitimité de la métaphysique réside donc dans sa capacité à produire non des connaissances mais des visions du monde et de la vie à finalité éthique universellement compréhensibles au regard de l’expérience subjective humaine en général avec cette limite que cette visée ne relève pas, contrairement à ce quelle prétend, de la vérité mais de la production de propositions prescriptive (normative) de la vie humaine, propositions infiniment discutables au regard de l’expérience désirante de chacun dans la réduction de la souffrance et sa recherche de la joie.

La métaphysique est toujours une morale qui se prétend une description de l’être ; elle est une morale (devoir être) déguisée en vérité (ce qui est) pour la fixer abusivement en la présentant comme l’expression d’une réalité nécessaire supra-expérimentale. Nietzsche ne sort pas de la métaphysique car il reste animé d’un projet prophétique qu’il considère, qu’il le veuille ou non, comme une vérité supérieure à l’expérience. Je demande seulement que la métaphysique avoue ce qu’elle est : une morale et rien de plus. Et qu’elle renonce à confondre le bien et le vrai (il n’y a pas de vraie morale). Mais alors son évaluation ne serait plus métaphysique mais psychologique ou politique (est-elle efficace dans quelles conditions et dans quelles limites et pour qui ? - vaste question).

S R

...

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
29 novembre 2010, par lüng tâ   [retour au début des forums]

un aperçu de la vérité
- 31 octobre 2006, par Bill
- un aperçu de la vérité

Ce terme revient dans plusieurs posts et plus particuliérement dans celui de ma BAF (comprendre Bienveillante et Agréable Faber) :

La Vérité ? Quelle Vérité ? Quelles vérités ?

Y-a-t’il plusieurs vérités ?

Je vous livre ma reflexion sur ce mot :

Les Francs-Maçons ont toujours respecté trois principes dont un est la Vérité.

Nous estimons que ces 3 principes sont une voie d’accomplissement de notre vie au niveau le plus élevé. Nous recherchons la Vérité en nous astreignant à un niveau élevé de morale, que nous espérons atteindre dans notre vie même.

Pour illustrer à quel point la prétention de connaître la vérité est illusoire, et à quel point le jugement personnel peut déformer la réalité, j’ai choisi une petite allégorie sous la forme d’un compte soufi .

"On avait parqué un éléphant venant de l’Inde dans une étable obscure. La population, curieuse de connaître un tel animal se précipita dans l’étable. Comme on n’y voyait guère à cause du manque de lumière, les gens se mirent à toucher l’animal. L’un d’eux toucha la trompe et dit :
- Cet animal ressemble à un énorme tuyau !

Un autre toucha les oreilles :
- On dirait plutôt un grand éventail !

Un autre qui touchait les pattes, dit :
- Non ! Ce que l’on appelle un éléphant, est bel et bien une espèce de colonne !

Et ainsi chacun d’eux se mit à le décrire à sa manière. Il est bien dommage qu’ils n’aient pas eu une bougie pour se mettre d’accord."

La vérité est une notion humaine, cette dernière est donc personnelle, chaque individu possède sa version d’une vérité. Lorsque des individus communiquent, par n’importe quel moyen, chacun expose SA vérité aux autres. Et c’est de l’adéquation de NOS vérités que naissent nos différentes vérités communes.
Le vrai est une croyance de l’homme, basée sur des faits empiriques, religieux ou scientifiques. Cette qualification implique celle de réel et d’imaginaire.

Dans la culture occidentale, deux principes s’opposent dans l’analyse du vrai : le réalisme (Aristote) et l’ idéalisme (Platon).

Pour Aristote, la vérité, est une propriété des énoncés d’un langage.

Chez Platon, la participation à l’Idée et l’Ascension réglée vers elle, définissent la vérité et constituent le seul modèle de vie et d’existence digne de l’homme.

Dans l’allégorie de la caverne :

les hommes sont semblables à des prisonniers enfermés dans une caverne et immobilisés, la figure tournée vers la paroi opposée à la lumière ; sur cette paroi sont projetées les ombres d’êtres allant et venant, circulant sur une route en contrebas. Les prisonniers prêtent à ces ombres une réalité qu’elles ne sauraient avoir. Quel est alors le chemin vers la vérité ? => La sortie du prisonnier hors de la caverne ! Quand il contemple non plus les reflets ou les ombres des choses, mais les choses elles-mêmes, alors il abandonne le monde des apparences pour le seul monde vrai, celui de l’Idée, de la réalité éternelle.

Il n’y a pas de vérité maçonnique mais seulement une démarche basée sur le symbolisme qui nous incite à voir différemment la réalité du monde. Si nous voulons en savoir plus, à nous de progresser, le secret crée le vide, le vide incite à la découverte, la découverte provoque notre progression et sublime notre vérité intérieure. C’est l’essence même de la démarche maçonnique. Comme nous le montre le fil à plomb ou perpendiculaire qui symbolise la recherche de la vérité dans les profondeurs où elle se cache, ainsi que l’élévation des sentiments vers les hauteurs.

Je finirai par une citation : ZOLA Emile, Correspondance, à Louis Ulbach,

"Une société n’est forte que lorsqu’elle met la vérité sous la grande lumière du soleil."

A bientôt

Bill

La troisième voie : Ce qui est vrai est vrai
25 novembre 2010, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

Chair candide, j’entends résonner la musique des sphères :

- ô cœur de la raison vibre la raison du cœur - et des désirs (objectivons éros pour s’accorder).

Permets-moi de jouer ton esquisse sur une autre harmonique

Je te cite

La raison critique me pousserait à penser qu’à moins de faire l’expérience moi-même je ne peux rien avancer...

Le comble de la raison critique c’est qu’elle me conduit nécessairement à une subjectivité et donc au fait qu’il existe bien une vérité pour tous et qu’elle est différente pour chacun...

(…)

Accordons les violons et laissons parler l’archet.

la raison critique me conduit nécessairement au comble de l’objectivation : au fait qu’il existe bien une réalité pour tous et qu’elle est différente pour chacun...

Il me plait de penser, cependant, que ces réalités se construisent à partir de l’expérimentation du monde (objectivisation) : à partir de nos propres sens et constructions mentales (subjectivisation) et volition. Par conséquent ces réalités personnelles ont quelques champs de recouvrement et c’est dans ces points commun qui nous rassemblent que l’on peut certainement parvenir à une volonté qui, si elle est universelle, ne peut faire autrement que de prendre en compte la réalité de chacun... Encore faut-il parvenir à considérer l’étant en soi, et distinguer l’autre et sa réalité non pas comme une contradiction à sa propre ainsité mais comme condition (et résolution) : proposition subsumante.

Point de dogme imposé ou de morale qui nous enchaine. Simplement l’ainsité de ce que nous sommes chacun l’un dans l’autre : de ce qui nous relie tous en tout. Les croyances, religions mythes, symboles, ne sont dans leur révélation que des questionnements ou formalisations à ce en quoi nous cherchons résonnance, c’est à chacun d’entre nous de les expérimenter ou non pour se (re)connaitre :

- en éros en toute objectivité avec la raison au coeur des chairs (en partage) pour agir

- en thanatos avec la raison du cœur en toute subjectivité afin de nous révéler à la responsabilité de l’engagement qui nous incombe...

sourire

Depuis l’aube de l’humanité Li et Shi semble subsumer toute conscience pour donner (un) sens à l’existence… Principe et phénomène subsidie(nt) à la vacuité l’action (volition) de notre ainsité.

- de l’être dans son action jusqu’au retour élément_terre la conscience ne peut qu’apprendre à se détacher de sa condition pour retrouver la vacuité de toute chose en soi et dans le non sens de toute chose donner sens à son engagement.

gardons-nous

et

re_gardons-nous

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
23 novembre 2010, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

"Le chamanisme est une certaine vision du monde. Le monde est perçu comme un tout, animé par de multiples forces. Chaque partie de ce tout ayant un impact sur le reste. Ainsi l’homme fait partie de la nature, de l’univers. Selon la conception chamanique l’être humain doit respecter la création (ce qui lui échappe mais qu’il formalise et objectivise) et agir de façon à respecter l’harmonie universelle. Il en résulte que l’homme doit respecter la nature comme sa propre mère et non l’asservir à des besoins égoïstes." Joan Pinchu

Pour le chamane, qu’il soit africain, eurasien ou amérindien l’essence divine (le principe universel) réside dans toutes les créatures vivantes, animales et végétales. Il connait le pouvoir des plantes et sait les utiliser comme alliées pour voir au-delà des sens...

NB : il est à noter que le fonctionnement de ces sociétés était (ou est encore) loin de toute volonté de hiérarchiser leur mode de vivre ensemble - bien que différentes séparations des tâches fûssent pratiquées dans l’organisation du travail de subsistance.

bonne lecture

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    1er décembre 2010, par
    lüng tâ   [retour au début des forums]

    > Le Temple de la Nature
    15 septembre 2006, par fabermother
    Bonsoir à tou(te)s,

    Bernard de Fontaine (abbé de Clervaux - fondateur de l’ordre cistercien et protecteur des premiers templiers) a dit :

    Il y a plus à apprendre dans la forêt que dans les livres.

    Cette pensée (je dirai même cette constatation) reste présente en FM. Un des axes de réflexion est la place de l’Homme dans la nature, dans l’univers, dans le cosmos. Sa petitesse et sa grandeur dans sa ridicule petitesse ...
    A côté des outils symboliques de la construction, les Loges présentent aussi à la réflexion la lune, le soleil, la voûte étoilée, la pierre, sans oublier la grenade, l’acacia et, dans certains Rites, le palmier, le lotus.

    On croit le Maçon enfermé dans un « Temple ». Non. Il est libre dans le Temple de la Nature. Plus de plafond, plus de murs. Deux colonnes qui ne supportent rien mais qui symbolisent l’élévation vers le ciel, c’est à dire l’esprit, et aussi l’ancrage à la terre. Tout comme l’arbre qui croît vers le bas comme vers le haut. « Axis mundi » des anciens : l’axe du monde.

    - La Nature est un temple où de vivants piliers
    - Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
    - L’homme y passe à travers des forêts de symboles
    - Qui l’observent avec des regards familiers. Charles BAUDELAIRE

    Douce nuit,

    Fabermother

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    1er décembre 2010, par
    lüng tâ   [retour au début des forums]

    > Les Nomades aux yeux bridés
    - 
10 juin 2006, par Tao

    Le monde est composé de courants de force dans lesquels nous sommes une toute petite chose incertaine, fluctuante. Par quel égocentrisme pouvons-nous imaginer jouer un rôle spécifique dans ce monde ? Nous sommes plus mortels que les arbres, plus nocifs que les loups, nous détruisons et salissons tout sur notre passage. Apprenti, nous avons expérimenté le silence, au passage de compagnon, on nous a présenté les deux sphères... cela nous lie au chamanisme. Laissons-nous aller la perception de la beauté du monde, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, laissons le vent entrer dans notre esprit, l’ivresse nous donner cette autre perception du monde... peut-être avec la FM, peut-être sans. Mais il me semble que nous avons dans notre symbolisme tous les ingrédients nous permettant d’appréhender ces courants de force, cette énergie jaillissante. Il y a quelques milliards d’années le monde bactérien existait déjà ... et dans quelques siècles, il est fort probable que l’homme sera définitivement disparu noyer dans ces déjections. Il reste encore quelques peuples qui allient sagesse, force et beauté ... alors !

    > Les Nomades aux yeux bridés

    - 11 juin 2006, par Fabermother

    Qu’importe le nom du chemin. 

    C’est le chemin qui importe.
    Suis-le sans crainte de mourir.

    Douce nuit.

    > Les Nomades aux yeux bridés
    - 12 juin 2006, par Eléonore

    Oh Tao, ce que tu écris est beau, mais moi j’ai bon espoir.

    L’humanité est toute petite, elle agit comme un petit enfant qui casse pour comprendre.

    (...)

    j’ai confiance en la Terre Mère pour emmener ses enfants vers ce qu’il faut. Elle a toujours su dompter ses enfants et ils se sont finalement toujours plié s et adapté s à ses volontés. L’homme, à mon idée, est en train s’offrir le luxe d’une épreuve qui va l’obliger à faire un nouveau bon.

    Dans ma vision du chamanisme, je crois ressentir :

    - Laissons le vent entrer dans notre esprit, devenons l’Air,
    - Laissons la rivière entrer dans nos veines, devenons l’Eau,
    - Laissons le volcan entrer dans notre coeur, devenons le Feu,
    - Laissons la vie entrer dans nos os, devenons la Terre,
    - Laissons l’Esprit orchestrer tout cela, devenons Esprit.
    - Et le mythe de la Mort est vaincu.

    A bientôt

    Eléonore

    Avant d’être, nous n’étions pas, et après être nous ne serons plus.
    - Et pourtant, si nous sommes aujourd’hui, c’est que nous étions hier (et serons demain). Mes cellules transportent le même message de vie depuis la nuit des temps, elles me relient à tout ce qui a été , tout ce qui est, et tout ce qui sera
    .

    A ma conscience de leur donner la nourriture qu’elles exige pour continuer leur « négentropique » d’évolution.

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    4 décembre 2010, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]

    A considérer cet avant propos comme prologue à la maïeutique de toute ma déconstruction. Elle est au cœur de mon questionnement sur la position d’Antonio.

    Salutation Respectable

    ...

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
11 novembre 2010, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

Généralité et prolégomènes. Ouvrons donc le débat sur la pensée et le savoir… Du principe de l’universalité : des idées pour penser le fondement de l’universalité des DH : http://www.aidh.org/uni/biblio/pdf/1-3.pdf et http://credh.benar.pagesperso-orange.fr/universa.htm

Puis considérer ce préambule chair candide, préambule à mon questionnement sur le questionnement d’antonio, qui pourrait répondre (at a time) à tes deux autres interrogations.

- De l’Universalité et de l’historicité du savoir.

S R

Quand on parle de l’universalité du savoir, il convient de distinguer l’universalité des concepts philosophique ou visions mythiques qui sont des présupposés, des démarches productrices ou inhibitrices des savoirs et des pratiques techniques et symboliques sur le monde, sur les autres et sur soi, de l’universalité de la validité des connaissances produites.
- La première est celle des grandes conceptions, neuro-cognitives (et linguistiques) du monde et de l’existence humaine qui sont toujours structurées sur le mode d’alternatives binaires qui font qu’un terme implique logiquement son contraire et/ou son contradictoire : mythos/logos éternité/temporalité unité/pluralité universel/particulier, causalité 
aléatoire/finalité autonomie/dépendance appartenance collective/distinction individuelle etc. La hiérarchie entre ces termes, leur valorisation et le choix qu’elle détermine (haut/bas, bon/mauvais, vrai/faux) n’est pas logiquement décidable, elle est le fait du conditionnement culturel, politique et social qui, dans des conditions, techniques, socio-culturelles et politiques données et par le recours à la violence symbolique, (voire à la répression tout court), privilégie, tel ou tel membre de l’alternative dans son rapport à l’autre. Mais jamais un terme de l’alternative n’en recouvre ou ne refoule totalement l’autre, autrement dit ce combat entre les contraires est universel (et là dessus Hegel 
avait raison), il perdure sous des formes mythiques ou philosophiques différentes dans toutes les cultures. (C’est pourquoi il n’y a pas grand sens à parler de la conception grecque de la sagesse par exemple car il y en a au moins deux 
qui s’affrontent plus ou moins, dans les conditions diverses et mouvantes de la grèce antique). Les cultures ne se distinguent les unes les autres que dans leur manières symbolico-rationnelles de combiner et de hiérarchiser les contraires, mais chacune d’entre elles provoque son contraire, même si l’un ou l’autre des contraires apparaît dominer à tel ou tel moment, souvent par l’effet d’une hiérarchisation ultérieure (illusion rétrospective) afin de légitimer une hiérarchie présente (voir christianisme et pensée grecque). Il n’existe pas de culture monolithique sauf par effet d’illusion (et de violence). Il convient donc de ne jamais confondre une culture avec les traits dominants qu’elle met en jeu sur fond du conflit permanent dominant/dominé.
- La seconde universalité est celle des énoncés scientifiques, elle relève de procédures rationnelles et critiques expérimentales, elle est donc un résultat dont les conditions de production sont historiques et la validité universelle 
limitée à un champs de l’expérience objective reproductible, elle détruit l’erreur et déchire l’illusion : un terme l’emporte définitivement sur l’autre : les sciences progressent en rectifiant les erreurs de fait et d’interprétation.

Dans ces conditions, la finalité externe aux processus doit être distinguée de la finalité interne des phénomènes vivants. La proposition d’Aristote, que le monde, comme totalité des phénomènes, est un organisme soumis à une finalité transcendante globale de survie est métaphysique, c’est à dire qu’elle n’est ni vraie ni fausse, elle est hors du champs de la connaissance pour la simple raison qu’elle échappe par nature à l’épreuve expérimentale. 
Si chaque vivant tente d’imposer ses propres fins à son environnement, celui-ci n’a pas pour fin de se plier aux besoins des vivants, fussent-ils des hommes. Cette prétendue finalité globale de la temporalité de la nature et/ou de l’histoire humaine (voir Kant), n’est qu’une projection rassurante du désir humain à ne pas disparaitre dans un environnement éventuellement hostile ou sous l’effet de la violence autodestructrice. 
Par contre la finalité interne aux processus vivants est le résultat immanent d’une causalité en boucle de conditions inter- et rétro-actives. Cette finalité a émergée dans des conditions aléatoires et s’est stabilisée d’une manière dynamique (évolution biologique par mutations accidentelles et adaptative) sous l’effet des conditions aléatoires du milieu, elles même partiellement liées à l’activité des vivants. La finalité immanente des organismes vivants est donc à la fois le produit émergent et une des causes du déterminisme statistique, pluraliste et interdépendant, de la réalité phénoménale physico-chimique, en elle-même aveugle. Seule cette conception est testable : elle peut être affinée, corrigée dans ses descriptions, elle ne peut pas être réfutée scientifiquement (au profit du créationnisme par exemple). Elle est donc 
valide tout à la fois comme condition de possibilité du savoir et comme résultat toujours remanié des découvertes scientifiques qu’elle rend possible. Elle est tout à la fois jugement réfléchissant, idéal régulateur du savoir 
scientifique et jugement déterminant expérimentable (voir Kant : "Critique du jugement"). Entre la conception préscientifique de la connaissance et la conception scientifique, il n’y a pas de symétrie possible : la seconde 
l’emporte définitivement sur l’autre en terme de validité objective : cette alternative est la seule philosophiquement décidable selon le critère de la fécondité : la première est stérile (sur le terrain de la connaissance objective), la seconde est à l’origine d’une évolution historique irréversible de la pensée humaine. 
Mais sous des formes moins testables (à l’époque) car jugement réfléchissant et jugement déterminant ne coïncidaient pas encore, cette opposition préexistait déjà avant cette rupture, dans la pensée grecque par exemple (matérialisme et empirisme antique). Parler de finalité du temps en général n’a donc aucun valeur de vérité, tout au plus métaphorique et psycho-symbolique , et encore ! : elle génère l’illusion dès lors qu’elle se présente comme une vérité, opposable aux sciences. Seuls des processus déterminés peuvent avoir des temporalités finalisées (ex : chronobiologie). Les phénomènes humains aussi, à la différence que les hommes peuvent plus ou moins contrôler les boucles de rétroactions ou d’interactions causales qu’ils subissent et sur lesquelles ils s’efforcent d’agir, par la production historique et consciente et la mise en oeuvre de croyances collectives ritualisées (dont celle de finalité métaphysique transcendante), d’institutions conventionnelles de pouvoir régulatrices, de savoirs scientifiques et de pratiques technique expérimentales etc...

Pour conclure je ferais l’hypothèse suivante : l’athéisme (anti-finalisme) est aussi permanent que le théisme (finalisme métaphysique), mais la modernité l’a rendu nécessaire et indispensable, substituant à la logique aveugle de la conviction et/ou de la vérité celle de la responsabilité, sur le plan éthique, politique et scientifique, tout au moins 
quant à la question des fondements, afin de rendre possible le développement des connaissances et la démocratie pluraliste. 
Pour autant, une régulation athée et libérale du désir, tant dans la vie personnelle que politique, reste à penser philosophiquement...

S R

...

  • La troisième voie
    12 novembre 2010, par
    candide   [retour au début des forums]

    Cher gyro,

    bravo pour ce développement tout à fait passionnant. Je me permets de te faire part de mon point de vue que je ne prends pas le temps d’étayer par des références solides. J’espère malgré tout qu’il apportera de l’eau au moulin de notre échange.

    Il est intéressant de noter que dans la description de l’universalité des concepts philosophiques ou des visions mythiques, tu décrives une structuration basée sur les alternances binaires alors même que tu proposes ce type d’alternance entre deux universalités... Ton discours se situe donc dans la première ? à voir... Je croyais, en ce qui me concerne que l’universalité était universelle...
    Hormis ce clin d’oeil, je note que tu termines sur l’opposition antre théisme et athéisme, qui relève une nouvelle fois de l’alternance binaire de deux propositions apparemment contraires... Mais ces oppositions sont tout à fait logiques et présentes également dans les sciences... Pour marcher il faut deux jambes, l’une dépasse l’autre alternativement pour faire avancer l’ensemble du corps... Mais pour danser, on rajoute souvent un troisième pas qui provoque le balancement. Sur trois pas l’alternance se syncope et tout rentre dans l’ordre d’une mécanique qui est parfois étourdissante de justesse tout en étant insaisissable.
    Immanence ou transcendance ?... Et pourquoi pas les deux. Chacun porte en lui à la fois son propre principe et le germe de sa transcendance qui sont, finalement une seule et même chose. c’est le principe même de la vie.

    • la troisième voie : le propre du savoir
      12 novembre 2010, par
      gyro   [retour au début des forums]

      Chair candide, il semble que je me sois mal fait comprendre. A ce stade de l’exposition je me contente pour l’instant de poser les différentes expressions du principe d’universalité : sur quel(s) objet(s), structure(s) et/ou conviction(s) convenue(s) (et pourquoi) reposent ses fondements, et les modalités de réflexion qui lui sont sous-jacentes - sans prendre parti. Si le fond de ma pensée repose sur l’illusion de toute dualité et l’impermanence de toute chose, là où le bât blesse et que je m’efforce de rester dans l’art de la maïeutique – bien qu’en développant cette réflexion j’en corrèles, tu l’auras compris, le bien fondé dit pragmatique et convenu de toute conviction, foi et métaphysique au psychologique comme objet du savoir anthropologique. Du propre du savoir… d’où de l’universalité et de l’historicité du savoir.

      1) Si un terme implique psychologiquement (structure cognitive) son contraire : pour faire usage du principe de non-contradiction il faut penser ensemble les deux contraires avant de choisir entre eux par un acte de réflexion (et un effort contre la pensée spontanée confuse et irrationnelle) ; nous savons d’autre part que la pensée spontanée symbolico-poétique, voire mythique a tendance à superposer les deux contraires, voire à les fusionner (double nature du Sauveur ?) pour la raison qu’elle exprime nos désirs et que ceux-ci sont toujours ambivalents et contradictoire (le beurre et l’argent du beurre ! l’homme et dieu, le mort vivant, la chair et l’esprit, etc..). Nul besoin donc d’un tiers (exclu) pour passer de l’un à l’autre des contraires puisqu’ils coexistent dans la pensée première avant l’usage du principe logique et rend cet usage possible sous la contrainte de l’expérience.

      2) Sur le plan du savoir, je considère que la métaphysique n’est pas une science. Je reprends à mon compte les thèses de Hume et de Kant : Si elle prétend être une science alors elle est sans objet ni référent expérimentables et elle est donc irréfutable et invérifiable, ni vraie, ni fausse : elle ne peut être qu’une illusion transcendantale de l’esprit qui prend pour réel son propre contenu conceptuel en attribuant une réalité objective à ses catégories formelles. L’inconditionné métaphysique correspond peut-être à un besoin de la raison, sûrement à un désir d’absolu et d’immortalité, il est peut-être intellectuellement possible, mais cela ne suffit pas pour qu’il soit réel - or il n’y a de vérité que dans le rapport au réel, c’est à dire à l’expérience, sinon rien ne permet de la distinguer de l’illusion. Ainsi la métaphysique est objet de savoir anthropologique et non savoir et/ou connaissance.

      3) Des propositions métaphysiques peuvent être vécues comme des fondements fiables de l’éthique et de la politique (Dieu existe et ses commandements sont bons, l’homme est libre etc..) ; mais d’une part cela n’est pas logiquement nécessaire : on peut aussi proposer des conception régulatrices pragmatiques, formalisables et logiquement suffisantes (voir théories des jeux) pour réduire la violence et favoriser l’échange et la coopération ; et d’autre part, dès lors qu’elle ne sont pas des vérités démontrables, elles ne sont que des croyances et leur fiabilité ne repose que sur l’accord général (conventions, coutumes etc.) or cette communauté de croyance devient de plus en plus problématique voire impossible dans un monde ouvert et pluriel (l’avortement ou les manipulations génétiques sont-elles des crimes… contre dieu, contre nature ? au nom de quelle métaphysique indiscutable peut-on trouver un consensus universel sur ces questions vives ?). 
Par conséquent, je pense que, nous devons mesurer les effets positifs et négatifs des croyances métaphysiques sur les comportements individuels et collectifs et sur les relations qu’elles génèrent entre les hommes et entre les hommes et leur environnement de la seule manière rationnelle possible : par l’évaluation expérimentale de leurs conséquences. Pour ma part j’ai tendance à me méfier d’une croyance qui se prend pour une vérité absolue transcendantale et plus encore transcendante (en cela elle ne peut être qu’une illusion, c’est à dire une confusion entre une projection du désir et la réalité) ; quand elle prétend fonder et ordonner l’éthique et/ou la politique, elle rigidifie les attitudes au risque d’affirmer un principe malgré son échec - elle substitue la logique aveugle de la conviction à celle de la responsabilité. Si les croyances métaphysiques sont parfois utiles, elles sont souvent stériles et toujours dangereuses. 
Je préfère les croyances éthiques considérées en tant que fictions régulatrices rationnelles soumises à un examen expérimental anthropologique pragmatique.
      4) Une croyance qui n’est pas ritualisée est sans effets sociaux et politiques : peut-on concevoir une religion communautaire sans église et culte ? Toute croyance éthique et politique est donc forcément l’objet d’un rituel collectif qui a pour fonction de la rendre indiscutable et ses effets comportementaux, automatiques. Si déconstruire cette sacralisation est la finalité d’une philosophie critique, celle-ci est donc libératrice des individus et transformatrice des jeux sociaux. Toute tentative philosophique conservatrice devra se justifier par le recours à la métaphysique et la visée d’un absolu extra philosophique : toute métaphysique débouche nécessairement sur une pensée religieuse, ancienne ou nouvelle, ritualisable. Par un paradoxe apparent la philosophie peut être mise au service de la religion : celle-ci tente de se défendre en retournant les armes de la critique contre ce qui la menace le plus : la pensée rationnelle. Comme quoi le combat contre l’illusion religieuse est aussi un combat interne à la philosophie.

      S R

      Répondre à ce message

    • La troisième voie : du principe du savoir
      13 novembre 2010, par
      gyro   [retour au début des forums]

      l’affirmation de ta dernière phrase semble participer de cette résolution d’une finalité acquise : double nature par fusion :

      « Immanence ou transcendance ?... Et pourquoi pas les deux. Chacun porte en lui à la fois son propre principe et le germe de sa transcendance qui sont, finalement une seule et même chose. c’est le principe même de la vie (je te cite) »

      - finitude ? Si chacun porte en lui son propre principe anthropologique (je précise), vibrant en résonnance sur le fil du rasoir de l’existence, traçant son bonheur dans son engagement sur le chemin qui le foule à chaque pas, il ne s’accordera que de façon circonstancielle à la musique des sphères : idées, croyances, esprit/être suprême, absolu : toute transcendance - universel non fondé, objet de conviction et non de savoir.

      notre connaissance est-elle limitée ?

      - Une limite peut-être circonstancielle à son tour, c’est à dire liée à un contexte spatio-temporel et institutionnel du savoir déterminé : il n’y a pas de théorie générale explicative des phénomènes définitive, chacune est validée par l’ensemble des pratiques objectivement efficaces qu’elle rend possible dans tel ou tel contexte expérimental instrumentalisé et technique. Mais il est clair que la prise de conscience de cette limite, en tant que résultat de son impuissance à réduire certaine difficultés ou contradictions entre théorie et expériences peut être la condition de la 
refonte théorique, toujours possible en droit, qui dépassera la limite concernée. Mais cela signifie qu’il n’y aura aucune théorie sans limite et donc que l’évolution de la connaissance est en tant que telle infinie. Les limitations circonstancielles sont donc la condition d’un savoir critique non dogmatique donc illimité dans ses ambitions.

      - Une limite peut être considérée comme absolue, c’est à dire signaler que nos savoirs rationnels et expérimentaux 
ne peuvent, par définition, pas répondre aux grandes questions de la métaphysique : l’existence de Dieu, le liberté humaine, le sens de la vie et de la mort, voire à la question de la vérité ou non des valeurs morales. Car notre faculté de savoir (notre raison dirait Kant) ne dispose sur ces questions d’aucun critère fiable pour distinguer le vrai du faux : ni la logique, ni l’expérience ne peuvent valoir dans ces domaines. Dans ces conditions deux attitudes sont possibles : soit l’on renonce à penser que ces domaines relèvent de la vérité et du savoir et l’on en fait des 
croyances plus ou moins subjectivement efficaces pour donner un sens à sa vie et une valeur sacrée (repères figés) à des valeurs personnelles et/ou collectives ; soit on défend l’idée d’une connaissance supra rationnelle, intuitive, capable de connaitre l’absolu fondateur de toute valeur et vérité - mais il s’agit d’un acte de foi, d’une révélation transcendante, que l’on est dans l’impossibilité de la justifier objectivement à qui ne partage pas ses croyances.

      Mais la pensée humaine (et je n’en connais pas d’autre, à moins de prétendre penser à la place de Dieu - sourire) peut-elle accéder à l’Absolu sans craindre de tomber dans l’illusion dogmatique qui refuse de reconnaître que le savoir est relatif et donc évolutif ? Une connaissance intuitive se réclamant de l’absolu ne risque-t-elle pas de faire obstacle à toute pensée et à tout savoir critiques ? Donc ne risque-t-elle pas de substituer à la réflexion philosophique une idéologie "théologique", argumentant à partir de dogmes indiscutables ?

      S R

      tu parles d’apporter de l’eau à mon moulin :
      - toutes les eaux sont couleur de noyade. si.. si : ö rang - de toute infortune !

      Le bonheur est un engagement… que notre désir d’absolu exacerbe, révélant ainsi l’ubris de l’espérance.

      à méditer dés lors que cette longue introduction vous interpelle.

      ô vacuité

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      • La troisième voie : du principe du savoir
        15 novembre 2010, par
        gyro   [retour au début des forums]

        (lire : d’apporter de l’eau au moulin de notre échange - le possessif serait ici un contre sens à la dialectique que j’expose, il recouvrait une touche d’ironie déplacée.)

        Envisageons un autre angle pour poursuivre cet échange

        Ne sommes nous pas (le) devant nous-même(s) (pas devant qui ou quoi) par notre désir d’être humainement (consciemment) vivants et de transmettre la vie humaine…

        ∂u principe de responsabilité… universalité ?

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        • La troisième voie : du principe du savoir
          20 novembre 2010, par
          gyro   [retour au début des forums]

          La raison n’est pas une faculté : elle n’est ni innée ni universelle dans les faits ; elle est une forme de pensée qui s’est historiquement développée et se développe encore sous la contrainte de la nécessité sélective d’ajuster les interprétations symboliques du monde et de soi à une double exigence : celle d’une plus grande compréhension prévisionnelle des évènements, non-humains, humains ou mixtes (artificiels) et celle de la production et de la mise en oeuvre d’un langage commun permettant l’intercompréhension universelle des humains. Ce sont ces deux impératifs qui définissent l’exigence de vérité dans le domaine de la connaissance et celle de justesse dans le domaine pratique. Cette forme de pensée utilise pour cela les critères de la logique formelle (non-contradiction, identité) et de l’expérience plus ou moins reproductible et instrumentalisée. Ces critères sont susceptibles de remaniements dans leur définition et leur usage, mais, dans tout les cas, ils ont provoqués une double distance critique dans la pensée : celle de la de la pensée vis-à-vis d’elle-même et celle de la pensée vis-à-vis de son environnement extérieur ; Ils ont rendu possible le développement du dialogue argumenté, hypothétique et contradictoire que la philosophie nomme la dialectique conceptuelle, c’est à dire la confrontation des idées générales explicitement définies selon ces mêmes critères afin de mieux comprendre le monde et les hommes pour mieux vivre (la sagesse).

          Ainsi la pensée philosophique s’affirme progressivement contre la pensée religieuse traditionnelle, sinon toujours dans son contenu, au moins toujours dans sa forme rationalisée, critique et argumentée. Elle se veut universelle en droit ou, au moins, tend à se donner cette forme. Cette forme impose de distinguer, l’universel ou, tout au moins l’universalisable, du particulier et la réalité de l’imaginaire donc l’illusion de la vérité. Soyons clairs sur ce point : l’imagination ou production de représentations non réelle susceptibles de résister ou non à l’épreuve de l’expérience et de conduire avec justesse ou non notre action n’est pas illusoire, elle ne l’est que lorsqu’elle prétend rendre compte d’une réalité sans preuve rationnelle suffisante ou qu’elle prétend être universellement favorable au désir de bonheur des hommes sans pouvoir le démontrer d’une manière suffisante. Ainsi une morale rationalisée n’est pas illusoire sauf si elle prétend être démontrée comme nécessaire, ce qui n’est le cas d’aucune morale possible (même celle de Kant), car toute morale repose en dernier ressort sur un sentiment variable dans son contenu expérimental que se soit celui du bonheur ou celui de la dignité, si cette distinction a un sens. Si tant est que la connaissance objective de la nature (le non-humain) soit idéalement possible ; il n’y a pas de morale objective, même la plus rationalisée, pensable, car toute morale est nécessairement subjective.

          La compétence rationnelle induit donc une mise à distance permanente de l’homme par rapport aux contenus de sa pensée et la nécessité de les remettre en question (le doute) pour s’assurer de leur valeur théorique et pratique. Cette mise à distance provoque à son tour l’impossibilité pour les hommes de se confondre dans un grand tout où la nature, les hommes et les dieux ne feraient qu’un et pourraient communiquer par le seul jeu symbolique du langage métaphorique qui associe en permanence des références extérieures et des significations imaginaires provoqués par les désirs (illusion fusionnelle mystique). L’homme, comme sujet ou âme rationnels, se saisit alors comme capable de penser le non-humain par lui-même et de le dominer par son action. Cette position nouvelle de l’homme vis-à-vis de son environnement est au fondement de l’idée de nature (ce qui n’est pas produit par l’homme) et de son opposition avec celle d’artifice (ce qui est le résultat de l’action autonome, culturelle, de l’homme). L’existence et l’action plus ou moins arbitraire des dieux deviennent alors problématiques et sont l’objet d’une interrogation et/ou d’une mise à l’écart sinueuse et progressive au profit d’une mise en cohérence dialectique et progressive d’énoncés conceptuels et expérimentaux de plus en plus rationalisés et formalisés pour expliquer (et agir sur) les phénomènes et les événement (" il faut sauver les phénomènes ", Platon) ainsi que pour poser les règles de la vie bonne personnelle et collective (la sagesse philosophique et la justice raisonnable). Le langage symbolique et métaphorique est de plus en plus reconnu comme l’expression plus ou moins consciente de la seule subjectivité humaine sans aucune valeur de connaissance objective jusqu’à, chez Platon, la volonté (totalitaire) de chasser la poésie et les arts d’illusion hors de la cité ; c’est à dire la subjectivité individuelle et/ou particulière hors du champs de la connaissance universellement vraie et de la politique objectivement juste. La poésie n’est plus en général confondue avec la science ; le mythe devient lui-même poésie à la disposition de l’imaginaire humain ; l’art n’est plus ni religieux ni sacré.

          Pour les philosophes de l’antiquité grecque, sur fond de crise du mythe, de la religion et de la tradition, la nature devient progressivement l’objet de notre connaissance humaine et rationnelle ; et c’est cette connaissance même qui la définit comme " nature " distinguée du surnaturel et de l’humain ; il s’agit pour le philosophe de comprendre " la nature " d’une manière rigoureuse et universalisable pour y reconnaître la place et la fonction de l’homme et poser les conditions de l’efficacité de l’action. Pour ce faire deux attitudes philosophiques (de pensée et de vie) sont possibles : celle d’Aristote et celle d’Epicure les définissent fort bien. La première s’efforce de montrer que la nature est organisée en une totalité logiquement hiérarchisée de parties et de fonctions dont chacune dispose du principe interne de son mouvement finalisé en vue de l’équilibre harmonieux de l’ensemble ; la seconde est celle des philosophes matérialistes qui cherchent au travers de la contingence apparente et réelle des phénomènes de notre expérience des régularités plus ou moins générales et durables, exploitables en vue de l’action utile à la vie heureuse.

          S R

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        • La troisième voie : du principe du savoir
          20 novembre 2010   [
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          Pour Aristote le finalisme global de l’univers rend possible et garantit son équilibre harmonieux malgré les désordres constatés sur le monde terrestre (dus au désordre inhérent à la matière " pure ") : la régularité mathématique du monde céleste rend compte des cycles des saisons et de la vie ici-bas, même si, sur la terre, la régularité globale n’autorise aucun prévision particulière calculable. La finalité de chaque élément sous le détermination de la cause finale qui leur est inhérente contribue à la perpétuation de l’ordre général du monde ; toutes les autres causes, matérielle (de quoi la chose est-elle faite ?), mécanique (d’où vient-elle ?), formelle (qu’est-ce qui la distingue des autres choses ?) sont subordonnées à cette cause finale (en vue de quoi existe-t-elle ?). Cette hiérarchie des quatre causes par ordre d’importance décroissant : finale, formelle, mécanique et matérielle de tout phénomène naturel permet aux hommes de comprendre la nature, avant toute intervention de leur part, comme un cosmos ordonné rationnellement. Elle permet surtout d’affirmer que ce qui existe et perdure n’est pas sans raison pour qui sait (le philosophe) logiquement observer les phénomènes selon les concepts ou catégories universelles de la raison : fin et moyen, cause et effet, principe et conséquences etc.. Observer, classer et ordonner les phénomènes de l’expérience selon les catégories de la raison universelle et en déduire logiquement des conséquences, tel est le travail du savant-philosophe. Il doit s’efforcer d’éviter les contradictions tant dans son discours que dans l’idée du monde que ce discours rend possible ; en vérité, discours rationnel et nature pour ce qui est de l’essence des choses ne font qu’un (le logos) comme l’avait compris Platon : La nature connaissable est rationnelle en son essence et le discours rationnel du philosophe doit être est nécessairement la seule vérité de la nature à laquelle les hommes puissent prétendre, si la vérité est la conformité de ce qu’on dit et de ce qui est, il convient néanmoins de signaler que, pour Aristote, cette vérité échappe au philosophe et à ses concepts généraux en ce qui concerne les choses particulières et l’être en tant qu’être ; les premières sont trop particulières, pour que l’on puisse les connaître par le moyen de termes nécessairement généraux et le second échappe à toute définition conceptuelle possible puisque il faudrait le définir par rapport à d’autres définitions conceptuelles mais que toutes les autres l’implique déjà pour être définies (cercle vicieux). La connaissance philosophique vraie ne concerne que les genres et les espèces ; ce qui revient à dire que les hommes ne peuvent connaître qu’en subsumant le particulier sous le général, l’accident sous l’essence. Un reste, un irrationnel subsiste, inconnaissable : le hasard, l’imprévisible, l’accident inexplicable, sans cause formelle ni finale. Cette contingence irréductible qui caractérise la nature dans le monde terrestre, à la différence du monde céleste, existe réellement et est responsable de la corruption, du désordre et des monstruosités que l’on constate ici-bas. Si la nature est essentiellement cosmos, un certain " chaosmos " est tout aussi naturel - ainsi la nature est bien un mixte d’ordre et de désordre, de nécessité et de contingence, de rationalité et d’irrationalité. Dans la singularité des choses et des circonstances aléatoires qui les font apparaître et disparaître d’une manière imprévisible les hommes éprouve les limites de leur savoir et du pouvoir de leur raison. Si l’intervention arbitraire des dieux (ou de Dieu) n’expliquent rien, car elle peut tout expliquer, alors les hommes doivent raisonnablement renoncer à la vérité et au savoir absolus ; La vérité absolue de la nature est nécessairement impossible parce qu’irrationnelle, seul un savoir progressif empirique et rationnel est possible ; telle est la conclusion ultime du philosophe . Toute autre position aboutirait à la confusion entre l’illusion d’un savoir sans preuves ni critères universalisables et la vérité - confusion qui fait l’illusion même.

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        • La troisième voie : du principe du savoir
          21 novembre 2010   [
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          Mais cette conception raisonnable de l’existence de l’homme vivant réconcilié dans sa nature avec la nature s’affirme sur la base d’un conflit réprimé sinon dénié : le conflit entre la nature raisonnable et idéale de l’homme et sa nature empirique passionnelle, ou mieux, pulsionnelle. Celle-ci, en effet, pousse les hommes à désirer toujours davantage, et pour satisfaire leur soif de plaisirs, de pouvoir et de richesse, à produire et inventer de nouvelles sources de jouissance au delà de la satisfaction de leurs besoins naturels et nécessaires, si bien que la recherche du superflu et du luxe s’exprime par une frénésie de consommation de biens de prestige qui les entraîne à asservir la nature à des fins déraisonnables. La nature de l’homme (et peut-être la nature en général) le porte à transgresser la nature, à la violer.

          Or, l’infini du désir d’être et de puissance est une constante de la nature humaine car les hommes sont, par nature et culture, conscients d’eux-mêmes et de la mort. Ils cherchent alors, par compensation, à se transcender soit dans l’affirmation de la promesse religieuse de l’immortalité salvatrice personnelle ou non, individuelle ou collective, soit par le déploiement de leur capacité propre à dépasser leur finitude présente ; ainsi ils ne peuvent emprunter que deux modes de satisfaction de leur désir d’être : soit la croyance religieuse en un dieu infini salvateur exigeant plus ou moins le renoncement ici-bas à la recherche de l’infinie puissance propre, soit l’inscription de leur valeur (sentiment de la dignité) dans l’action et la maîtrise indéfinie sur le monde naturel (les techno/sciences), sur soi (la sagesse philosophique et l’expression esthétique) et les autres (le pouvoir social/économique, culturel/symbolique et politique/militaire) ou dans des compromis plus ou moins cohérents entre ces différentes pratiques. Placer son idéal de bonheur (de contentement de soi) soit dans un ailleurs religieux ou philosophique soit dans l’affirmation empirique, individuelle et/ou collective, de soi sur terre ; telle est l’opposition radicale entre la culture religieuse traditionnelle et la culture moderne.

          Ainsi la position d’Aristote est contradictoire avec elle-même et avec l’essence historique de notre culture :
          - Avec elle-même : Elle pose la liberté raisonnable contre la liberté désirante, oubliant que l’une n’existe que par l’autre. La créativité et l’initiative des hommes relève, non de la raison, mais du désir ; et celui-ci, même raisonné, ne s’exprime que dans la transgression des normes ou des limites considérées comme naturelles. Affirmer la liberté humaine pour aussitôt la soumettre en elle-même à une prétendue nature finalisée est absurde. La liberté ne connaît que des contraintes naturelles extérieures qu’elle cherche aussitôt, dès lors qu’elle les reconnaît, à contourner ou à exploiter selon les normes et les fins qu’elle se donne à elle-même. La nature ne fait pas norme, c’est la norme, en tant que produite par l’initiative créatrice des humains, qui donne sens aux contraintes naturelles, en tant que conditions objectives de l’action dont cette initiative définit les fins. Il n’y a donc pas de morale rationnelle naturelle possible, à moins d’inscrire la nature dans le contexte d’un commandement divin et nous retournons alors à la conception religieuse traditionnelle dont la philosophie prétend sortir ; toute prétention à soumettre la liberté (comme autonomie) à la nature est l’effet auto-mystifié de cette autonomie elle-même.
          - Avec l’essence historique de notre culture : celle conception de la nature et des rapport que les hommes doivent entretenir avec elle suppose, en effet, que la société tende vers un mode de vie équilibré, optimal et invariant, plus ou moins autarcique, qui exclut la possibilité même de l’expression irréligieuse moderne de la créativité productrice illimitée des désirs humains individualisés soumettant la nature et les hommes aux exigences de la production et des échanges marchands et financiers potentiellement cosmopolitiques.

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        • La troisième voie : du principe du savoir
          21 novembre 2010   [
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          Mais se débarrasser d’une vision transcendante et finaliste du monde ne va pas de soi ; un effort de critique philosophique est indispensable, car, face aux incertitudes et aux menaces consubstantielles du monde moderne et à l’impuissance des individus à se représenter l’avenir, la tentation est grande de recourir aux vieilles recettes mystiques, téléologiques et religieuses, plus ou moins philosophiquement maquillées en conceptions rationnelles, pour redonner un sens à l’existence humaine qui ménage un vague espoir d’être sauvé, sinon par un dieu quelconque, du moins par une morale prétendument universelle des droits de l’homme ou du bonheur que l’on voudrait constituer en recette de la politique mondiale. Penser une relation à la nature dépourvue de toute vision religieuse ou morale préétablie pour contrôler et exploiter au mieux ou au moindre mal, les effets ambivalents sur leur environnement du désir irrésistible des hommes modernes d’affirmer leur être et leur puissance dans le monde naturel et humain, indissociable de leur désir d’être heureux, , nous semble être l’attitude à la fois la plus rationnelle et la plus raisonnable ; elle exige, pour être cohérent avec notre critique de la position aristotélicienne, que l’on fasse le détour par les seuls penseurs qui, dès l’antiquité, récusent les illusions idéalistes et religieuses théo ou téléologiques et réfléchissent sans préjugés sur " la nature des choses " et des hommes : les philosophes matérialistes, Epicure, etc.


          Les philosophes de l’antiquité ont eu l’immense mérite de dégager l’idée de nature de tout contexte religieux de compréhension pour en faire l’objet d’une investigation rationnelle. Aristote tente de penser la nature par elle-même, mais, d’une manière inconséquente, se refuse à la dépouiller de son caractère normatif au nom d’une rationalité qui a tendance à soumettre ce qui est à ce qui doit être, la nature corrompue (matérielle) à la nature idéale (formelle) et, sur le plan de la pensée, ainsi que pour Platon, les jugements de connaissance au jugements prescriptifs (c’est pourquoi, pour lui, la connaissance est par elle-même une sagesse, une pratique du bonheur). Les philosophes matérialistes vont plus loin : s’il n’y a pas de finalité surnaturelle, il n’y aucune finalité globale dans et de la nature ; sans théologie aucune téléologie de la nature n’est rationnellement possible, ce que, en un sens contraire au leur, les philosophes chrétiens inspirés d’Aristote, avait compris pour justifier le dogme de la création divine. Les matérialistes affirment au contraire, quant à eux, que la nature, dès lors qu’elle n’est plus ce qu’elle doit être en vue de finalités préétablies, est ce qu’elle est : sourde, aveugle et dépourvue de toute intention bénéfique ou maléfique.

          - Comment alors rendre compte de l’ordre apparent des choses naturelles, et comment penser les relations de l’homme avec elles ?

          S R

          ...

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      • La troisième voie : Ce qui est vrai est vrai
        15 novembre 2010   [
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        Ce qui est vrai est vrai...

        ...la logique, qu’elle s’en débrouille.

        Cher gyro,

        1. Proposition vraie : - Je te soumets la proposition suivante : Tu existes, et, pour faire bonne figure, on va dire que j’existe aussi. Bref nous existons. Je pense à te lire que tu accepteras cette proposition comme vraie. Nous avons existé, nous existons, nous existerons...
        2. De l’impermanence de toute chose - ... Nous n’existerons plus, un jour. Il y a même fort à parier, au train où vont les choses, qu’un jour, il n’y ait plus aucune preuve de nos existences. En ce cas, la proposition selon laquelle nous avons existé ne peut plus raisonnablement être considérée comme vraie et ne pourra plus jamais l’être dans la mesure ou il ne serait pas raisonnable de penser que des preuves apparaissent alors d’elles-mêmes.
        3. Paradoxe - Donc la proposition future selon laquelle avons existé ne pourra être alors considéré comme raisonnablement vraie alors que nous savons aujourd’hui qu’elle l’est et le sera. Cette proposition ne pourra alors relever que de la croyance alors qu’elle est vraie.
        4. Implication - La vérité existe au-delà de la raison et du savoir critique. Par conséquent la raison n’est pas le seul chemin vers la vérité...
        5. clin d’œil (avant d’être nouveau cil en cieux) - ...Du moins la croyance en une autre voie ne me parait pas déraisonnable ;)

          Candide

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        • La troisième voie : Ce qui est vrai est vrai
          17 novembre 2010, par
          gyro   [retour au début des forums]

          Si logisme… belle tautologie dès lors que tu subjectivises ta conscience.
          - S’il n’y a plus à penser l’être de l’étant, puisque plus d’étant (du principe anthropologique), à te lire, ta résolution est loin d’être démonstrative : plus de conscience qui pense ou qui se pense.

          La réalité du monde phénoménal s’apprécie à l’aune de notre propre conscience qui l’objectivise, et qui en se pensant se subjectivise considérant une cause initiale en sa finalité.

          Toute pensée m’apparaît comme limitée par la logique qui l’exprime ! elle ne peut en aucun cas servir comme expérience d’une finalité à notre entendement. D’où la persistance d’une philosophie critique rationnalisant, à sa mesure, toute idée, toute croyance, toute vérité, proposant de nouveaux concepts, de nouvelles théories critiques, qui portent en eux-mêmes leur propre limite. Seul la connaissance porte en elle, en son expérience, son universalité comme principe. à méditer

          Cf. plus haut : la connaissance est-elle limitée ?
          (…) mais cela signifie qu’il n’y aura aucune théorie sans limite et donc que l’évolution de la connaissance est en tant que telle infinie.

          sourire

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        • La troisième voie : Ce qui est vrai est vrai
          19 novembre 2010, par
          gyro   [retour au début des forums]

          Pour être bien clair : la chose en soi (ainsité) ne peut nous apparaitre comme vraie que si nous en faisons l’expérience et/ou l’expérimentation ; son existence, en l’absence de toute conscience l’objectivant, est du domaine de l’inconnaissable, donc indiscutable : CQFD : ni vrai ni fausse ; envers et contre tout imaginer qu’elle fusse existante en un temps ne fait pas avancer le schmilblick - sauf comme démonstration par l’absurde que tout étant est vrai sans la raison suffisante qui le fonde alors même que sa réalité (en un autre temps) puisse exister sans être fondée - il est irrecevable d’en faire une vérité.

          la réalité de l’existence d’un étant (chose en soi) en un temps T n’a pas valeur de vérité en un temps X sans une raison qui la fonde.

          Toute chose en soi peut avoir existé, (ou exister) sans recouvrir une raison suffisante de vérité. A ce stade cela reste du domaine subjectif de la croyance. En recourant à une raison dans ton exemple nécessaire (nous avons existé(e)s) mais pas suffisante (nous ne pouvons nous savoir existant si nous n’existons pas)

          ...

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          • La troisième voie : Ce qui est vrai est vrai
            20 novembre 2010, par
            Candide   [retour au début des forums]

            La vitesse de la lumière est de 300000km/s dans le vide,
            Vérité objective ? croyance ? spéculation ? Proposition raisonnablement vraie ? point de vue subjectif ? pure incantation ?

            C.

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            • La troisième voie : Ce qui est vrai est vrai
              21 novembre 2010, par
              gyro   [retour au début des forums]

              Scientifiquement (et ce n’est pas mon domaine) on parle de limite de précision de son observabilité dans nos modèles de référence.
              - je te renvoie à des sites spécialisés - tiens moi au courant...

              sourire

              Répondre à ce message

              • La troisième voie : Ce qui est vrai est vrai
                23 novembre 2010, par
                Candide   [retour au début des forums]

                Suite et fin
                ...
                Consulter un site ne me servirait à rien et si tu avais répondu au lieu de faire une pirouette, je n’aurais pas été plus avancé...
                La raison critique me pousserait à penser qu’à moins de faire l’expérience moi-même je ne peux rien avancer...

                Le comble de la raison critique c’est qu’elle me conduit nécessairement au subjectivisme et donc au fait qu’il existe bien une vérité pour tous et qu’elle est différente pour chacun...

                Il me plait de croire, cependant, que ces vérités se construisent à partir de l’expérimentation d’un monde réel et a partir de nos propres sens qui sont à priori constitués de façon similaire. Par conséquent ces vérités personnelles ont quelques champs de recouvrement et c’est dans ces points commun qui nous rassemblent que l’ont peut certainement parvenir à une Vérité qui, si elle est universelle, ne peut faire autrement que de prendre en compte la vérité de chacun... Encore faut-il parvenir à distinguer l’autre et sa vérité, non pas comme une contradiction à sa propre vérité mais comme une proposition supplémentaire.

                Point de dogme imposé ou de morale qui nous enchaine. Simplement la vérité de ce que nous sommes chacun et de ce qui nous relie tous. Les croyances, religions mythes, symboles, ne sont dans leur révélation que des propositions, c’est à chacun d’entre nous de les expérimenter ou non avec, non pas avec la raison, mais avec le cœur.

                dixi

                Voilà, je ne reviendrai pas déborder sur sujet.
                Merci de ces échanges qui m’ont permis d’établir des conclusions dont je viens ici d’exposer l’esquisse.

                Répondre à ce message

                • La troisième voie : Ce qui est vrai est vrai
                  27 novembre 2010, par
                  gyro   [retour au début des forums]

                  >A esprit libre, Univers libre...
                  - 25 juillet 2006, par Cobravif

                  Quatre hommes discutent de la subjectivité, autour d’un feu. Un cinquième, propriétaire des lieux, les écoute et se joint à leur conversation.

                  Il dit : - Vous voyez cette grosse pierre, croyez-vous qu’elle se trouve à l’intérieur ou à l’extérieur de votre esprit ?

                  Un des hommes répond : - Du point de vue de notre philosophie, toute chose étant une objectivation de l’esprit, je dirais que cette pierre est dans mon esprit.

                  - Ta tête doit être très lourde, conclut le propriétaire.

                  Répondre à ce message

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
24 octobre 2010, par gyro   [retour au début des forums]

Tradition et modernité… (ou) de l’enjeu politique.

Les sociétés occidentales se reconnaissent comme démocratique dans leur respect des droits de l’homme et du citoyens, c’est à dire fondent la légitimité des lois et des décisions non pas seulement sur la décision majoritaire mais sur le respect garanti de ces droits, c’est à dire des libertés fondamentales de penser, de se réaliser, et d’agir par soi-même. Ceci implique que les décisions politiques, les lois, etc. doivent être justifiées en raison pour une majorité de citoyens qui ne partagent pas les mêmes convictions religieuses ou philosophiques au regard de ce qui peut être mutuellement avantageux ou favorable à leur droit universalisable (sans violence) au bonheur personnel (que je n’appelle pas le bien commun qui s’apparente a une croyance communautariste illusoire, transcendante ou/et idéologique, dans nos sociétés pluralistes, et dangereuse car potentiellement totalitaire).
- L’invocation au sacré, plus ou moins insidieusement, prétend soumettre le profane (le politique à une vérité (sourire !) supérieure à l’homme et au citoyen, indiscutable et à laquelle il convient de se soumettre sans condition (c’est à dire aveuglement) Le recours au sacré tend logiquement, dans une société pluraliste, à produire du fanatisme et de la violence religieuse et/ou (infra) politique, à soumettre la politique à la religion. Le sacré en politique est par nature un trouble à l’ordre public démocratique et (donc) laïc. Ce qui conduit à la raison philosophique car la philosophie est née de ce constat que la démocratie et la sophistique rationalisée qui l’accompagne nécessairement, et qu’il est temps de réhabiliter, sont incompatibles là ou règne du sacré en politique.

Le pensée philosophique et critique est née de l’exigence de se comprendre et de se mettre d’accord pour vivre selon des règles communes universalisables par delà les convictions religieuses en crise (dès lors que leur prétention à l’hégémonie est contestée ou (auto)destructrice). La philosophie est née d’une crise du sacré et de la nécessité de penser, sinon résoudre, les conflits selon des catégories profanes universalisables afin de trouver des compromis mutuellement satisfaisants en vue de poser les conditions politiques et juridiques (voir économique et sociales) d’une paix civile durable (exigence aujourd’hui étendue à la planète entière !). Cette réflexion passe nécessairement par une phase sceptique, c’est à dire par une mise en doute radicale de toutes les croyances et parmi elles de celle qui commande toutes les illusions violentes : celle de la vérité ou de la valeur absolues d’énoncés ou de commandements considérés comme intangibles et divins (à l’exclusion de présupposés contraires). C’est sous cette exigence philosophique de questionnement critique, que le sacré lui-même s’est, dans la culture occidentale, ouvert à la liberté d’interprétation qui l’a progressivement désacralisé pour permettre la constitution de l’état de droit profane et démocratique. Donc le recours au sacré est philosophiquement une régression de la pensée vers un pensée anti-libérale et pré-philosophique (disparue, sauf sous le forme d’une nostalgie impuissante pseudo-critique de la modernité) que nul ne peut aujourd’hui invoquer sans faire courir le risque de mettre en cause les fondements mêmes de notre culture, esthétique, éthique, scientifique et politique et sans autre effet que de légitimer des pratiques totalitaires. Que la modernité soit conflictuelle est une évidence d’autant qu’elle trouve sa vitalité et son essor dans le conflit qu’il lui faut aujourd’hui tenter de gérer pacifiquement pas le recours à la logique et à l’expérience universalisable des hommes, toutes races, sexes et traditions religieuses et nationales confondues.

S R

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    21 novembre 2010, par
    gyro   [retour au début des forums]

    La question de la nature humaine est et reste la question première et ultime de la philosophie : le " connais-toi toi-même !" de Socrate et la question " qu’est-ce que l’homme ? " de Kant constituent une seule et même exigence fondamentale de la pensée pour essayer de mieux vivre, plus libres (en qui ?! et de qui ? de quoi ?) et plus heureux (à définir)

    Mais les philosophes se sont divisés sur la question de savoir si et comment l’homme transcendait la nature en son être et si sa nature était ou non nouménale.

    Précisons les termes : tous les hommes s’accordent à reconnaître qu’ils ont un corps (mortel) et qu’ils obéissent à ce titre à leur nature biologique selon des modalités partiellement déterminées par les lois de leur espèce ; mais ils se distinguent des autres animaux par leur capacité à penser et à se représenter et le monde et eux-mêmes grâce au langage articulé et à vivre selon des lois morales et politiques qui ne leur sont pas imposées par leur nature biologique mais par eux-mêmes selon des considérations individuelles et/ou collectives plus ou moins variables sur le bonheur et le bien-vivre ensemble. Cette capacité semble constituer la liberté ou l’autonomie humaine par rapport à la (leur) nature biologique. Mais certains philosophes, les transcendantalistes comme Platon, utilisent cette capacité pour faire de la pensée et des valeurs qu’elle produit ou reconnaît une réalité transcendantale qui autoriserait les hommes à croire qu’ils peuvent être divins et immortels ; c’est à dire échapper à la nature biologique qui s’exprime par le jeu des tendances et des besoins de et dans leur corps ; les hommes seraient par nature des êtres essentiellement spirituels ; leur corps biologique ne serait qu’un phénomène plus ou moins malheureux qu’il conviendrait de réprimer, de surmonter ou de sublimer en le maîtrisant et en le soumettant à leur âme proprement spirituelle (et immortelle). D’autres au contraire, les immanentistes comme Epicure et Spinoza, refusent cette dualité de l’âme et du corps et considèrent que la pensée est soit le produit spécifique de l’espèce humaine tout à la fois biologique, parlante et sociale et/ou soit l’expression idéalisée plus ou moins autonome de son corps indissociablement biologique et symbolico/social. Se poser la question de la nature de l’homme revient donc à nous interroger sur le problème des relations entre la pensée et le corps et, sur celles, dans la pensée, entre la sensibilité comme capacité à éprouver des sensations " extérieurs " et des émotions " intérieures " et la raison comme aptitude à réfléchir sur notre expérience externe et interne par concepts logiquement articulés et socialement codés et/ou validés.

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
14 octobre 2010, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

Si,
« Le désir est l’essence de l’homme »...(Spinoza)
et « L’âme est l’idée du corps »...(Spinoza)
- « Nous ne savons pas ce que peut le corps »...(Spinoza)

« Tout homme que la raison conduit désire pour les autres ce qu’il désire pour soi-même » (Spinoza)

le corps de la tradition serait désir d’ordre et sa chair malléable à son désir ...

des inspiré(e)s ...

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    19 octobre 2010, par
    gyro   [retour au début des forums]

    Hors de toute transcendance - pesant dieu comme principe ordonnant le biologique -, la modernité pèse l’immanence de l’ainsité et recherche l’équilibre en son principe même comme (de) tout phénomène.

    La tradition, si elle ne s’aveugle pas, est en soi toujours ouverte - de l’impermanence de toute chose.

    "Prendre tout homme en soi même et en autrui toujours en même temps comme fin et pas seulement comme moyen de son action". Kant

    ∂e la chair à l’esprit de la chair

    ∂e l’esprit de la chair à la peau easy de la vie

    ∂e la peau easy de la vie... ô lyrisme de l’instant partagé

    ...

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    5 décembre 2010, par
    gyro   [retour au début des forums]

    Le corps pensant.

    La métaphysique est par essence idéaliste. Cet idéalisme est fonctionnel : il s’agit, contre l’expérience la plus courante comme la plus rationnellement élaborée, de sauver l’hypothèse de l’indépendance de la pensée par rapport au corps pour préserver à tout prix (au prix de la rationalité expérimentale) la croyance qui est au cœur de la métaphysique qu’elle soit religieuse ou philosophique. La croyance en un déterminisme (un absolu, une origine, une cause (dieu, g.a.d.l.u, grand esprit) et une finalité, et l’immortalité, par delà la décomposition du corps indiscutablement mortel. C’est pourquoi cette question des rapports entre la pensée (qu’on l’appelle âme ou esprit) et le corps est, depuis Platon, centrale dans l’histoire de la philosophie. Elle est le noyau dur de l’illusion métaphysique.
    - Toute déconstruction de la métaphysique exige qu’on lui fasse le sort qu’elle mérite : la mise à nu de son irrationalité radicale. Irrationalité que très honnêtement reconnaissaient Pascal comme Bergson* : seules, pour ces deux auteurs, en effet, l’expérience mystique ineffable et/ou la foi religieuse suprarationnelle pouvaient « justifier » l’immortalité et la transcendance de la pensée par rapport au corps.

    L’expérience objective (rationalisée et reproductible) et subjective dément tous les jours, en effet, l’affirmation que la pensée soit indépendante du cerveau ; que ce soit l’expérience clinique, ou l’observation de activité neuro-éléctrique et neuro-chimique de celui-ci. Il n’y a pas de pensée désincarnée, ce qu’admettent d’ailleurs certains chrétiens qui font de la résurrection du corps et de l’âme la définition du salut ; au prix, il est vrai, d’une transsubstantiation du corps en corps glorieux, sans désirs corporels, ni souffrance, c’est à dire en corps purement spirituel tout en restant corporel sans avoir ni les attributs (sexuels ?) ni les fonctions, ni les besoins, ni la sensibilité, ni la finitude du corps mortel ; comme dit l’autre (Luther) : « seule la foi sauve ! » - sourions.
    Sauver la croyance quant au déterminisme et à l’immortalité… nous le savons depuis Epicure, c’est commettre une faute contre la raison et l’expérience, sauf à disqualifier la raison (et cette position a le mérite de la cohérence) pour les besoins de cette cause. L’expérience nous apprend d’autre part que le pensée (et le cerveau, comme partie intégrée et intégrante du corps), sont constamment reliés à la sensibilité corporelle ; elle en est l’expression active : De nombreux troubles psycho-neurologiques montrent que sans expérience indissociablement pensée et corporellement vécue du plaisir et de la douleur, de la joie et de la tristesse, la pensée perd toute capacité à poser une intentionnalité, une signification et un jugement sur quoi que ce soit. En cela la pensée n’est pas dans le corps comme un pilote dans son navire (ce qu’admet, non sans difficulté par rapport à son dualisme, Descartes) car elle participe (en un sens platonicien retourné) au corps en acte (qu’il ne faut précisément pas confondre avec un simple automate mécanique)
    Cela ne signifie pas que la production de la pensée (représentations et intentionnalité) et que le fonctionnement du cerveau n’impliquent aucune instance extérieure au corps propre ; mais que le langage, la culture symbolique (eux mêmes produit par l’activité historique de cerveaux interconnectés), les relations aux autres humains, sont par la médiation de l’activité cérébrale, des conditions externes intériorisées car biologiquement intériorisable par le programme génétique de l’espèce humaine et comme disait l’autre : Pas plus que l’on ne peut faire courir un cul-de-jatte sur ces deux jambes (Platon), on ne peut apprendre à un acéphale à parler. Le cerveau ne trouve pas seulement en lui ses programme (logiciels flous) de fonctionnement mais aussi à l’extérieur, mais ceux-ci ne peuvent opérer que dans et par l’activité neurologique du cerveau en tant que partie intégrée et intégrante du corps propre. Quant à la question de savoir comment, c’est aux sciences et non à la philosophie d’y répondre car celle-ci n’en a ni la compétence scientifique, ni les moyens expérimentaux.

    - 
« On ne sait pas ce peut le corps », écrivait Spinoza.

    Nous en savons expérimentalement assez aujourd’hui pour savoir qu’il pense mais pas encore tout à fait assez pour savoir comment. Il est vrai que si l’on admet la position métaphysique de la transcendance de la pensée par rapport au corps, nous n’avons aucun « risque » de le découvrir ! et l’on pourra toujours affirmer, contre toutes les preuves, que la pensée survit au corps ou que le corps peut se transfigurer pour ressusciter comme corps spiritualisé immortel et autre balivernes de la même farine (Spinoza)… mais alors il faudrait, pour que cette croyance fasse autorité, tout simplement interdire la neuro-biologie, voire le recherche biologique tout court (certains intégristes conséquents nous y invitent, et que des dire des créationnistes.

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    5 décembre 2010, par
    gyro   [retour au début des forums]

    De la conscience.

    La conscience est une formation dérivée, dépendante de forces touchant à l’affect, et ne se préoccupe que de l’inessentiel et du futile à la considération de notre engagement. Elle n’apparaît d’abord que dans le cadre du rapport entre dominants et dominés, et répond à la faiblesse humaine du besoin de communication, du rapport à la sensibilité (de ce que l’on appelle l’affectif (du rapport au manque, à l’absence). Un solitaire (prenons le cas de l’autisme par exemple s’en dispense aisément. La conscience est d’abord langage, et celui-ci ne répond qu’à notre besoin d’autrui et de dialogue. On peut admettre que l’homme pense toujours, mais il est néanmoins rarement conscient : il n’a à l’être que dans le cadre étroit et inessentiel de la communication de ses propres pensées. Il n’y a donc pas lieu de diviniser la conscience, issue d’une faiblesse de ce Moi (illusoire) incapable de supporter sa solitude. Issue de la promiscuité et de l’instinct grégaire, elle n’est capable de n’exprimer que des boucles d’association affective et compensatrice.

    Notre ainsité, au contraire, se définit et se saisit par des forces beaucoup plus fécondes qui échappent à cette conscience qui n’est qu’arrangement avec soi-même. Elle est immanente profonde et silencieuse, en son sein Li et Shi (essence et phénomène) ne font qu’ un). Sa vacuité est force vitale (volonté de puissance nietzschéenne : élan de vie), venue d’un fond indifférencié et chaotique asymptotique au principe d’incertitude et de probalité évolutionnelle ; elle est (l’) harmonie et poésie (son bruit de fond résiduel conditionnant son à_venir indéterminé : j’entends son évolution a_déterminé), aux antipodes de la clarté futile de notre conscience.

    Qui parle du quatrième chandelier ?
    - votre engagement …

    Salutation Respectueuse

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    5 décembre 2010, par
    gyro   [retour au début des forums]

    Chair aimable connexion licite sur roc’beau.lautre.net, les cils en cieux en ce vide plein d’interdépendance, connecting things, sans laisser de trace sur les plages abruptes de neige immaculé, culminant à plus de moult kalpa qu’il n’en faudrait pour décourager un âne. mais je m’égare :
    - où en est-il donc votre ti citoyen si incisif dans sa force tranquille ? Sourire . j’hume ô rise - il est tôt. et si tard… hâtivement la nuit a rejoint sa pleine luminescence, et le clair-obscurcit mes neurones lymphe attique, que dis-je : ataraxie balbutiante immersion patente.

    Quand ma conscience se noie en ma conscience, je m’élève sans maitre, si ce n’est mon aigle et mon naja, m’observant dubitatifs jouer le funambule pour éviter de fouler les pas qui me précèdent. je fais des sauts de chat, perché ô dessus de mes ombres rampantes - diablesses ô teint angélique, bariolant la nudité fait mine hymne de notre épure, amantes insolentes, hein ! pudique et… (). je vous abandonne sous rire esquissé. épure tactile des chairs à_vide - des vies dansent- attendant le solstice d’hivers tout proche sous la couette. ô plaisir

    Dites chairs bien silencieuses sachez que vos assaillants d’hivers sont mes amis des T : Transe Tactile se mélant ô vivanT de TouT insTanT Tanné d’étherniTé.

    Dites chairs frères et soeurs en humanité... vos assaillants dits vert sont-ce les silences adamantins de mes immersions quotidiennes ... sont ce ces vides d’absynte luminescente, énergie latente et patente, partout et nulle part, qui trace en nos consciences l’épure même de leur existence

    lien indélébile, intrinsèque, liant l’observateur à ce qu’il observe.

    anyway, nude as a worm, an eagle or a snake,
    chair Tao si la vie en partage était un long fleuve tranquille... ô devoir droit-devoir..., sourire, globalement ça se saurait ; même notre Godesse supra-conscience(r)ieuse, fait mine... hymne ! n’en revient pas, souris, et s’abstient de tout indécence...
    - et si la femme est l’â venir de l’ôm, je dirai en substance que l’ôm est la femme qui s’ignore encor...

    - by the way... localement
    - Quand l’attente s’endort... ô kevala
    - Les Enfants du Silence déploient leur multitude
    - Balayant de leur geste innocent
    - Les affres de la vie diurne
    - Ils sont les garde-fous d’un monde qui s’exécute
    - Et... Par delà le bien et le mal
    - Ils se diffusent en toute chose
    - Dans cette nuit obscure
    - Le rêveur attardé les appelle sans crainte
    - La raison n’entend plus que son lointain écho
    - La multitude se répand
    - Au plus profond de ses chairs
    - Et cette douce respiration - vivifiante
    - Dans le silence infini de toute inhérence
    - ô sunyata - En cet instant qui le fait naître -
    - L ’emporte ! - pour accéder ainsi
    - À un nouvel état de l’être…
    - Vide de sens mais plein de vie,
    - Infiniment plus vrai
    - Dans une existence où Eros
    - Ne se dresse pas en étranger
    - Contre thanathos
    - La vie contre elle-même
    - le monde contre lui-même
    - Et les ôm contre les ôm

    (°...°)

    la conscience d’être soi... le sentiment de l’existence...
    - et son dépassement : la vie qui se vie

    “ IL FAUT PORTER DU CHAOS - vide-interdépendance - EN SOI POUR POUVOIR DONNER NAISSANCE À UNE ÉTOILE DANSANTE ” N...
    - Créer sa liberté et opposer même au devoir le “non” sacré

    Retrouver l’innocence (!?) - l’innocence de l’enfant (!?) - PROBITÉ...

    L’homme est quelque chose qui doit être sur_monté : VOULOIR LIBÉRE...

    Ce n’est plus que de soi-même dont on fait l’expérience.

    Volonté de destruction totale des valeurs communément admises et transmutation de ces valeurs : “Pensée d’abîme…”
    - Radicalité de cette destruction et transmutation : EFFORT SUR_HUMAIN.

    “ Et toi !!! Qui voulait voir le fond de toutes choses, il te faut grimper par dessus toi-même, - plus loin, plus haut, jusqu’à ce que toi aussi tu aies tes étoiles au dessous de toi.

    Oui… Jeter les yeux d’en haut sur soi-même et ses étoiles :

    Voilà qui seul pourrait s’appeler pour moi sommet …

    Voilà ce qui me reste comme mon sommet dernier !

    C’est maintenant seulement que tu vas ton chemin de la réconciliation !
    - SOMMET ET ABîME, tous deux maintenant confondus.

    …<< Ma dernière solitude vient de commencer.
    Je suis devant ma montagne la plus haute et mon voyage le plus long : c’est pourquoi il me faut d’abord descendre plus bas que je ne suis jamais descendu.

    Plus bas… jusqu’au plus profond dans la douleur, plus profond que je ne suis jamais descendu, jusqu’au cœur de son flot le plus noir ! Et alors je m’envolais.

    Mon sage désir criait et riait ainsi par ma bouche - Une Sagesse sauvage en vérité. Et alors je m’envolais, frissonnant, vers des avenirs lointains qu’aucun rêve n’a encore jamais vu : là-bas, vers des lieux où les dieux qui dansent ont honte de tout vêtement … >>

    “ Surmonte toi toi-même en ton prochain.
    Celui qui ne peut commander à lui-même, alors celui là doit obéir.
    Mais qui obéit ne s’entend plus lui-même.”

    " Ô, homme fait attention !

    Qu’a dit le profond minuit ?

    J’ai dormi, j’ai dormi,

    D’un rêve profond je me suis éveillé :

    Le monde est profond,

    Et plus profond que le jour ne le pensait.

    Profonde est sa douleur.

    Le plaisir, - plus profond encore que peine de cœur

    La douleur dit : passe et péris.

    Tout plaisir veut l’éternité,
    - veut une profonde, profonde éternité.”

    Ainsi parlait Zarathoustra.

    gyro ni phare ni balise
    - diable au teint souriant qui travaille tjrs et encor à mourir en vivant

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    14 janvier 2011, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]
    Le Voyage Initiatique du Corps

    Aux Editions Detrad, « Le voyage initiatique du Corps » de Frédéric Vincent

    Voilà un livre original écrit par un jeune sociologue qui relate avec précision ce qui se passe concrètement en loge. Il montre une vérité simple que nul ne veut entendre car elle ne rapporterait rien contrairement à ce que les médias veulent faire vendre.

    Lamech

    Vers une philosophie du lien

    Le monde occidental et moderne s’est toujours méfié de ce qui rapproche l’homme de son animalité, de sa « part du diable », de ses instincts. De ce fait, la modernité a toujours favorisé le progrès moral et rationnel au détriment d’une place légitime pour le corps. Sa logique l’a ainsi conduit à enfermer, à contrôler les corps individuels.

    La suprématie de la raison semble pourtant s’estomper : le corps reprend ses droits au même titre que l’émotionnel ou l’imaginaire. Prométhée s’enlise pendant que Dionysos revitalise le monde. L’homme redécouvre son corps comme objet de consommation, de consolation ou encore de consumation. De plus, l’époque n’est pas avare en évènements rappelant le besoin de reliance corporelle.

    Mais en réalité, que savons-nous concrètement du corps ? Quel rôle joue-t-il dans une société initiatique ? Pourquoi a-t-on toujours privilégié la raison au corps ?

    La Franc-maçonnerie est une des rares institutions qui proposent de vivre une démarche initiatique proche de celle des sociétés primitives. Le but de cette démarche est, entre autre, d’offrir à l’initié des outils permettant une meilleure connaissance du corps. Ainsi, le Franc-maçon apprend à « tailler sa pierre », c’est-à-dire à entrevoir les potentialités de son être corporel : le corps comme moyen de se créer plus libre.

    Editeur : Detrad aVs

    • Vers une philosophie du lien
      15 janvier 2011, par
      gyro   [retour au début des forums]

      « Mais en réalité, que savons-nous concrètement du corps ? Quel rôle joue-t-il dans une société initiatique ? Pourquoi a-t-on toujours privilégié la raison au corps ? »

      il m’appert que ce n’est pas la raison que notre conscience anthropologique privilégie... mais bien plutôt, afin d’apaiser toute peur... toute angoisse... en une dés_espérance(s), notre croyance en l’indicible supra rationalité de toute supra réalité : toute métaphysique religieuse et/ou philosophique, que notre moi illusoire, au détriment du corps et/ou de sa négation, arrime... noue... lie... cheville... cloue... rive... enracine... scelle... comme finalité à notre espérance.

      ∂e la chair à l’esprit de la chair…
      ∂e l’esprit de la chair à la peau easy de la vie…
      ∂e la peau easy de la vie… ô lyrisme de l’instant partagé

      chair nudelifiée en ton tonneau des danaïdes, l’âme zélée en ton ubiquité glorieuse… du silence ô tumulte de la vie, les maux dits, même cils en cieux, s’expriment en prêt à penser bien équivoque en ces temps de rupture dans la continuité... humain... trop humain !!!

      << ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort >> N cp.

      Ambivalence du verbe, des mots… source de toute falcificatio : éros sodomelifiant thanatos - ou le vice versa .

      Quand l’instant se crispe face à l’androgynie de la vie, et que les eaux posées s’affrontent, les énergies deviennent hubris ; et le sens du non respect de l’autre, donc de soi-même, se hiérarchise en conscience ire réaliste (sourire), et le << JEU >> du moment reste… - humain , trop humain ! ô si... la vie qui se vit ncp.

      Tu fuis, loin de nos cathédrales de verre, offerte ô principe de transmutation de toute hein…conscience - immanence subtile de la chair en l’esprit de la chair : vif argent vacuitaire …

      - Le tumulte devrait-il cesser de là même d’où il s’émancipa un jour : du vide à la matière, de la chair d’où il prit conscience pour faire face à la née cécité.

      Nécessité fait loi, dit-on dans les alcôves du temps.

      Riez de franc … maçon, maçonne - donc de notre mastification de nous-mêmes

      Re - gardons nous
      - ludion en suspension dans les eaux ataraxiques de l’épochè, 
 immergé en l’instant qui se << vie >> , instant nous faisant naître en chaque instant, s’éludant hors du temps, loin de toute durée en réalisant l’expérience du vivre sur ce fil invisible : tel un funambule cheminant sur cette illusion qui nous foule à chaque pas, au dessus, au dessous - ni au dessus ni au dessous - du tumulte... tumulte né inductif.

      Et enfin ma question maçon et maçonne confondues : fil, illusion, tumulte, dessus, dessous, en haut en bas, à droite, à gauche, avant après... des mots encor des maux ! Initié, profane, rite, sacré, pureté - sous rire : toujours des maux mis en mots...

      TOA ! comment files-tu bon vent ce désordre vide de sens mais plein de vie : là où le haut est le bas, le dessus : le dessous, et l’initié, toujours profane de la vie : lame ailée sur le fil du rasoir de l’exit stance

      sourire

      Répondre à ce message

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
14 octobre 2010, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

Ce n’est pas le principe ou sa fonction - ô phénomène - qui indique à l’homme le chemin qui le foule à chaque pas, mais la façon dont il la remplit,

ô vacuité ...

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    19 octobre 2010   [
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    Le libéralisme philosophique apparaît au XVII et XVIII ème comme une rupture radicale avec la vision chrétienne traditionnelle idéale de l’homme social : là ou celle-ci pense la sociabilité idéale (bonne et juste pour tous), comme fondée sur un altruisme plus ou moins sacrificiel de soi aux autres, à l’ordre hiérarchique divin, au seigneur, au roi et à Dieu, celui-la pense la société comme un agrégat d’individus-propriétaires de leur corps, de leur esprit et de leur biens, égaux entre eux en droit sinon en fait, dont il faut défendre l’autonomie vis-à-vis des puissances politiques et religieuses et poursuivant leur intérêt propre, qu’ils savent mieux définir que quiconque, dans le cadre de relations d’échange soumise au seul principe régulateur de réciprocité donnant/donnant. (légère digression enjouée : Tout pouvoir collectif ne peux valoir comme légitime (juste et consenti) qu’en vue de définir, de préserver et de garantir leur droit à faire valoir leurs intérêts personnels, dès lors que ceux-ci sont rendus également compatibles par la loi avec ceux des autres, contre qui et en particulier les puissants, fussent les gouvernants, pourraient utiliser leur pouvoir pour les soumettre à leur domination, les voler ou les détruire). Ni Dieu ni maître absolus (sauf pour Hobbes, cas charnière paradoxal, nous y reviendrons) ne peuvent et ne doivent faire que les individus se plient sans conditions à leur volonté ou désir. Chacun ne doit travailler au service d’un autre que si celui-ci en fait autant dans le cadre d’un contrat négociable garanti par la puissance publique. Pas d’allégeance personnelle, chacun ne s’appartient qu’à lui-même. Toute puissance extérieure, qui ne serait pas approuvée et donc déléguée, est illégitime dès lors qu’elle n’est pas une puissance bénéfique aux intérêts mutuels, et non pas communs, de chacun. L’intérêt est, en effet, tout ce qui contribue à la mise en œuvre du droit ô bonheur ici-bas de chacun et non pas au prétendu bonheur collectif de tous qui ne peut être qu’une fiction absurde.

    ...

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    19 octobre 2010, par
    gyro   [retour au début des forums]

    Dans ces conditions l’idée de (modernité) liberté est libérée de la soumission, de moins en moins consentie, à Dieu et à une morale extérieure, voire contraire, au désir humain, c’est à dire au « devoir par devoir » selon la formule de Kant, et tend à se confondre avec le droit de chacun, défini comme naturel, de rechercher son propre bonheur ici-bas.

    • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
      21 octobre 2010, par
      gyro   [retour au début des forums]

      Parler de droit naturel au bonheur, c’est à dire à la réalisation de son désir spontanément indissociable d’être et d’avoir dans le monde, serait donc : inscrire la liberté dans l’immanence de notre nature désirante. Le droit naturel devient alors le fondement du droit civil en l’arrachant au droit divin reçu alors comme un devoir contraignant injustifié, car contraire à la nature sensible de l’homme. La déclaration d’un droit naturel à la liberté du désir serait donc l’affirmation que les individus n’appartiennent ni à une église, ni à une société, mais qu’ils s’appartiennent à eux-mêmes et qu’il sont seuls juges de leurs relations aux autres dans le cadre de contrats volontaires négociables. Ceci veut dire aussi que les droits de l’homme seraient le fondements des droits du citoyen et non l’inverse. L’idée de droit naturel à la liberté ou autonomie est donc opposée à celle d’une nature soumise des hommes à un quelconque ordre transcendant, fusse celui de Dieu (ou de l’état théocratique), pour qu’une organisation sociale soit possible. Mais encore faut-il, pour cela, définir plus précisément cette nature humaine qui est supposée devoir être considérée comme libre par et pour elle-même, et l’usage social qu’il convient d’en faire pour éviter l’anomie sociale et la guerre de tous contre tous. En quoi et pourquoi la nature humaine peut-elle (dite libre) devenir le principe fondamental d’une organisation sociale juste et démocratique ?

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      • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
        22 octobre 2010, par
        gyro   [retour au début des forums]

        Afin de préciser ce qui s’entend par désir à ce niveau d’exposition, pour répondre à une interpellation en privée de ce qui est et reste encore une monologie publique sur ce forum, il se comprendrait par la recherche du bonheur défini comme la satisfaction, plus ou moins durable, produite par la reconnaissance par le sujet conscient de lui-même, de sa valeur personnelle et/ou collective. Posons donc qu’être heureux c’est être content de soi, satisfaire son amour de soi – disons plutôt sa conscience de soi - dans des relations satisfaisantes (c’est-à-dire valorisées et valorisantes) aux autres, eux-mêmes sujets de désir. Se désirer soi-même c’est toujours désirer être désiré par les autres pour pouvoir se reconnaître soi-même en considérant une relation sociale bien entendu.
        - Le désir de pouvoir est une forme d’expression du désir fondamental de l’homme : celui d’être heureux. Qu’est-ce que le bonheur ? 
C’est la satisfaction plus ou moins durable du sujet humain, en tant qu’il est l’être conscient de lui-même, qui cherche à se (re)connaître et se faire reconnaître par les autres comme valeur (dignité, honorabilité, estime de soi, amour de soi etc.). Etre heureux serait tout simplement être content de soi. Le sujet ne peut s’estimer lui-même qu’en se comparant à des valeurs générales et aux autres, soit individuellement, soit collectivement (identification) ; or celui qui occupe une position de pouvoir reconnue et stable peut se croire objectivement supérieur aux autres, d’autant plus qu’il attribut cette supériorité à des mérites personnels validés par des rituels sociaux de reconnaissance (ex : la noblesse du sang, les concours, les promotions etc.) 
Si commander les autres et s’en faire obéir d’une manière durable est la manière la plus immédiate pour le sujet de se prouver sa valeur personnelle par la domination socialement reconnue qu’il exerce sur les autres, il nous faut comprendre pourquoi ceux-ci peuvent l’accepter et comment.

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        • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
          29 octobre 2010, par
          Candide   [retour au début des forums]

          Hum... Pour poursuivre quelque questions. Pourqoui le rapport à Dieu serait-il nécessairement un rapport de soumission ? Qui en a décidé ainsi ?
          D’autre part, Immanence ou transcendance ?
          Enfin, recherchecdu bonheur ou recherche de vérité ?

          ...

          Candide

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          • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
            4 novembre 2010, par
            gyro   [retour au début des forums]

            Le propos de ce fil – NB : conjugué au conditionnel pour l’instant – cherche à se positionner simplement sur l’à-propos déterministe développé par Antonio qui, (en) acceptant et reconnaissant comme fondement même de la démarche spirituelle symbolique et rituelle de la voie initiatique maçonnique - avec ses devises : Ordo Ab Chaos (Transformer le chaos en ordre), Deus Meumque Jus (Dieu et mon droit), Spes Mea In Deo Est (Mon espoir est en Dieu), Laborare Est Orare (Travailler c’est adorer) - la tradition de Foi chrétienne, s’interroge sur le bien fondé d’une modernité de pensée s’arrogeant le glissement vers une libéralisation philosophique de la pensée par la raison qui, passant de l’opératif au spéculatif, s’ouvre à l’enjeu politique des nouvelles sociétés naissantes parlementaires et/ou républicaines.

            Se soumettre politiquement au divin (voir contrib du 24/10 plus haut) n’a rien à voir avec un positionnement laïque, individuel et personnel qui permet à chacun, en conscience, d’explorer sa foi dans une totale liberté de croyance concernant le sens de la vie, une vérité révélée et ses aspirations post mortem, nonobstant SOUMISE à la raison (pensée rationnelle) au vue de l’organisation de la vie de la cité.

            Il est a noté à ce sujet que les discussions d’ordre(s) religieuse(s) et politique(s) sont bannies en loge. Quid de l’émancipation à toute soumission !

            La lucidité qui s’annonce est-elle d’essence nouvelle ? Je ne le crois pas. L’exigence d’une lumière plus vive émane toujours de la vie quotidienne, de la nécessité, ressentie par chacun, d’harmoniser son rythme de promeneur et la marche du monde. Il y a plus de vérités dans vingt-quatre heures de la vie d’un homme que dans toutes les philosophies. Raoul Vaneigem

            Connais-toi toi même disait Socrate…
            - Ni de toi ni de moi implicite explicite Siddhârta au travers des 5 agrégats et la production conditionnée.

            De l’impermanence de toute chose

            sourire

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          • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
            4 novembre 2010, par
            gyro   [retour au début des forums]

            correctif : il est à noter ...

            PS : notons que de tout temps ce sont généralement les peuples les plus démunis qui manifestent leur foi avec le plus de ferveur pour exprimer toute leur espérance. Vous avez dit soumission ...
            - Peut-on être soumis à son espérance ?! ainsi soit-il

            ô plaisir

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          • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
            17 novembre 2010, par
            gyro   [retour au début des forums]

            à considérer : La nature et la règle. dialogue de J P Changeux et P Ricoeur

            L’échange entre J.P Changeux et P. Ricoeur tourne autour de la question philosophique essentielle sans l’aborder de front, ce qui laisse le lecteur une impression de malaise, comme si les deux débatteurs avaient refusé au nom de leur respect mutuel et pour éviter toute polémique entre la science et la foi, d’aller au fond de leur position : l’esprit et/ou la conscience transcendent-ils le corps (tout en s’incarnant en lui) ou bien sont-ils le produit des corps désirants, conscients d’eux-mêmes et socialisés en actes, branchés les uns avec les autres par la médiation du langage symbolique ?

            P.Ricoeur reprend, en une litanie sans fin, le même et vieil argument en faveur de la transcendance de la pensée : le cerveau (partie du corps relevant de la neuro-biologie scientifique) est la condition nécessaire de la pensée mais cela ne prouve pas qu’elle en soit la condition suffisante : conclusion : la philosophie a le droit de poser au nom de valeurs plus hautes (spirituelles et morales) que la pensée a une autre source transcendante révélée (divine ?). Mais il ne le dit pas franchement ; ce serait un aveu de mysticisme qui ferait capoter le débat avec la science donc il se réfère à une transcendance du langage (à l’origine était le verbe ?), ce qui semble faire de la linguistique, la science porteuse d’une exigence spirituelle extra-corporelle et supra, voire anti-matérialiste.

            Quant à J.P.Changeux, ne voulant être que neuro-biologiste et se refusant, à tort, de se prétendre philosophe, il évite à juste titre de pénétrer plus avant dans un domaine de compétence qui n’est pas le sien (la question du langage symbolique et de ses conditions socio-culturelles et psychologiques). Il ne peut, dans sa spécialité, que réduire le langage à sa condition neuro-biologique en signalant la nécessité d’établir des ponts entre les différentes sciences humaines pour tenter de comprendre et de tracer des plans de recherches, voire de connaître l’origine de la pensée consciente ; mais il ne met pas suffisamment en lumière l’exigence épistémologique de ne pas sortir d’une démarche scientifique, expérimentale et critique rationnelle pour connaître les conditions de possibilité et de production de la pensée consciente, ce qui exclut par principe toute prétention philosophique et/ou métaphysique à traiter de ce problème de l’articulation entre ces savoirs du point de vue d’une transcendance spiritualiste inexpérimentable et donc irréfutable, et invérifiable.

            Tout se passe comme si, pour P.Ricoeur, les notions de complexité, d’émergence, de boucles rétroactives, de surcodage fonctionnel de la production de la pensée était au fond irrationnelles dès lors qu’elles mettent en cause l’idée de causalité linéaire, et que, par conséquent, comme s’il fallait introduire métaphysiquement une cause première transcendante et spiritualiste pour comprendre rationnellement que le cerveau puisse penser.

            S R

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      • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
        20 novembre 2010, par
        gyro   [retour au début des forums]

        Les hommes, comme les animaux, éprouvent des besoins physiologiques ; ceux-ci sont des tendances à rechercher des satisfactions dont la finalité est la survie biologique des individus et de l’espèce. Ces besoins sont plus ou moins génétiquement programmé et leur réalisation autorégulée par l’organisme dans le cadre des relations d’échange qu’il entretient avec son environnement naturel et/ou artificiel. Chez la plupart des animaux, y compris supérieurs, l’expression de ces besoins est soumise à l’instinct ; celui-ci est une structure comportementale rigide et répétitive innée plus ou moins susceptible de variations et de recombinaisons acquises par l’expérience habituelle et l’imitation des autres individus de la même espèce. Ce sont ces besoins que les philosophes grecs considéraient comme naturels et nécessaires. Naturels parce que, dans leur forme essentielle, non acquis, permanents et réglés par l’instinct et nécessaires parce que leur satisfaction est indispensable pour survivre : manger, se reposer, éliminer et se reproduire. Or en cela les hommes ne se comportent pas comme les animaux : tout se passe comme si leurs besoins biologiques échappaient, quant à leur mode d’expression, au contrôle de l’instinct ; ils apparaissent comme déliés de leurs finalités biologiques ; parfois même comme en opposition avec elles. ; la sexualité humaine vise le plaisir de l’échange érotique contre la reproduction (la contraception) etc. Les grecs parlait de démesure pour caractériser la sensibilité humaine et Rousseau de perfectibilité pour rendre compte de la faiblesse de l’instinct et de la capacité humaine à acquérir de nouveaux savoirs et comportements visant la satisfaction. Dès lors que les besoins fondamentaux semblent satisfaits, la sensibilité humaine apparaît constituée par des désirs de plus en plus artificiels et superflus. Le plaisir apparaît non plus comme un moyen mais comme une fin en soi et l’invention illimitée de nouvelles formes et de nouveaux objets de plaisir semble désigner les hommes tout à la fois à la violence, à la folie et à la liberté. Cette ambivalence de la sensibilité humaine capable de créer et de détruire définit le désir par opposition au besoin ; au contraire de celui-ci, celui-là est recherche de la satisfaction pour elle-même ; or la plus grande satisfaction réside pour les hommes, en tant qu’ils sont conscients d’eux-mêmes, dans l’affirmation de leur qualité d’être, de leur valeur comparée. Le désir humain serait donc fondamentalement égocentrique et narcissique , mais non pas forcément égoïste. La vanité et la possession illimitée de biens sont, selon Hobbes les passions naturelles des hommes en tant qu’ils recherche toujours à s’affirmer dans leur être, leur puissance et leur valeur.
        Ce désir narcissique, cet amour de soi est produit par la conscience de soi barrée par la mort : chacun cherche à valoir à ses propres yeux et à ceux des autres pour compenser la certitude de la mort, la sienne et celle de ceux qui sont l’objet de son désir d’être, et pour conjurer l’angoisse qu’elle suscite en lui. En dehors de tout exutoire religieux (fantasme du salut infini et de l’identification à l’absolu divin hypostase aliénante du désir d’être par delà la mort), le désir d’être ne peut s’exprimer que sous la forme mondaine et relative de l’amour et de la conscience de soi indéfiniment projeté sur le monde par la domination technique de l’environnement naturel, artificiel et humain et la conscience des autres dans la reconnaissance, le prestige et l’amour humain réciproque. Cette projection prend des formes diverses de l’apparaître, de l’avoir, du pouvoir, de la création esthétique et de l’amour dans les deux directions de l’identité personnelle (distinction comparative) et de l’appartenance collective (identification fusionnelle) diversement voire contradictoirement combinées.
        - Nous pouvons nous représenter les diverses formes possibles du désir d’être des hommes en l’absence de tout dérivatif religieux sous la forme d’un tableau typo_logique synoptique prenant en compte ces différentes caractéristiques.

        S R

        ...

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Et ici et maintenant ?
15 janvier 2010, par Orange   [retour au début des forums]
Pnyx

Immortalité, jeunesse éternelle, oeuvres de l’esprit, symboliques, …

Et ici et maintenant ?

La longévité de la vie ne cesse, depuis des siècles, de progresser. Et si ce mouvement était infini ?

C’est la question d’un sondage iconoclaste trouvé sur Pnyx

Superbement illustré par "Passacaglia della Vita", attribuée à Stefano Landi, et ici interprétée par l’Arpeggiata (Christina Pluhar, Marco Beasley, Johanette Zomer, Stephan van Dyck, Alain Buet).

Ainsi, au XVIIème, Landi disait : "Bisogna morire" ("Il faut bien mourir").

Depuis, la longévité humaine a triplé !

Cette progression linéaire est-elle infinie ? A votre avis ?

  • Et ici et maintenant ?
    20 janvier 2010, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]

    Impermanence, atemporalité de toute chose, oeuvres de la chair, pragmatismes lit_terreau(x)...

    Et ici et maintenant ?
    Que cette nouvelle révolution (en l’an 2010 de tradition chrétienne) autour du soleil soit pour vous un jolie tour de man age

    il faut… bien vivre pour bien mourir.

    Alors que tout contenant inclut son contenu, l’homme chercherait-il à inclure ce qui le contient ?

    Toute progression discursive est-elle infinie ?
    - ainsi s’interrogeait, bien avant la naissance du juif rebelle, un anatolien fors des_instruit(s)

    sourire chair enthousiaste

  • Et ici et maintenant ?
    10 février 2010, par
    el gyro   [retour au début des forums]

    Tradition et modernité...
    - évolution sociale... fragilité et faiblesse de nos sociétés. De la crainte... ô manipulation.

    De la mutation ou du dévoiement de la pensée humaniste en passant du tout sécuritaire au décèlement de la pensée précoce déviante... Comment un ancien grand maitre de l’orient dés_orienté(s) - bizzness man en sécurité et estampillé chercheur es_criminologue- assume-t-il sa franche fratrie maçonnique ?

    - De quelle tradition opérative s’ancre donc la modernité spéculative, chère au grand orient, pour cet ancien apparât _chic ?

    et permettez-moi de vous soumettre mon interrogation : cette progression dialecticienne intrusive et linéarisée au sein de la société civile vous semble-t-elle en concordance avec votre engagement maçonnique ?

  • Et ici et maintenant ?
    13 février 2010   [
    retour au début des forums]

    Peut-on dire d’une progression qu’elle est infinie ? Il semble que non. Elle peut être indéfinie mais elle a obligatoirement une fin puisqu’elle est faite de temps et d’espace. Elle a un début donc une fin, aussi éloignée soit elle.

    • Et ici et maintenant ?
      13 février 2010, par
      gyro guelpar   [retour au début des forums]

      sous rire

      une progression peut-telle être hein.. finie ?

      la suite des nombres premier(s) poursuit une linéarité "progrssive" infinie.

      l’expansion diversificatrice de notre patrimoine génétique - mutation comprise - poursuit une linéarité progrssive infinie.

      Dans un milieu clos l’entropie d’un système annonce sa propre finitude certes, mais dans un milieu ouvert, la néguentopie révèle l’infinitude du vivant ...

      Mais l’uni_vers poursuit-il son expansion dans une a_linéarité atemporelle ?

      Ô vacuité

      Gardons-nous

      et...

      Regardons_nous

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    • Et ici et maintenant ?
      13 février 2010, par
      gyro guelpar   [retour au début des forums]

      et père_mettez-moi de rajouter que, quand bien même toute initiation conceptuelle - saisissement en conscience

      - ∂e la chair à l’esprit de la chair
      - ∂e l’esprit de la chair à la peau easy de la vie
      - ∂e la peau easy de la vie ... Ô lyrisme de l’instant partagé

      Si le combat pour la survie du vivant poursuit exponentiellement, toujours en milieu ouvert, son irrémédiable asservissement... Parlerons-nous de progression hein.. finie ? d’enstase prophétique ? ou de symbiose efficiente ?

      sourire...

      Que le GADLU dans sa vacuité extrême nous élève là, ou le haut est le bas, ici, ou le bas est le haut, ici ou là... en son infini vib ration chaotico_enstasique, particulière et uni vers celle sans temps.

      Poussière d’étoile nous sommes, poussière d’étoile nous demeurons... qui parle encor de temporalité ?

      vibrons... s’entend

      ô plaisir

      Répondre à ce message

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
5 novembre 2009, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

Deux maux ( advisory parental ) pour toi chair Antonio , à qui l’élan cellulaire - et hormonal – trace(nt) le chemin qui te foule à chaque pas. bon généralisons l’épi phénome... aporie du verbe !

bis repetita placem

Où en sommes-nous avec le temps ? et sa tradition séculaire constructrice d’ordre avant le chaos... puis spéculatrice avec son ordo ab chaos pour le chantre de toute infortune : le GADLU

de l’humanisme abstrait : parlant toujours du futur en fonction du passé, jamais du présent comme abîme… de la vie tirant d’elle-même l’énergie de son mouvement.

Cadavres assoupis dans les rêves de toute concupiscence, nous sommes des somnambules volontaires. L’humanoïde… automate en transit, rêve ailé en son humanité, qui sait pourtant qu’il doit mourir, fait tout pour subsidier à la question de sa condition. On l’observe, il s’observe - et ne se trouve en lui que contradiction(s), dérobade(s)… Monstre incompréhensible soumis au déguisement, au mensonge, à l’hypocrisie… Il s’occupe (le plus souvent à se détruire), il se pense, il s’étourdit, et s’aveugle, s’abreuvant du temps qui s’écoule, de tradition(s), de rituel(s), de religiosité(s) - de temps et d’espace sacré - l’installant : de sa propre incompréhension - dite profane -, de son combat à l’encontre de sa vacuité originelle, dans la recherche de la pureté comme fin.

Nous ne vivons jamais… nous essayons de survivre : morts-vivants ou dormeurs agités.
qu’est-ce que l’homme dans l’infini… la géométrie c’est bien, très bien même pour construire nos lieux de culte, nos cathédrales de verre, et nos tours de Babel… et nos tombeaux d’ivoire - je souris à ma propre concupiscence

Puissions-nous vivre – ensemble – , en fraternité universelle, et partager l’instant, cet éternel présent de toute condition, en état de présence réelle. Mais voilà : le présent n’est jamais notre fin. Le passé et le présent sont nos moyens, le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre et, le sacré nous y encourage

Que serait le présent comme fin… Un réveil :
réveil à l’altérité qui nous habite, à la vacuité et l’impermanence de toute chose.

paul.gyro.guelpar le dingue... ou chien fou...
Dingo - à poil l’haineux- arpentant les dérives virtuelles des vallées enneigées de Davos, le bush malien et les pampas vénézouéliennes.
Petit rat_porteur d’images écervelées des directives translationnelles, de conclaves argentiers aux aréopages altermondialistes, en passant par l’hymne à l’aya, avec ses sabots d’argile ô pied nickelé, et ô coussinet plantaire toute griffe d’or - les doigts de ses pattes antérieures gesticulant(s) sans cesse sur son clavier de maître arpenteur des idées fixes d’une humanité enfin réconciliée avec des ori_peaux de dingos ensanglantés et suintant la mort qui se << vie >>... drap : peau de chien(nes) courbant l’échine, ou drapeaux de prière .. - cavalier du vent - lung tâ, réunissant tout (tous) .. le(s) dés_espoirs humains et les croyances ancestrales, méritant l’eau probe plus que toute probe intercession .

l’animal en moa, écervelé en go guette, surgit, et, d’un coup de clavier , conspuant l’irrespect de toute lame ailée, annonce au milieu de la nuit, de son jardin dit vert, en regagnant son havre de paix sur/sous sa couette , que la guerre est dans le coeur des affamé(e)s, celui d’une humanité, que dis-je d’ hominidés en manque de reconnaissance et de pouvoir - et/ou de richesse - ô froncipisse - frontispice - de leur orgueil démuselé ... à quelques kalpas de leur humanité rampante - que dis-je de toute humanité rampante... - se consumant sur le bûsh cher des vanités offert en... ô low cost ! à la conscience humaine.

Cils en cieux, un sourire vient de toucher la pulsation sublimée...

Mon fil à plomb trace les infinies ressenties – je féminise,
phénoménologie cosmo-logique des infinis re-sentis - dés-astre(s) parcellaire(s) qui s’esquisse(nt) en une évidence holiste et tactile dans la voie lactée des origines du << JE >>. Pulsation subtile des chairs extatiques qui se pensent puis s’émancipent des origines fractales, des rayonnements résiduels d’onde de choc qui les composent jusque dans leur subjectivité conscientisée. Non obstant, cette chair "conscientisée" -esprit de la chair-, << MOI >> tutélaire... n’est niillusion ni réalité, il est instant multiple dont la confluence réalise la mesure pour stabiliser en homéostase durable le fait noumène - et quel phénomène... Un << JE >> instrument de mesure de l’existence - vide d’existence propre - analysant puis intégrant l’altérité qui le compose par jeu de relation et d’interdépendance... sorte d’en-ciliation, de battement pedagocosmologique entre l’uni et l’omni, pour enfin sortir de toute dualité être-non-être, et sentir... re-sentir... appréhender et intégrer la vacuité immanante des atomes qui le structure en agrégat évoluant en symbiose efficiente... - enstase prophétique de toute spiritualité bio-organicisée - instrument de mesure à sensation qui mémorise, interprète, jouant entre conscience subjective et réalité entropique.

de l’hyper complexification de la nature simple des choses à la poésie de la vie dans la mouvance de toute d’épureuuuh, le << JE >> réalise son immanence tactile

some words... (just in case )

Ne cherchons pas l’erreur... vain sens – euh... c’est l’leurre que d’oublier l’instant qui se vit

souris...

Bien à toi, bien à vous

Mais qu’elle était donc la question ?
6 mai 2009, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

De l’expérience de la liberté… ( à l’universalisation du respect commun)
- De sa propre libération (de soi-même), il nous appartient de déterminer et de nommer la communauté, le commun, le partage de la liberté, voire l’égalité incommensurable, ô respect de tout un chacun… de tous en chacun, que l’on se propose d’appeler fraternité.

Mais à vrai dire , si je suis… m’exprimer ainsi : reste à naitre de n’être rien (de plus).
- Essentiellement, cette démesure de la liberté, en tant que mesure de l’existence, est commune. Car il est de l’essence d’une mesure – et donc d’une démesure (sourire) – d’être commune.

La communauté partage la démesure de la liberté. Et parce que cette démesure ne consiste en rien d’autre que dans le fait ou dans le geste de se mesurer à rien, au rien, le partage (de la commune mesure) de la communauté est lui même la commune (dé)mesure de la liberté. Ainsi sa mesure est commune, mais non sur le mode d’une mesure donnée à quoi tous se réfèrent : elle l’est sur le mode de la démesure du partage de l’existence. C’est l’essence de l’égalité, et c’est l’essence du rapport (de l’autre en nous-même) - de nous-même en l’autre. C’est aussi la fraternité, s’il faut dire que la fraternité, en deça de toute connotation sentimentale, ( mais non en deça des possibilités de passion qu’elle recèle, de la haine à la gloire en passant par l’honneur, par l’amour, par la compétition pour l’excellence etc.) , n’est pas le rapport de ceux qu’unit une même famille, mais de ceux dont le père, ou la substance commune, au travers de l’initiation, a disparu, les livrant à leur liberté et à l’égalité de cette liberté.

La fraternité est l’égalité dans le partage de l’incommensurable - celle de l’expérience de la liberté.

Liberté, égalité, fraternité… ou comment ne pas diviser.

sourire

Qui donc se connaitra, se reconnaitra en l’autre
- du concept de l’altérité à la vacuité de toute chose.

...

entre la naissance et la mort
22 mars 2009, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

C-line, qqles résonances à ton fil sur TBFM si tu venais à passer par là, en cet espace libre de toute expression, même si je m’écarte du fond du sujet qui y est associé – encor que…

Du rêve ailé... aux apaisements partagés, comment métamorphoser l’impuissance des rêves, (et/ou de toute croyance), qui émane de toute conscience face à la mort, quand l’instant du tragique se mèle insidieusement à l’ineffable réalité de l’impermanence de toute chose, et au non-attachement ultime.

Peu de chance, il est vrai, d’aborder le sens de toute une vie à la porte de notre inéluctable fusion au retour élémentaire - « poussière d’étoile nous sommes, poussière d’étoile nous demeurons. »

Il reste, au demeurant, à l’accompagnant, de saisir quelques résonances qui puissent le révéler à lui-même, rapport à l’imprégnation d’éros en thanatos : élan vital, sens TANGiBLE - si je puis dire, pour mieux définir cette simple causalité instrumentalisant son immarcescible souffrance conditionnée par son propre attachement. Et, de sa distance face à lui-même, se rapprochant de sa propre libération : seule ligne de fuite, en présence - actant de son désaisissement -, embrasser l’imminence de toute impermanence au sein même de sa pulsion de vie.

Appréhender l’ainsité de l’être, et dans l’insolence des chairs (qui se consument), s’exposer à l’immanence de l’esprit de la chair qui, sous la pression de ses flancs suant la vie qui sévit au-delà de toute contrainte, s’affranchit de l’effroi de tout abandon.
- Cavalier du vent se libérant de son souffle dans cette étreinte fugace. Conscience sans temps... instant de vertige vivant à l’heure des infini(e)s ressenti(e)s, où les espaces se creusent... et les silences s’attardent... - sens de l’élan ultime : où, les espaces, qui s’enfermaient sur des rites immuables, s’ouvrent enfin sur les multitudes de plaines s’enchainant aux horizons sans fin.

De piétinements incessants en cavalcades insensées… ébrouement sûr ! – animal… Et de l’ailé réalisation de nos chairs à la fusion propice au retour élément terre, la conscience, plongeant en un dernier sourire dans l’oubli d’elle-même, demeure, par le vécu de son action, un éternel présent dans le cœur de ceux qui l’ont accompagnée. apaisement partagé.

. murmure...

De l’angoisse au questionnement... il ne nous reste finalement dans le galop de l’existence qu’à faire un avec sa cible et apprendre à mourir en vivant

Avec toi

Paul

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
18 mars 2009, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

j’ai eu vent, par quelque délicatesse extrême, chair frère de l’ébauche, que tu avais répondu, en son temps, bien franchement, à certaines de mes contributions concernant la tradition sur le forum de notre chair investie en sens sûr des TBFM… J’en attends le contenu, sous peu m’a t-on assuré
- la nuit étant propice à toutes les convenues sous le manteau - dans ma free-mox.

l’in_opérant

NB :
l’in_opérant est « sans idée », il ne conçoit pas… il traverse.
- Son action est une régulation, son « juste milieu » n’a rien d’une demi mesure : c’est une façon d’être — dédoublé aux extrêmes en s’inclinant vers aucun d’eux. elle ne s’arrête pas, ne se fixe pas, ne poursuit rien, ne prêche rien. Elle s’engage et se retire, elle peut être rapide et très lente, elle évolue selon les situations et les circonstances parcequ’il pense que tout est flux. Process… - simplement. Il s’écoule et ne va nulle part. Là, là-bas, il est là , il sera là-bas… sans cesse le même, et jamais le même, uni-directionnel et multi-directionnel à la fois, il faut correspondre à son immanence en étant comme lui, sens … et non sens . il ne fixe pas un horizon au regard, une essence à la vérité, son unité est celle du tissus commun à toutes choses. Le réel, en lui, est immédiatement là, mais le religieux, le kabbaliste, l’initié aujourd’hui spéculatif, dans les flammes de l’enfer, de la tradition hermétique, de l’athanor, en quête de vérité, de savoir, ou/et de pureté, ne le voient pas. Il faut le réaliser pour le ressentir.

l’in_opérant ne discourt pas, ne discute pas, il procède par allusions. Ni relativiste ni sceptique, ses manifestations sporadiques sont liées par un fil in_apparent continu. Il rappelle que tout est impermanent… état transitoire.
Capter, laisser passer sans mystère, voilà son rythme… il s’agit d’embrasser une globalité passagère : l’ainsi T de l’être né de n’être rien.

sourire chair Ph S

PS : Je suis tombé inopinément ce soir sur un document - du XXI siècle et ses quatre millénaires : l’aboutissement dans la continuité d’une histoire, et son rituel perpétuel : tradition croyance nationalisme – patriotisme !? terre hors isme ? - ARTE tjrs, merci. « Ma première guerre ». L’entrée de Tsahal au Liban, shooté par un soldat-reporter israélien : la vie , la mort, le réel dans le non sens… jusqu’au sens - de l’effroi… Les pensées, l‘éprouvé, le subi, le lâcher prise et la peur tjrs, et la mort qui se vit. Du potentiel pour ces réservistes à suivre des ordres déroutants, insensés, le franc parlé des officiers, des soldats ? - peu de non-dit(s)… Mise en abîme extraordinairement exprimé entre leur ressenti et l’action à effectuer, les ordres - le refus de certains. Et Le retour à la vie civile, et les semaines qui effacent le réel de l’action ou qui les ancres dans les chairs… pathos logique… frat ncp

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    18 mars 2009, par
    rocbo   [retour au début des forums]

    Paul,

    Si tu associais une adresse e-mail à tes messages, tu recevrais les annonces de réponses et le message associé, que le message soit effacé ou non.
    - Exemple :

    @+
    ®o©ßo

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    18 mars 2009, par
    fabermother   [retour au début des forums]

    Les échanges Gyro/Antonio ont été communiqués par mes soins à Antonio dans sa bal, il y a pas mal de jours.

    A lui d’en faire le tri et de recycler ici.

    Sa vie professionnelle lui prenant beaucoup de temps, la patience est de mise.

    Fabermother

    • ö sourire de la vie...
      22 mars 2009, par
      gyro guelpar   [retour au début des forums]

      ô sourire de la vie

      de la tempérance ô non attachement en toute chose
      - la voix maçonnique çi présente manifesta ouvertement vouloir préserver un oasis solaire sur TBFM...

      le peuple de la lune aurait-il un instant perdu son éclat doublement cinabré dans son athanor de purification ... sourire maître sens ! ô sens soeur d’un coeur palpitant, sans sueur coercitive ncp... - extrême aimant dispendieux là où le << JE >> fléchit les sens, infléchit les chairs et réfléchit l’immuable...

      Qui croît en ce qu’il cherche, se perd en ce qu’il trouve... et s’écoule sans fin dans le maelstrom de toute... hein : conséquence
      - saisissement impalpable ... et pour tant : conscience résonante de toute aspiration...

      inspiRe chair raisonnante, la musique de tes mots s’accorde en open au silence consenti, et maintenant expiRe...

      Note qu’au coeur de la raison, il me semble que c’est dans ma boite –qui n’a pas changé- que tu aurais assurément dû envoyer les réponses d’antonio.

      Souris à l’équinoxe de printemps chair ire ronde d’elle... le corps beau noir au jour d’hui spectral, diable au teint ... allez : de ce sud à dorer, avatar de l’exit stance, travaillant tjrs et encor à mourir en vivant, répondait, euh… vie d’amant, à ton souffle maux dit fier...

      ah... ce souffle ... si chair ô méditant ncp - essence de vie et d’irrémissible souffrance
      - respiRe ... encor et toujours

      PS.
      Je prends note de la démarche rocbo . merci

      Répondre à ce message

Où en sommes-nous avec le temps ?
12 mars 2009, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

Où en sommes-nous avec le temps ?
- de l’humanisme abstrait : parlant toujours du futur en fonction du passé, jamais du présent comme abîme… de la vie tirant d’elle-même l’énergie de son mouvement.

Cadavres assoupis dans les rêves de toute concupiscence, nous sommes des somnambules volontaires. L’humanoïde… automate en transit, rêve ailé en son humanité, qui sait pourtant qu’il doit mourir, fait tout pour subsidier à la question de sa condition. On l’observe, il s’observe - et ne se trouve en lui que contradiction(s), dérobade(s)… Monstre incompréhensible soumis au déguisement, au mensonge, à l’hypocrisie… Il s’occupe (le plus souvent à se détruire), il se pense, il s’étourdit, et s’aveugle, s’abreuvant du temps qui s’écoule, de tradition(s), de rituel(s), de religiosité(s) - de temps et d’espace sacré - l’installant : de sa propre incompréhension - dite profane -, de son combat à l’encontre de sa vacuité originelle, dans la recherche de la pureté comme fin.

Nous ne vivons jamais… nous essayons de survivre : morts-vivants ou dormeurs agités.
- qu’est-ce que l’homme dans l’infini… la géométrie c’est bien, très bien même pour construire nos lieux de culte, nos cathédrales de verre, et nos tours de Babel… et nos tombeaux d’ivoire - je souris à ma propre concupiscence

Puissions-nous vivre – ensemble – , en fraternité universelle, et partager l’instant, cet éternel présent de toute condition, en état de présence réelle. Mais voilà : le présent n’est jamais notre fin. Le passé et le présent sont nos moyens, le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre et, le sacré nous y encourage

Que serait le présent comme fin… Un réveil :
- réveil à l’altérité qui nous habite, à la vacuité et l’impermanence de toute chose.

Re_gardons-nous

  • Où en sommes-nous avec le temps ?
    13 mars 2009, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]

    Et quel en est le moyen…
    - trois lettres dégagées de toute continence : expression masticatoire par l’esprit de la chair ramené à son rythme… et sans ciel et astral des aspects de l’existence, douant ainsi d’authenticité notre sourire sauvage qui constitue la seule tâche spirituelle dans l’atemporalité de toute conditon, où, comme l’exprime si effrontément Mallarmé : « Rien n’aura eu lieu que le lieu. »
    Acte tranchant : attentat au « reportage universel », à la croyance en général ( Dieu, Société, Monde), à toute conditionnalité (Travail, Patrie, Famille) ;
    effet sans cause, liberté même puisqu’elles sont - ces 3lettres- en soi origine ! bien loin de toute représentation dans notre océan de l’in_authentique – sourire… rien de nouveau sous le soleil, retournons à nos agapes et : surveillons notre masti(fi)cation : la lune est éclatante, propice à tout émoi - suffit-il encore de désserer les machoires entre perception ouverte et obsession morale, entre refoulement et liberté est-ce thétique « soyez a(i)mant, vous serez inventif » annonçant la lumière (du 4ème chandelier)

    mais à se regarder mastiquer : voilà comment vanité et hypocrisie mènent le monde. N’en veuillez point à mon esprit de con traducteur - pardon : dicteur !
    - la nature est plus fine que l’homme : ce dernier s’en aperçoit rarement - à vouloir obsessionnellement ordonner le chao : j’ajouterai, pour exprimer mon exaltation dans l’apaisement, ces deux vers de la Fontaine : « Jours devenus instant, instant filé de soie » :

    … <<

    Et...
    Coulent des jours heureux à vivre
    Eclatent des gouttelettes de joies simples,

    dans la vasque des fontaines
    de nos ermitages quotidiens
    où nous ne vivons jamais
    seuls

    Que la présence
    de tout ce qui vit,
    qui bouge,
    qui est
    déborde...
    - en ruissellements sans faim.

    >>…

    « l’eau se croise, se joint, s’écarte, se rencontre ; se rompt, se précipite au travers des rochers »

    De l’Eloge de l’infini

    sourire

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
10 mars 2009   [retour au début des forums]

sous rire ...
- 1er avril 2008, par gyro guelpar [retour au début des forums]

Cils en cieux, un sourire vient de toucher la pulsation sublimée...

Mon fil à plomb trace les infinies ressentis , phénoménologie cosmo-logique des infinis re-sentis - dés-astre(s) parcellaire(s) qui s’esquisse(nt) en une évidence holiste et tactile dans la voie lactée des origines du << JE >>. Pulsation subtile des chairs extatiques qui se pensent puis s’émancipent des origines fractales, des rayonnements résiduels d’onde de choc qui les composent jusque dans leur subjectivité conscientisée. Non obstant, cette chair "conscientisée" -esprit de la chair-, << MOI >> tutélaire... n’est niillusion ni réalité, il est instant multiple dont la confluence réalise la mesure pour stabiliser en homéostase durable le fait noumène - et quel phénomène... Un << JE >> instrument de mesure de l’existence - vide d’existence propre - analysant puis intégrant l’altérité qui le compose par jeu de relation et d’interdépendance... sorte d’en-ciliation, de battement pedagocosmologique entre l’uni et l’omni, pour enfin sortir de toute dualité être-non-être, et sentir... re-sentir... appréhender et intégrer la vacuité immanante des atomes qui le structure en agrégat évoluant en symbiose efficiente... - enstase prophétique de toute spiritualité bio-organicisée - instrument de mesure à sensation qui mémorise, interprète, jouant entre conscience subjective et réalité entropique.

de l’hyper complexification de la nature simple des choses à la poésie de la vie dans la mouvance de toute d’épureuuuh, le << JE >> réalise son immanence tactile

some words... (just in case )

souris

gyro_ni_phare_ni_balise

ô plaisir ...

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
5 mars 2009, par fabermother   [retour au début des forums]

Mon BAF Antonio,

Rocbo et moi avons décidé de mettre ton forum en accès direct sans validation, pour une période d’essai restreinte.

Le fonctionnement est plus souple, mais pas forcément moins contraignant. A toi de voir et de décider pour la suite !

Fabermother

" Les traditions sont le produit du doute"
5 mars 2009, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

Le doute (2ème édition)
- 4 mars 2009, par gyro guelpar [retour au début des forums]

le doute
- 3 mars 2009, par gyro guelpar [retour au début des forums]

sourire....

Quand ce que nous voulons pénétrer, hors de ce que nous sommes… au sens commun, porté par notre désir de re_connaissance de ce que nous avons en nous-même à construire, en cherchant à l’intérieur d’une tradition initiatique un sésame à notre propre intériorité :
 le doute est le meilleur remède contre l’ignorance - avant, pendant, et à fortiori après chair mère faiseuse de certitude.

Observe bien ta détermination dans l’action qui t’anime, ton absence d’hésitation et ta capacité d’assumer tes décisions dans l’engagement de tes sens sûrs… - aurait-il pour finalité le pendant obscur de la lumière qui t’aveugle par tant de doute sur la compassion qui m’habite à ton endroit ?
- Pourrais-tu les exprimer à la lumière de ton engagement …

De l’impermanence de toute chose ...
- « les traditions sont le produit du doute »
 Lautréamont, si je ne m’abuse

De la transe ou de l’action….
- Aurais-tu déserté le centre de ton espace... vibrant partout et nulle part - sacré, dit-on, entre les trois colonnes - pour accomplir ton œuvre née faste… 
 à présent invisible à tes yeux, mais visible à ceux des autres…

Ton compas trace des cercles sans horizon à ta franche libération de toi-même pour laisser surgir la 4ème colonne. 


Souviens-toi des signes des compagnons sur les pierres des édifices d’antan, certains visibles, les autres pas. Si l’énergie a créé l’illusion du viable, si la vie de la chair s’est exprimée dans l‘esprit de la chair, l’œuvre a été accomplie pour durer en cet instant même : cet éternel présent - je te fais pas de dessein… bien que, pour en revenir à mon exemple opératif : les individualités se soient fondues dans le grand tout commun de l’œuvre.

De tes sens sûrs à ton intolérance : le doute n’est plus de mise chair ire révérencieuse

bien à toi

  • LesTenues Blanches de la Franc-Maçonnerie 2éme édition
    5 mars 2009, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]

    Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie

    - 14 janvier 2008, par gyro guelpar [retour au début des forums]

    sourire…

    il aura donc suffit à notre chair mère faiseuse de sens sûrs… étriquée en son silence, que qqles arpenteurs en idée(s) fixe(s) expriment leur surrection ! - une chance, somme toute, puisque la projection va pouvoir, après moulte tergiversation ombilicale, reprendre son anamorphique déroulement -, pour révéler à quel point l’altérité n’est tjrs pas intégrée pour ces inducteurs initiés en re_connaissance, ayant tjrs, dans le leurre de l’existence, ce besoin impérieux d’être rassuré en leur appétence, et qui, depuis l’âge où tout résonne, ont guidé mes pas bien loin de cette concupiscence intellectuelle. Aussi vais-je, un temps, rester cils en cieux : tel est mon engagement ; et sourire à l’hein… partial jugement de ce qui se peut, ou non, être exprimé sur ce pro_montoir : TBFM, avec vue sur ce qui rassure .

    il m’échappera toujours venant de frère et sœur en apprentissage d’humanité, que leur sourire ne se borne qu’à l’arpent maitre étalon de leur suffisante réalité.

    Re_gardons-nous…

    ô plaisir

    PS : Merci de ta diligence chair candide, fine , et interactive : ne serait-ce que par ce sourire, le tout à l’avenant – bien du plaisir

    et merci aussi à toi chair Karine, ton sourire prescient est précurseur de toute inconditionnalité à ton franc cheminement – garde-toa

    gyro_ni_phare_ni_balise ludion en suspension dans les eaux ataraxiques de l’époché

    • Ô coeur de la raison...
      5 mars 2009, par
      gyro guelpar   [retour au début des forums]

      ô coeur de la raison...
      - 12 décembre 2008, par gyro guelpar [retour au début des forums]

      Subodorant, sur le forum : « Tradition et Modernité dans la F M » , comme une fraicheur originelle baignant du grand orient tous les oxydants horizons, me serait-il possible chair antonio, avec les quelques patients du verbe qui ne détesteront pas de se reconnaître, d’arpenter ta luxuriante demeure pour, sans bacchanale, s’y abandonner allègrement - simplement vêtu du regard de l’autre -, au(x) prolégomène(s) de la question initiale, prévalent à l’initiatique. Pourquoi vouloir devenir maçon… & Pourquoi rester maçon ? - De la valeur de toute tradition…

      Ici, les nés nus phares – hydrocotyles - coexistent à l’ombre des bougainvilliées, et les lotus, s’épanouissent aux cotés des edelweiss ; les uns sirotent leur nutriment exotique, en silence , baignade illimitée, d’autres, en séance des veilles, à la lueur de leur fragrance luminescente, projettent leur facétieux < JEU > d’ombre, certains autres cogitent à leur amendement pour ne plus avoir à photosynthétiser la lumière que 32h / semaine , et fêter équinoxes et solstices : les racines dans l’eau d’ici, et les pétales dans l’eau de là ; ici, chair promeneur, ton sourire se pèse à l’aune de toute inconséquence - conséquemment, soit scrupuleux de ce devoir qui règle ainsi tes droits. Ou le vice versa… soit scrupuleux de ce droit qui résoud ici tes devoirs.

      L’abscons revêt le plus souvent la couleur émeraude des rivages du grand sud… - rivages au sable blanc sur lesquels l’océan se repose ; profitons de cet instant, la brise du matin s’exhale du grand orient , le R.E.R disjoncte, le compromis est affaire de… subtil arrangement, larguons les hunniers, hissons la grand-voile ; nos mises en mots seront les brises qui feront surfer cet esquif, au bastingage miroitant sur l’horizon , sur l’origine de nos questionnements.

      sourire

      ô coeur de la raison... résonne toujours l’évidence vacuitaire
      - 31 décembre 2008, par gyro guelpar [retour au début des forums]

      curiosité…

      et

      désir…

      sourions !

      ab concepto, ô coeur de la raison… résonne toujours les vies denses vacuitaire

      préliminaire

      Ouvrons les yeux pour voir la lune baigner sa nudité dans le cas niveau 5 (agrégat consensuel ncp) – océan virtuel dont l’horizon volitionnel se perd en son originelle vacuité

      ...<<

      Je me réjouis de voir - simplement Que le ciel est bleu... que la terre est terre C’est cela le plus difficile : voir un rocher quelque part ... les vies dansent ! Et puis faire qu’il soit là, rocher, couleur de la vie

      ...>>

      ô plaisir

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  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    6 mars 2009, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]

    Peut-il y avoir tradition sans transmission ?

    ... <<

    Si l’on considère que l’initiation se fait par la transmission d’une influence spirituelle, nous ne pouvons pas considérer que l’initiation maçonnique est une initiation. Si de manière différente, nous considérons que l’initiation est la transmission de moyens nécessaires à une réalisation personnelle, alors la maçonnerie garde son caractère initiatique. L’ambiguïté réside dans la compréhension de la transmission. Nous sommes au cœur de la réflexion. En effet, la franc-maçonnerie n’est pas une religion, elle n’a pas en elle les éléments d’une révélation. Elle ne fait pas appel à la croyance ou à la foi. Elle appartient au courant de la connaissance, c’est à dire qu’il faut, par soi-même découvrir notre propre vérité. La méthode est le symbolisme et la pratique du rituel. Elle met en œuvre les différents moyens physiques de perception dont la nature nous a pourvus : l’ouie, le toucher, la vue, l’odorat, le goût.

    Par ces moyens la Franc-Maçonnerie est en permanence dans la modernité, en éveillant la curiosité, en mettant en avant la découverte du monde au travers des voyages après une phase d’introspection où l’on apprend à écouter, voir, toucher et comprendre… elle force à la découverte.

    La tradition maçonnique donne les outils de la liberté. C’est à dire le moyen de maîtriser les pensées, les paroles et les actions. Le rituel, la répétition des paroles, les signes ... sont autant d’éléments qui vont canaliser l’énergie, recentrer les actes vers l’essence même de la tradition opérative initiale, le travail. La méthode est donc traditionnelle par sa finalité.

    Elle est moderne par son respect de l’individu, elle respecte totalement la liberté d’être. Nous voyons ce nous croyons être la réalité avec les yeux de notre expérience et de notre éducation. Par le symbolisme, le rituel, les cérémonies, les planches … la réalisé peut prendre d’autres formes qui sont différentes de celles que nous avions conçues. Notre méthode permet à chacun de voir puis d’exprimer sa propre vision de la réalité, libre à chacun de ramasser ces pierres pour l’incorporer à son édifice.

    En ayant supprimé la référence à un métier précis, la franc-maçonnerie s’applique à tous les métiers. C’est un autre aspect de son universalité.

    - Une difficulté surgit alors, celle qui est liée au contrôle de l’avancement dans la connaissance. Dans la franc-maçonnerie traditionnelle, ce contrôle se faisait par rapport aux réalisations, les chefs d’œuvre de compagnon.

    Ici, le contrôle de l’avancement ne peut être fait que par soi-même au risque de l’aveuglement par notre ego. Comment être capable de se juger soi-même ? Comment évaluer sa propre progression spirituelle ?

    Nous sommes qu’une petite bulle qui explose dans la froidure de l’infini. Notre conscience d’être unique n’est qu’une vanité par rapport à la multitude des êtres et notre mort est qu’une banalité dans le concert des vivants. La mesure est alors celle de l’amplitude de nos réactions par rapport à ce qui touche notre ego. Nous venons vaincre nos passions et soumettre nos volontés. A nous d’être l’observateur de nos réactions par rapport à ces expériences déplaisantes de la vie quotidienne où rien ne se passe comme cela devrait se passer.

    >> ...

    merci à Tao

    La voie s’écoule sans cesse.
    Mais dans ces effets elle ne déborde jamais.
    C’est un gouffre sans fond qui semble être l’ancêtre de toute chose
    . le Tao Té King

    • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
      6 mars 2009, par
      gyro guelpar   [retour au début des forums]

      Bonjour mon TCF.

      (...) il est heureux que notre liberté supporte les visions différentes sur le même thème. Le sybmolisme, une des pierres angulaires qui nous permet de parler toutes les langues sans en préciser une seule, nous permet ce que la pure logique nous interdit. Et, conscient de ce fait, ma vision de la Tradition diffère assez fortement de la tienne sans pour cela vouloir diminuer la valeur de tes paroles. Amateur de Guénon sans en être un disciple, je me résouds à perpétuer une Tradition dans les contraintes que nous impose le siècle. Je pense que si la FM est arrivée jusqu’à nous nous le devons en grande partie à une transmission qui s’est abstraite de la couleur des siècles qu’elle a traversé. Comme je tente de le faire à la mesure de mes moyens. Je n’ai pas la prétention d’avoir apporté une somme considérable dans les connaissances, juste une petite pierre que j’ai polie aussi soigneusement que j’ai pu avec les outils que j’ai sous la main. Et ce travail n’est pas fini. Il ne le sera que quand il plaira au Maître qu’il le soit.

      Bien fraternellement,
      Antonio.

      Ayant précisé ce matin à irène la raison particulière à mon débordement hein... tant pestif, dit-on dans les alcoves de LTBM, je me suis engagé à ne plus intervenir sur ce forum afin d’éviter toute modération dont j’ai induis le process. Il n’en reste pas moins que : quand bien même mon attitude à son endroit - fruit d’une longue correspondance stigmatisante, voire mortifiante, face à sa dualité - vous semble indue, voire irraisonné et contre productive, elle n’en reste pas moins l’expression de tout mon engagement devant l’arbitraire quand il pointe son injustifiable cataracte.

      Pour le reste, chair antonio, tu deviens aujourd’hui la nouvelle cible amicale de toute mon interrogation. Je fais confiance à ta lucidité pour appréhender mon nihilisme et répondre si je puis me permettre au sujet qui fait le propre de ton forum .

      ô plaisir

      paul

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      • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
        8 mars 2009, par
        gyro guelpar   [retour au début des forums]

        Mais avant de la fermer, pour te laisser là… pas rôle qui vaille,ncp, entre religion, tradition, et, modernité, entendons-nous bien, chair frère de l’ébauche, de toute transmission : les cultes maternels ont duré beaucoup plus longtemps que tous les cultes religieux et traditions connus - c’est en terme de millénaires

        sourire…

        Qui peut définir la modernité … sur quelle base
        - de l’historicité de toute tradition

        Au commencement était le vide…

        Dans l’atemporalité de toute chose, ce vide, énergétique à l’échelle quantique, devint un jour e_space-temps.
        - De la protohistoire à l’histoire du monde dit moderne, l’esprit de la chair conquit l’absurdité de l’existence afin de voir, d’appréhender l’uni_vers : le tout, dans le creux éminant de l’instant, et son nirvana en toute rémanence transitoire, saisissement de l’infini dans le vide immanent d’un espace-temps naissant à l’éternité de l’INSTANT – cet éternel présent… vide de sens, mais plein de vie.

        Et quand le chemin qui nous foule à chaque pas ne devient que la projection du film de notre née_cecité - aveuglante réalité - sourions encor… In fine, il s’absorbe dans l’impermanence de toute chose.

        ...

        Répondre à ce message

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
4 mars 2009, par gyro guelpar   [retour au début des forums]

De la tradition (3ème édition)
- 28 février 2009, par gyro.guelpar [retour au début des forums]

De la tradition (2ème édition)
- 24 février 2009, par gyro.guelpar [retour au début des forums] Ame qui vive ? de la tradition

De la tradition
- 23 février 2009, par gyro.guelpar [retour au début des forums] Ame qui vive ? - de la tradition

(...) SI une partie de la FM dite continentale ou européenne (par opposition à l’anglo-saxonne) se dit laïque, ce n’était pas du tout le cas au début et même pendant presque deux siècles. Et ce n’était certainement pas le cas pour l’ancienne franche-maçonnerie. Il suffit pour s’en convaincre de lire ou relire les anciens manuscrits sur lesquels dit s’appuyer notre FM actuelle y compris celle des maçons laïques (comprenne qui pourra). Mais qui les connaît encore ? J’ai la nette impression que la FM laïque s’est emparé d’une idée, l’a rabotée en enlevant ce qui ne lui plaisait pas ou qu’elle ne comprenait pas pour l’accorder à sa manière de penser en faisant fi de ce qui a été sa tradition. J’y cherche encore la pierre sous laquelle se cache l’initiation. Il en est sorti autre chose qui ne ressemble à la FM traditionnelle que de très loin et juste du bout des lèvres.

Voilà la question des hautes eaux de la TRADITION enfin posée chair antonio. 
- Mais n’est-elle point, cette tradition, historiquement liée aux continences du temps qui l’a vu naitre, et, de ce fait : soumise aux préceptes des convenances de la religiosité qui l’accompagnent , figée dans une noblesse, pour ne pas dire aristocratie à la frange, intégrée, mais sans doute moins inféodée aux royaumes tutélaires composant l’Europe dés la fin du moyen âge - assimilant avec grande avidité le mythe d’Hiram et en partie la tradition légendaire de la chevalerie templière même si leur quête est différente.

Le siècle des lumières fût, en occident tout du moins, une avancée majeure dans la démocratisation de la pensée universelle - s’émancipant ainsi du poids religieux et politique de tout une époque avec laquelle (ce me semble) la révolution française mis définitivement un terme. Je souligne en occident puisque d’autres spiritualités, non monothéistes, ont développé une approche moins hermétique de notre franche libération de nous-même.

Une question de politique – convenance … ou pensée unique de toute croyance ? 
 Religion et politique…. C’est extraordinaire que cette question n’émerge aussi tardivement, et qu’encore elle ne se pose avec une étroitesse d’esprit pareille. Ce « Dieu » est bizarre, ne trouvez vous pas ? Que son nom disparaisse , ou plutôt qu’on ne veuille à ce point l’oublier, cela est vraiment étonnant, pour ne pas dire détonnant … Etre et temps – sourire

ô plaisir

paul

Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie 4ème édition
4 mars 2009, par gyro.guelpar   [retour au début des forums]

Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie 3ème édition
- 28 février 2009, par gyro.guelpar [retour au début des forums]

Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie 2ème édition
- 24 février 2009, par gyro.guelpar [retour au début des forums]

Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
- 23 février 2009, par gyro.guelpar [retour au début des forums]

sourire
- 19 mars 2008, par gyro guelpar [retour au début des forums] REAA

ouverture (ou enfermement)

sourire

(...) « Par sa cohérence, sa continuité et la richesse de son contenu symbolique, le R\É\A\A\ est porteur d’un souffle libérateur. La puissance du symbolique fait travailler conscient et inconscient ; elle entraîne, par une dynamique de la pensée, des états de conscience qui structurent la construction individuelle. Grâce au travail sur soi et à la recherche collective, la démarche critique permet de créer un horizon de sens qui donne des critères d’évaluation et de jugement. Cette quête de sens permettra à chaque F d’assumer clairement sa condition en mettant constamment en accord ses pensées et ses actions avec les valeurs qui fondent l’humanisme (Ordo ab chao). Ainsi libéré, l’initié aura le devoir de les faire vivre et de les développer ; il suivra la voie du cœur, celle de l’amour de l’humanité. Cette progression dans la connaissance ouvrira l’accès aux méditations sur les expériences des sages ; elle initiera la volonté du dépassement éthique, la spiritualité, et, la recherche de ce qui demeure inaliénable : le sacré. » - l’extrême du possible ... 
 cf. http://sog1.free.fr/reaa.htm

bien à toa

PS : Pourrais-tu (dans ma bal - si tu estimes que cet espace d’échange n’est le lieu adéquat) me donner les raisons qui t’ont amené à choisir le R E R pour ton voyage intérieur

paul

sourire ... et réponse
- 21 mars 2008, par antonio [retour au début des forums]

En fait je n’ai pas choisi le rite. Celui qui fut mon parrain fit ce choix pour moi.

Ma seule décision fut d’y rester et en connaissance de cause. Me définissant comme chrétien, c’est le seul rite qui me permet d’être ce que j’ai choisi de vivre, loin des églises et du tumulte. Mon voyage a cette particularité de n’avoir jamais été seul.

Bien fraternellement,

Antonio.

sourire ... et réponse
- 1er avril 2008, par gyro guelpar [retour au début des forums]

merci chair frère de l’ébauche,

(...) et en connaissance de cause

euh... si tu pouvais expliciter ( dans ma bal le cas échéant, afin d’éviter toute ex_croissance trop explicite en cet espace de promenade implicite

gardons_nous

paul

Tradition et Modernité
- 23 février 2009, par gyro.guelpar [retour au début des forums]

ceci étant dit, nous pourrions peut-être aborder plus librement la question sur ton forum : 
 Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie PAR ANTONIO

afin que tous en chacun puissent y contribuer

> Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
25 octobre 2007, par duresco   [retour au début des forums]

Je trouve cela creux comme explicatif de la tradition. Comme toute elle est créée. L’incovénient c’est que ce qui se vit n’est en rien bloqué. En Chine ou il est difficile de ne pas parler de culture, la tradition ne se pense pas elle est. Rien ne la bloque. A trop voulouir parler de tradition il faudrait en revenir à celle du taureau.
Vous me direz, la viande de tradition ?
Salut et fraternité

RITES
26 février 2007, par EMEREK   [retour au début des forums]

Belle performance Antonio...

Je suis tout à fait en phase avec ton travail.

Tu n’as pas voulu parler de rituels, j’en dirai quelques mots :

En Angleterre la querelle des ancients et modernes s’est soldée par un compromis qui fait la part belle aux ancients .Tous les rituels, à quelques détails prés, sont d’essence ancienne. L’arche Royale est intégrée au troisième degré. C’est un retour complet à la tradition.

En France le REAA aux 3 premiers degrés est la copie du rituel ancien auquel on a ajouté les habitudes continentales. Là aussi c’est un retour complet à la tradition.

Reste le rituel dit « Français ou moderne » du GODF qui reste fidèle à la tradition Andersonienne....

Mais au final il n’y a plus guère qu’en France et un peu en Europe où il est pratiqué...Il reste le témoignage de la Grande Loge de Londres et de l’histoire des modernes.

Cette expansion du rite de York ,puis du rite Emulation et du rite Ecossais tient au fait que la Loge des ancients (contrairement à ce que tu as dit) s’est considérablement développée en Angleterre au 18 éme siècle et surtout dans le nouveau monde. Son expansion fulgurante explique le dénouement de l’histoire

Enfin je suis intimement persuadé que le choix d’un rituel n’est pas anodin .Le maçon qui va se créer sous l’influence de ce bagage symbolique ne fonctionnera pas de la même façon. L’abandon du GADLU au GODF était inscrit ....

  • RITES
    25 novembre 2010, par
    lüng tâ   [retour au début des forums]

    Le GADLU : pourquoi je suis devenu intolérant.

    Il y a une dizaine d’années alors que je visitais l’abbaye du Thoronet, j’ai eu l’occasion d’admirer une architecture d’une grande sobriété où la nature environnante semblait vouloir s’en emparer.

    La guide qui essayait de faire parler les lieux nous expliquait qu’il y avait deux sortes de moines, les premiers se réunissaient dans une salle austère pour former un collège appelé chapitre, ces moines avaient accès à une petite bibliothèque composée de quelques livres et notamment la Bible. Les seconds, les moines convers n’y avaient pas accès, leur activité étant exclusivement réservée aux tâches du couvent.

    Ces moines issus de l’ordre de Saint Benoît, communauté monastique devenue trop opulente à leurs yeux, avaient voulu revenir à une vie où l’étalement de la richesse serait banni car ils avaient la ferme volonté de vivre dans le respect de ce qu’ils dénommaient les saintes écritures.

    Un nouvel ordre venait de naître, celui des Cisterciens.

    Mais les moines en parcourant le peu de livres mis à leur disposition étaient amenés à réfléchir et c’est ainsi, que de cette maigre pitance culturelle leur chapitre prit l’initiative d’exprimer le souhait de provoquer des réformes.

    En effet, au fil du temps, ils se rendaient compte eux aussi que leur entourage de vie ne correspondait plus à ce qu’ils lisaient dans la Bible.

    Il en était ainsi pour la succession des ordres religieux qui se créaient dans le voeu de pauvreté et qui, par la suite, devenaient riches et se voyaient remplacer par d’autres communautés qui elles mêmes se trouvaient ensuite dépassés par un nouvel ordre

    Bernard de Clairvaux, fondateur de l’ordre des cisterciens, comprit là où se trouvait le danger ; il fit retirer tous les livres de la bibliothèque et décréta que les moines consacreraient désormais leur temps à la prière et à la contemplation.

    La maçonnerie qu’a-t-elle à voir avec ces faits ? et bien, si l’on y prend garde :

    La prière, c’est le rituel si l’on a l’intention d’en faire un élément occupant une grande partie de la tenue ; quant à la contemplation ce sont les études traitant des symboles dans le cas où elles seraient imposées et constitueraient finalement l’essentiel de nos travaux

    Veut-on que les Frères échappent au réel et à toute idée de progression ?

    Pourquoi s’enferrer dans le respect rigoureux d’une certaine tradition dont les fondements font l’objet d’explications nébuleuses.

    Au 18e grade, les références sont-elles christiques, panthéistes ou laïques ?

    Jusqu’à présent, ce que j’ai appris et vécu, que ce soit à Lyon ou à Cannes , c’était , non pas un enfermement mais une ouverture de l’esprit dans le respect des convictions de chacun de nous.

    Depuis quelque temps, je n’ai jamais autant entendu parler du Grand Architecte de l’Univers que dans cette Loge, en contradiction totale avec le passé de cet atelier et l’enseignement que j’ai reçu au 18e grade et que je tiens à respecter :

    La foi n’est pas la croyance aveugle dans une opinion ; c’est la lumière de la raison qui éclaire l’esprit et le préserve des fausses doctrines. L’espérance est cette faculté donnée à l’homme de compter sur un meilleur sort, sur la réparation des torts, sur la justice immanente. La charité est l’amour sacré de l’humanité, la première des vertus sociales et l’une des premières bases de la loi maçonnique. Son but est le bonheur du genre humain. Son rôle est de consolider et d’unir les hommes sans distinction d’origine ni de croyances religieuses.

    L’application de ces notions paraît si simple que je ne m’explique pas pourquoi l’on embuerait nos pensées en interposant un élément totalement imaginaire entre les hommes et leurs impulsions d’amour et de solidarité. La concorde et le bonheur entre les frères de toutes obédiences seraient plus aisés à obtenir si nous n’avions pas un abîme à franchir pour convaincre les uns et les autres de l’opportunité de travailler ou non à la gloire du Grand Architecte de l’Univers.

    C’est pourquoi dans cet atelier il est raisonnable de travailler à la gloire de la Franc Maçonnerie Universelle.

    L’expérience m’a montré que les velléités venaient des états-majors alors que les frères de toutes obédiences entretiennent de bonnes relations entre eux et ne pensent qu’à se donner la main. Souvent, l’on nous raconte en coulisse que les ordres viennent d’en haut et que bien évidemment nous n’avons pas droit au chapitre. Très docilement nous assistons impuissants aux manoeuvres de nos chefs.

    Cela encourage certains à vouloir s’arroger le droit de porter la bonne parole devant une assistance silencieuse.

    Le silence est-il acceptation ou réprobation ?

    En effet, Pour conserver une sérénité à laquelle nous sommes tous profondément attachés, et, parfois pour que la tenue ne se prolonge pas, nous écoutons en silence et nous votons avec constance favorablement à l’unanimité tout ce qui nous est soumis.

    Nous sommes plongés dans une demi somnolence en écoutant les nouvelles parisiennes à propos de la lutte d’influence fratricide de nos chefs non seulement avec les responsables des autres rites mais aussi avec les autres obédiences ou même entre eux.

    Il n’y a pas si longtemps les membres de notre Suprême Conseil s’étaient scindés en deux groupes l’un radiant l’autre de la maçonnerie.

    Sur le plan local, pour ne pas nous réveiller brutalement, l’on prépare en douceur et longtemps à l’avance tout un arsenal de manoeuvres pour nous conduire là où personnellement je n’ai vraiment pas envie d’aller.

    Tout a commencé par la question à l’étude des Chapitres à propos de notre rituel

    Malgré mon ancienneté, j’apprends, alors, que le rituel du Chevalier Rose Croix comporte des variantes dont celles relatives au Grand Architecte de l’Univers et une autre proposant d’intégrer la Cène.

    L’atelier s’est prononcé à une forte majorité contre toute idée de souscrire à leur adoption et de même d’en discuter.

    Mais cette question a rallumé un feu dont les cendres sont toujours incandescentes dans certains esprits.

    Depuis en tenue, j’ai entendu un Frère dire « la religion, c’est la liberté », et un autre pour appuyer ce dire « la religion, c’est relier ».

    Formules simples qui me font penser à des slogans.

    Puis, un Frère présenta en Avril dernier une planche dont le titre était « Dieu ou un grand principe créateur, le Grand Architecte éveille.

    Au cours du débat qui a suivi, j’ai osé dire que, parmi nous, des Frères de l’Atelier rêvaient de lever les bras au ciel à la gloire du Grand Architecte de l’Univers et de nous faire pratiquer le culte de la Cène.

    Piqué au vif, notre Très Sage, s’est cru obligé, à peine réélu, de nous faire une tirade sur le Grand Architecte de l’Univers.

    Mais quel est cet Architecte, capable chez certains Frères de provoquer une telle opiniâtreté d’honorer sa glorification et son invocation.

    Celui que je connais est un homme comme les autres.

    Selon moi, l’architecte est un homme qui possède l’art de bâtir et se trouve confronté à une continuelle mutation influencée par :

    - l’évolution des techniques
    - les nouveaux matériaux
    - l’évolution sociale car l’architecture est l’expression des civilisations
    - les exigences des donneurs d’ordre

    Construire consiste à concevoir des immeubles dont la principale fonction est de résister aux forces naturelles, et, entre autre, la pesanteur.

    Parce qu’il fût un temps où il était à la fois concepteur, dompteur de la nature, et, créateur dans l’espace, des esprits dotés d’une imagination fertile ont vraisemblablement eu l’idée de le glorifier.

    J’ai connu, il y a fort longtemps, une époque où l’architecte était le patron incontesté lors de la conception et la réalisation des chantiers.

    Puis, en quelques décennies, les utilisateurs se sont aperçus que l’architecte commettait des erreurs dans l’exercice de sa profession, car homme de l’art, il est d’abord un artiste avant d’être un technicien

    Quant au Grand Architecte de l’Univers tel que le conçoivent certains maçons, personne ne peut affirmer qu’il existe ; ma seule certitude consiste à constater qu’il est issue de l’imagination humaine comme c’est le cas pour Dieu et qu’il est la cause principale de la division en obédiences et rites des F. :M. : ..

    Certains y verront un symbole parce qu’il est à la source de différentes interprétations tels que :

    - Un principe créateur
    - Dieu des religions monothéistes
    - Dieu indiscutable des chrétiens

    On se rend compte de l’absurdité de ce symbole car une interprétation étroite, celle de la maçonnerie dite régulière interdit tout rapprochement des obédiences du fait de l’obligation de croire uniquement en des dogmes chrétiens. Au lieu de réunir, ce symbole divise.

    Voilà ce que j’ai lu dans l’Express

    Engagement des apprentis, au rite écossais rectifié, tel que pratiqué à la GLNF

    « Je promets sur le saint Evangile, en présence du Grand Architecte de l’Univers, d’être fidèle à la religion chrétienne, au chef d’Etat, de ne jamais révéler aucun des mystères, secrets et symboles de la franc-maçonnerie. Si je manque à cet engagement, je consens d’être réputé homme sans foi, sans honneur et digne de mépris de tous mes frères. Ainsi que Dieu me soit en aide. ».

    Entre parenthèse, je remarque que la fonction du chef de l’Etat n’est pas définie, le néophyte promet fidélité à un personnage qui pourrait être Président de la République, monarque ou dictateur et bien évidemment la référence à une seule religion, celle des chrétiens.

    Malgré cela, des obédiences persistent à vouloir se faire reconnaître par les Loges anglo-saxonnes où ce type de rituel est imposé.

    Comme une seule obédience est reconnue par nation par la Grande Loge Unifiée d’Angleterre, nous assistons à une bataille incessante livrée par les états majors maçonniques pour parvenir à entrer dans le système à la place de l’autre. D’où des démarches vers les Etats-Unis des obédiences non reconnues y compris, sans notre avis, la nôtre.

  • RITES
    25 novembre 2010, par
    lüng tâ   [retour au début des forums]

    Quelles sont les divergences entre la maçonnerie française et la maçonnerie anglaise ? Je vois la nature des travaux en Loge et principalement la croyance en Dieu que la maçonnerie anglaise impose impérativement comme première obligation des Maçons, ce que refuse d’admettre le G.OD.F. , lequel accorde à ses membres la faculté de disposer à leur guise de leur inclination, ou non, à la religiosité.

    Pourtant, si l’on redécouvre l’origine de la maçonnique spéculative, et les mobiles de sa création, tout devrait réunir les Francs-maçons.

    La Grande Loge d’Angleterre a ses origines dans un acte du 24 Juin 1717, par lequel quatre Loges de Londres s’associent pour créer une Grande Loge . c’est à dire une Fédération ayant un Grand Maître et destinée à assurer la régularité des Loges qui se formeraient désormais.

    L’assemblée générale de l’année suivante décida de réunir : « Tous vieux écrits ou archives concernant les Maçons et la Maçonnerie, afin de montrer les usages des temps anciens »

    Ainsi s’inscrivirent dans un texte les intentions de nos prédécesseurs.

    L’assemblée de Septembre 1721, trouvant à redire dans toutes les copies de ces vieilles Constitutions qui s’inspiraient de la Maçonnerie opérative, il fut demandé au F. : James Anderson de les mettre en ordre, sous une nouvelle et meilleure forme. En décembre de la même année, l’assemblée désigna 14 Frères érudits, pour examiner le Livre de la Constitution du Frère Anderson et pour en dresser un rapport.

    A l’assemblée du 25 Mars 1722 le Comité formé, rapporta qu’il avait lu le manuscrit à savoir : l’Histoire des Obligations, les Règlements et le Chant du Maître, et qu’après quelques modifications, il l’avait approuvé. Sur quoi ce document fut imprimé.

    A la Grande Loge du 17 Janvier 1723, en présence notamment de Desaguliers, le Frère Anderson produisit le nouveau « Livre des Constitutions » lequel fut une nouvelle fois approuvé.

    Dans ce document, il n’était nullement question en ses parties essentielles, à savoir : les Obligations et le Règlement Général, ni de la Bible, ni d’une invocation à une entité métaphysique, Grand Architecte de l’Univers, ou autre.

    Desaguliers et Anderson voulaient transformer l’organisation de la Franc Maçonnerie dans l’intention de faire l’édification des nouveaux Maçons, et de répandre dans le monde profane les idées libérales et scientifiques. Ils avaient pour but de créer à l’égard de tous les membres de l’Association, ces liens de fraternité qu’ils savaient exister entre les anciens Maçons opératifs.

    Il est certain qu’ils voulaient adapter la nouvelle Maçonnerie aux moeurs de l’époque où ils vivaient, pour améliorer et au besoin transformer ces moeurs qui étaient troublées.

    En effet, depuis le XVIième siècle, la Chrétienté s’était divisée en sectes rivales ou hostiles, et en Angleterre, notamment ces sectes s’entredéchiraient à plaisir.

    Si donc, vers 1723, on voulait étendre la fraternité maçonnique à toute la Chrétienté, il fallait s’élever au dessus des inimitiés et des querelles d’ordre religieux et débattre en dehors de toutes questions métaphysiques.

    C’était capital pour la survie de la Franc Maçonnerie spéculative naissante

    Au XVIllième siécle, la tolérance religieuse s’éveilla davantage. Desaguliers était épiscopalien et Anderson presbytérien. On en venait donc à se supporter entre adeptes de sectes rivales, mais il restait beaucoup à faire dans le domaine de l’apaisement des querelles d’églises.

    L’article premier de la constitution nouvelle, adoptée par tous les maçons anglais, subissait dans l’édition de 1738 quelques modifications par rapport au texte original de 1723.Il y était dit entre autres « un Maçon est obligé par sa tenue d’observer la Loi morale, en tant que véritable descendant de Noë, et, s’il comprend bien le métier, il ne sera jamais athée stupide, ni libertin irréligieux, ni agira à l’encontre de sa conscience ».

    Dans les temps anciens, les Maçons chrétiens étaient tenus de se conformer aux coutumes chrétiennes de chaque pays où ils voyageaient ou travaillaient.

    Les Frères étaient tous d’accord pour être des hommes de bien et loyaux, hommes d’honneur et de probité, quels que soient les noms, religion, confessions qui aident à les distinguer. C’était en quelque sorte les prémices d’une certaine forme de tolérance.

    Si la maçonnerie spéculative a débuté à l’époque de l’ère des lumières, donc sous l’influence des philosophes, force est de constater que les événements politiques furent ensuite généralement la cause de la modification des Constitutions.

    Alors que l’Angleterre étaient à l’avant-garde des idées libérales et même de l’athéisme, un revirement s’est produit dans ce pays par crainte des effets de la Révolution française.

    Aussi l’article premier de la Constitution Maçonnique anglaise est-il devenu en 1813 « Un maçon est obligé, par sa tenue, d’obéir à la Loi morale, et s’il comprend bien l’art, il ne sera jamais athée stupide, ni libertin irréligieux. De tous les hommes, il doit le mieux comprendre que Dieu soit autrement que l’homme , car l’homme voit l’expérience extérieure, alors que Dieu voit le coeur ». Ce même article dit par ailleurs : « Quelle que soit la religion d’un homme ou sa manière d’adorer, il n’est pas exclu de l’ordre, pourvu qu’il croit au glorieux Architecte du ciel et de la terre ».

    La France ayant subi à partir de 1813, le même mouvement de réaction contre les idées de progrès du XVIllième siècle, avec le retour de la royauté par la restauration du Bourbon Louis XVIII , la Maçonnerie française obligea également ses membres de croire au Grand Architecte de l’Univers.

    Mais à partir de 1871, on assiste en France à la montée en puissance et par soubresaut, du républicanisme qui influencera nos Frères de l’époque puisqu’en 1877, le convent supprima le deuxième paragraphe de l’article premier de l’ancienne Constitution ainsi conçu : « La Franc Maçonnerie a pour principe l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme », et l’a remplacé par ; « Elle a pour principe la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience ».

    La formule du Grand Architecte de l’Univers tomba dans une telle désuétude qu’elle fut pratiquement rayée du répertoire maçonnique du G.O.D.F.

    Ce faisant, le G.O.D.F. est resté fidèle à la Constitution d’Anderson, je le répète, car elle n’exige pas la croyance en un Dieu personnel et ne fait pas mention à la Bible.

    Je ne parlerai pas de la notion d’un principe créateur, car en parler sur un plan philosophique n’aboutit à rien. Par contre, les enseignements des scientifiques me passionnent quand ils évoquent leurs hypothèses relatives à la création de l’homme et de l’univers.

    J’accepte alors de rêver lorsque j’apprends que nous venons de l’espace sous forme de poussières stellaires ou que l’on me parle de l’homo-chiralité. Les précurseurs de la vie seraient arrivés lors des bombardements de la Terre par les comètes et les astéroïdes ; parait-il nous viendrions de l’espace, mais alors, qui a créé ces comètes et ces astéroïdes ? ce qui est passionnant, c’est de se trouver devant une histoire sans fin. Quand nous demeureront sur d’autres planètes, la science évoluera vers de nouvelles découvertes et notamment sur l’origine de l’humanité.

    Comme de coutume, d’autres certitudes des églises seront mises en doute, ce que n’aime pas les clergés car ils veulent dominer avec des dogmes leurs fidèles dont le souci principal est la crainte de l’inconnu.

    De même que l’architecte dans l’exercice de sa profession, toutes les théories sur le Grand Architecte de l’Univers et les croyances qu’il engendre seront dépassés par l’évolution des découvertes scientifiques.

    Aujourd’hui, nous sommes loin de l’histoire d’Adam et d’Eve, et, pourtant des femmes dans le monde en paient encore le tribu.

    En fait, je ne m’explique pas que l’on puisse enchevêtrer nos pensées de principes imaginaires si ce n’est pour engager nos esprits dans une forme de rêverie et surtout de nous écarter de la réalité en mettant un voile opaque sur les injustices de notre société.

    Est-ce cela la spiritualité qui soi-disant n’existerait pas sans la métaphysique ?

    La Grande Loge d’Angleterre refuse de nous reconnaître, nous Maçons du Grand Orient, parce que nous ne sommes pas fidèles, soi-disant, à la Constitution d’Anderson.

    En supposant que nous ayons évolué, la Grande Loge d’Angleterre ne peut nous en refuser le droit, puisque, elle-même, elle a évolué, et de quelle manière, en 1813, dans un sens diamétralement opposé, en imposant des concepts religieux et dogmatiques là où existait la liberté de conscience.

    La grande question qui s’oppose à l’Union de tous les Francs-Maçons est donc bien la question du texte de la Constitution avec l’apparition du Grand Architecte de l’Univers et le chapelet des dogmes de la chrétienté qui l’accompagne.

    Or, ce sont uniquement les aptitudes et les qualités innées ou acquises de l’esprit et du coeur qui, au contact de l’appareil maçonnique libéral et par le bénéfice des enseignements reçus, permettent au maçon de pouvoir devenir un esprit libre et un homme de caractère, à la fois pondéré, bon, juste, fraternel.

    Pour moi, un maçon régulier doit consacrer sa vie au service de l’humanité avec pour objectif de s’orienter vers l’avenir et ne songer qu’à la progression de l’homme dans la société.
    En Loge, je ne viens pas chercher la sainteté, mais la sagesse que je suis loin d’atteindre.

    Quant à notre Loge à laquelle je suis très attaché, je souhaiterai qu’à l’avenir, les membres des futurs collèges soient plus diversifiés dans leur composition, donc moins mono-colorés...

    Je tiens à rappeler que la vie en communauté est fondée sur des concessions, et, que la diversité des courants de pensée est la richesse de notre Loge.

    Pour conclure, sachez que j’ai accepté que Marianne porte le voile durant nos travaux bien que je considère comme sacrées les valeurs républicaines, et, à ceux d’entre nous qui le souhaitent, sachez aussi que je tolère, - sans arrière pensée, que vous puissiez invoquer dans vos Loges bleues respectives ou ailleurs le Grand Architecte de l’Univers, mais de grâce dans cette Loge, faites comme le Pasteur Anderson, n’en parlez pas

    J’ai dit}

  • RITES
    27 novembre 2010   [
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    > pour mieux comprendre
    - 11 juillet 2006, par caro

    bonjour chers tous, depuis quelques temps, deux questions restent sans reponses suffisament claires pour moi et je ne sais trop qu’en penser. ma premiere interrogation concerne la regularité d’une loge, quel sens , quelle definition donner au mot regulier ? il est parfois utilisé pour definir un coté "materiel" et parfois plus un coté "reconnaisance elitiste "... en vous souhaitant une agreable journée amicalement caro

    > pour mieux comprendre
    - 11 juillet 2006, par EMEREK

    Ma TCS... Pour répondre à tes questions, il faut dans un premier temps faire un détour par l’Histoire de la Franc-maçonnerie.

    On ne connaît que la partie émergée de l’Iceberg c’est-à-dire la création de la grande Loge de Londres en 1717 et la publication sous l’égide de celle-ci des fameuses ´ constitutions d’Anderson ªLes rédacteurs de ces constitutions ont compilé tous les manuscrits existants à l’époque et notamment le Ms COOKE et le Ms REGIUS.La plupart des documents sont de tonalité catholiques (

    • RITES
      27 novembre 2010   [
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      > pour mieux comprendre
      - 11 juillet 2006, par EMEREK

      Ma TCS... Pour répondre à tes questions, il faut dans un premier temps faire un détour par l’Histoire de la Franc-maçonnerie.

      On ne connaît que la partie émergée de l’Iceberg c’est-à-dire la création de la grande Loge de Londres en 1717 et la publication sous l’égide de celle-ci des fameuses ´ constitutions d’Anderson ªLes rédacteurs de ces constitutions ont compilé tous les manuscrits existants à l’époque et notamment le Ms COOKE et le Ms REGIUS.

      La plupart des documents sont de tonalité catholiques (la plupart d’avant la réforme) La source majeure vient d’Ecosse. L’Ecosse est un pays de carrières de Pierre, les Anglais fabriquent plutôt des briques... Il est donc normal que les traditions des tailleurs de pierre soient conservées en Ecosse et par la même en Irlande dont on connaît les interpénétrations de familles et de clans.

      La maçonnerie anglaise initiale a été créée par des Protestants, il est donc normal que les références catholiques aient été enlevées, d’autant que l’on venait de quitter des conflits sanglants religieux On doit à ces créateurs de la maçonnerie la notion géniale de " Grand Architecte de l’Univers ª permettant à tous, quelques soit ses opinions, de se retrouver dans un symbole commun. Cependant ces émules de Newton, en voulant dans ce contexte des ´ Lumières ª organiser une structure convenant à tout le monde, ont oublié ou méconnu certaines données traditionnelles de transmission orale. A titre d’exemple la première Loge de Londres ne comporte que DEUX degrés.... Les Ecossais -Irlandais connaissaient depuis le XVII éme TROIS degrés. C’est d’ailleurs sous la pression de ceux-ci qu’est apparu le grade de Maître. Ce qui devait arriver arriva... devant les discordances rituéliques entre les pratiques anciennes et modernes, une grande loge concurrente composée essentiellement d’Irlandais émigrés et peu argentés(donc catholiques) s’est constituée à Londres.Tout naturellement ils se sont déclarés ´ ANCIENS ª et ont qualifié (par dérision) les successeurs d’ANDERSON et de la Grande Loge Historique de ´ MODERNES ª

      Voilà le tableau en Angleterre et l’on trouve au milieu du XVIII éme : deux systèmes concurrents. L’un dit ´ ANCIENT ª basé sur des références aux anciens devoirs, teinté de spiritualité et proposant déjà un système de hauts grades incorporé dans le grade de Maître(Royal Arch). L’autre dit " MODERN ª proposant une maçonnerie élitiste de grands seigneurs protestants destiné à propager les idées des ´ lumières ª et à pratiquer la charité. Cette maçonnerie ´ Parpaillotte ª ne pouvait que déplaire au Pape qui a mis donc tout le monde dans le même sac(comme aujourd’hui) :c’est bien plus simple... Mais en France ????. La maçonnerie de 1728 est ´ Anglaise ª et donc de rite ´ Modern ª ;

      C’est ce même rite(avec ses évolutions) qui est aujourd’hui pratiqué par le Grand Orient. Mais les contacts maçonniques à l’époque déjà sont intenses par le fait du commerce et la maçonnerie des ´ ANCIENTS ª arrivera par les ports (BORDEAUX et MARSEILLE).En France cette Maçonnerie prend le nom d’ECOSSAISE... Elle développe un nombre importants de hauts grades y compris le ´ Royal Arch ª afin de permettre à ses adeptes d’expliquer et d’amplifier le troisième degré.Ce rite deviendra par un petit détour aux Etats-Unis :le RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE...Pour faire simple je n’ai pas parlé du RITE ECOSSAIS RECTIFIE, qui est en fait une modification du Rite ´ Moderne ª par l’ECOSSISME avec des références clairement et hautement chrétienne.

      Donc la maçonnerie n’est pas un truc uniforme. L’anathème du Pape n’est que politique dirigé contre le monde Anglo-saxon protestant. Par filiation tous les maçons ne sont pas protestants et loin s’en faut... je pense en particulier à mes biens aimés frères du rite rectifié... Mais il faut maintenant parler de l’anathème de la Grande Loge unie d’Angleterre à l’encontre d’une partie des maçons Français à la suite de l’abandon de la référence au Grand Orient de la notion de GRAND ARHITECTE DE L’UNIVERS. Cette décision de la fin du XIX éme a isolé la France du monde maçonnique pour un bénéfice me semble-t-il nul... car comment faire référence à Anderson si l’on enlève le socle de ses ´ constitutions ª ?

      Comment avoir une progression spirituelle si l’on se pose pas la question de la cause première ??? Sans pour cela tomber dans le dogmatisme ni la religiosité.

      La régularité c’est la fidélité aux traditions et au rituel. On peut être réguliers sans être reconnus.... La non reconnaissance de la Grande Loge de Londres c’est autre chose : c’est du même acabit que l’excommunication du Pape...donc de la politique avec un petit ´ p ª....

      Pour terminer ce long texte, forcément simplificateur

      ´ NI LONDRES, NI ROME ª

      J’ai dit

      Très fraternellement

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  • RITES
    27 novembre 2010   [
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    > pour mieux comprendre, petit bout d’histoire
    - 12 juillet 2006, par Antonio

    Bonjour vous toutes et tous et merci de vous inquiéter de mon sort.

    Ne vous attristez pas : un peu flappiche, beaucoup débordé, jamais effondré, le canard est toujours vivant.

    Je me prends quand même quelques minutes pour commenter notre Frère Emerek. Ce n’est même pas du commentaire, juste un approfondissement.

    En le prenant par la fin, "Ni Londres, ni Rome" : je signe à deux mains et je contresigne tout ce qu’il a exposé plus haut. On peut ergoter sur des poins détail mais ce serait lui enlever le mérite d’avoir condensé sans trop perdre. Par contre il ouvre la porte à des compléments et particulièrement à propos du christianisme. Maçon Rectifié (et donc chrétien, lire plus bas) depuis bientôt 20 ans, à tout le moins mes Frères me reconnaissent pour tel, il est indéniable que ce terme (christianisme), souvent accolé à catholicisme, n’a pas fini de soulever des polémiques. Nous sommes tous à peu près d’accord pour reconnaître que la papauté, avec la publication de la première bulle condamnant la FM ouvrit le feu. Le 4 mai 1738, le Saint-Siège promulgua au nom de Clément XII la bulle "In Eminenti" excommuniant tous les Francs-Maçons ainsi que leurs amis. Pour les curieux voici le site Wikipedia contenant le texte de ladite bulle : " http://fr.wikipedia.org/wiki/In_eminenti". Lisez aussi le paragraphe de mon cru en réponse à une visiteuse du "13 mars 2004" (ou faites une recherche sur ’bulle’ sur ce site). En substance, si ce n’est pas Clément XII (aveugle) qui l’a signée, pas plus que les prétendus signataires inconnus à la Curie romaine, qui l’a donc mise en chantier ? Il semble qu’une seule réponse puisse émerger : le 25 juin 1737, le cardinal Néri Corsini (oncle de Clément XII et véritable gouverneur du Vatican) convoque, au nom de Clément XII une congrégation de ses amis : le cardinal Ottoboni (petit-neveu du pape Alexandre VIII), le cardinal Zondadari (petit-neveu du pape Alexandre VII), le cardinal Spinola (neveu ou petit-neveu de treize cardinaux) et le père Ambrosio Ambrogi, inquisiteur en chef de Florence y assistent. A noter qu’aucun de ces hommes n’était théologien et ne semblait avoir les compétences requises pour juger d’une telle situation. Résultat des courses, en juillet 1737 les premières loges de Florence sont priées de fermer boutique. Ce fut le premier ballon d’essai. Nous savons ce qu’il en advint. (source : "Papes, rois, francs-maçons. L’histoire de la Franc-Maçonnerie des origines à nos jours, Charles V. Bokor, 1977, éditions Québec/Amérique). Voilà pour la petite histoire de l’histoire. Et pour en terminer, provisoirement, avec le christianisme je reviendrai plus tard sur les relations entre ce christianisme et la FM au travers du rite que je connais bien, le R.E.R. Ce ne sera qu’un exemple parmi d’autres.

    Il reste que la question de Caro sur la régularité ne manque certes pas de pertinence pas plus que de piquant. Ordinairement, en parlant de reconnaissance, c’est souvent la Grande Loge Unie d’Angleterre qui se fait remonter les bretelles. Le fait remonte à 1877 lorsque le Grand Orient de France décida d’enlever de tous les rituels, toutes les références à Dieu, à la religion et au Grand Architecte de l’Univers ainsi que les accessoires comme la Bible par exemple. Ce faisant, le GO se mettait en porte-à-faux avec les sacro-saints landmarks (ou bornes communément admises) datant des Constitutions des pasteurs Anderson et Desaguliers, et plus particulièrement de la version de 1738 (tiens, tiens : lire ci-dessus !). De ce fait les Frères du GO devenaient des athées au sein de la FM spéculative et se voyaient donc retirer la reconnaissance de régularité (j’ai réussi à placer les deux ensemble) vis-à-vis des règles de base. Ipso Facto ces Frères devenaient infréquentables et se voyaient donc retirer aussi la reconnaissance. Il s’agit tout de même de ne pas oublier que jusqu’à cette année-là, TOUTE la FM était régulière, donc reconnue par tous et particulièrement la GLUA. Cela étant, si vous vous apercevez un jour qu’une loge se met à pratiquer des rites sataniques de mauvais aloi sans vous expliquer le pourquoi du comment, vous faites quoi, vous ? Diaboliser ainsi les Frères du GO fut sans doute excessif, ce qui me fait penser que ce fut plus politique que rationnel ou tout simplement humain. Ne parlons pas de fraternel. Et pour imiter quelqu’un qui, s’il n’a pas été Frère eut bien mérité de l’être : Les Francs-Maçons sont appelés ainsi pour qu’on le les confonde pas avec les cardinaux. Alors, s’il vous plaît, je vous en prie. C’est le premier point. Corollaire à cet état de fait, les Loges et Obédiences féminines ou mixtes n’ont aucune existence au regard de la GLUA.

    Le second, moins connu sans qu’il ne soit secret, tient à l’organisation même de la FM anglo-saxonne et anglaise en particulier. En effet, les statuts de la GLUA ne lui permettent de reconnaître qu’une seule Grande Loge par pays. Sur ce point, je suis bien d’accord avec Emerek et les autres pour qualifier cette situation de pure politique et ne m’intéresse que dans la mesure où elle m’interdit le contact en Loge avec des Frères dits reconnus. Il est cependant des bruits de couloir qui font penser que la GLUA, sans encore attribuer de liens de reconnaissance, serait partante pour admettre la régularité des travaux de beaucoup de Grandes Loges (et des Loges affiliées par suite). Sur ce sujet je pense qu’il suffit de laisser le temps au temps.

    A ce sujet lisez ceci : http://www.ordo-ab-chao.org/ ordo/Docs/anderson.pdf. Ce texte donne un excellent aperçu des implications de ces évènements mieux que je n’eusse pu le faire.

    A+, Antonio.

  • RITES
    27 novembre 2010   [
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    > le Noun, père des dieux
    - 13 juillet 2006, par caro

    bonjour chers tous, je tenais avant toutes choses a remercier les intervenants qui ont répondu a mes questions et preciser comme l’ a deja fait Faber a Emerek, que je n’ai pas l’honneur ni le plaisir d’etre une soeur.. j’y aspire mais... chaque chose en son temps...

    la question de la regularité est tellement ambivalente et propre a la nature humaine qu’elle me semble meme a ce jour désuette au sein de la fraternité... l’Homme descendrait des metaux, l’homme serait l’Or, le plus "pure" et la femme l’argent " juste avant l’or" ? ou bien ne serions nous pas en tant qu’etre humain dans son entité et sa globalité Mercure ?
    - quelques questions qui me laisse songeuse... je trouverais des reponses en tous les cas je vais tenter... je m’eloigne du but de ma visite...

    je suis revenue vers vous en ce qui concerne la religion, le pape, enfin la position des papes et la franc maconnerie ... et la, j’ai beaucoup de questionnement...

    si l’on s’en tient au contenu au contenant et aux enseignements maconniques, il me sem

    • RITES
      27 novembre 2010   [
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      > le Noun, père des dieux
      - 13 juillet 2006, par caro

      bonjour chers tous, je tenais avant toutes choses a remercier les intervenants qui ont répondu a mes questions et préciser comme l’a deja fait Faber a Emerek, que je n’ai pas l’honneur ni le plaisir d’etre une soeur.. j’y aspire mais... chaque chose en son temps...

      la question de la régularité est tellement ambivalente et propre à la nature humaine qu’elle me semble même à ce jour désuette au sein de la fraternité... l’Homme descendrait des metaux, l’homme serait l’Or, le plus "pure" et la femme l’argent " juste avant l’or" ? ou bien ne serions nous pas en tant qu’etre humain dans son entité et sa globalité Mercure ?
      - quelques questions qui me laisse songeuse... je trouverais des reponses en tous les cas je vais tenter... je m’eloigne du but de ma visite...

      je suis revenue vers vous en ce qui concerne la religion, enfin la position des papes et la franc maconnerie ... et la, j’ai beaucoup de questionnement...

      si l’on s’en tient au contenu au contenant et aux enseignements maçonniques, il me semble que la plus part des religions peuvent y trouver leur compte, les portes spirituelles étant suffisamment ouvertes pour que chacun y trouve son chemin en fonction des valeurs certes profanes qu’il a reçu ou appris de la vie, matériaux immuables et indifférenciés qui nourriraient la pierre brute de chacun, chaque être humain pouvant potentiellement être un future initié en suspent...

      par contre si l’on recherche plus avant du coté de la pierre fondamentale, il est vrai que je puisse éventuellement comprendre la dissonance avec l’approche conceptuelle de la création de certaines religions...

      l’image de la pierre brute de la pierre cubique et le postulat de l’eau initiale le Noun, ne pourrait elle pas hypothétiquement être mis en analogie avec la trinité ?
      - peut-être que je divague et m’égare un peu,

      mais... plus je regarde les choses par le biais du symbole et de sa représentation plus je me demande si finalement toutes les concepts, religieux, scientifiques, idéalistes... se penchant sur l’origine, la création première, ne trouveraient pas fondement et matière première pour entamer la réflexion et la recherche de vérité en fonction de l’angle par lequel ils abordent le sujet... un peu comme si le concept de la création originelle était au centre d’un prisme, qui renverrait une image un peu différente en fonction de la facette par laquelle on le regarderait la première fois...

      et si on se penche un peu plus en avant sur la question première et primordiale de l’origine, il me semble adéquat de penser que tous ont en commun un postulat premier de l’existence d’une " matière" ou d’une pensée ou d’une force supranaturelle qui serait créateur...

      et je dois avouer qu’ayant reçu une éducation chrétienne et catholique, je ne m’étais jamais autant questionnée sur ce point, tenant pour acquis ce qui m’avait été inculqué depuis ma plus tendre enfance... l’adolescence m’avait certes fait me rebeller contre certains principes religieux un peu trop strictes et en décalage avec la société actuelle, mais j’avais appris a moduler cela et a me l’arranger de façon a ce que cela colle a peu près avec tous ce que l’on m’a expliqué et instruit au cours de mon éducation...
      j’en étais arrivé à me dire que finalement, je pouvais trouver Dieu partout et que les églises étaient juste un endroit qui rassurait car il était "objet contenant " et je trouvais bien hypocrite d’aller s’assoir sur les bancs d’une église tous les dimanches en famille alors que quand les élections arrivaient, certains ne cachaient pas leur appartenance à des parties extrémistes ...

      je sais qu’en abordant cela, je frôle le danger... parler de politique et de religion dérange et en plus de cela je le fais dans une tenue certes virtuelle et blanche mais sincèrement si l’on s’en tient a ce que ne dérange pas, je pense que l’on passe a coté de beaucoup de l’entité et de la complexité de l’être humain...

      bref j’espère que mes propos ne vous dérangerons pas et que vous savez que je m’adresse à vous tous avec énormément de respect et de considération.

      bonne journée

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      • Le Noon, père des dieux
        4 décembre 2010, par
        gyro guelpar   [retour au début des forums]

        > Le Noun, père des dieux

        - 14 juillet 2006, par Tao
        - Des rayons dans le cercle

        Bonjour,

        Il y a autant de voies vers Dieu qu’il y a de rayon dans le cercle Proverbe Soufiste

        A la périphérie tout semble les opposer, tant de rage à vouloir avoir raison.

        C’est la zone des dogmes religieux, le domaine de la croyance imposée. Ou de toute vérité

        Cette croyance répond à une nécessité de cohésion sociale et par-là même peut participer à des règlements de comptes économiques sous couvert d’oppositions religieuses.

        Plus on s’approche du centre de toute réciprocité, plus on se libère du dogme par la connaissance. Il n’y a plus de différentiation ni dans la démarche, ni dans le résultat de la démarche. L’unité s’impose naturellement au véritable cherchant.

        Au centre du cercle réside l’invariable milieu (en évolution incessante).
        et son centre reste immobile car c’est l’axe du monde

        > Le Noun, père des dieux
        - 15 juillet 2006, par Fabermother

        Dans l’infini du cosmos, le centre unique est partout à la fois.

        > Pour ouvrir la route...

        - 26 août 2006, par Bill
        - le guide

        Elevant son regard vers le ciel le Pèlerin aperçut un cercle merveilleux.

        La polaire est traditionnellement utilisée comme un repère fixe que les Anciens considéraient comme un pieux autour duquel le monde semble tourner. C’est le grand axe de l’univers ainsi que la cible sur laquelle le voyageur fait "le point" dans son isolement, et qui lutte contre l’obscurantisme.

        Bill

        (°…°)

        Il y a autant de voies vers notre (engagement)...

        chair Tao, j’ai pris le soin de révéler entre parenthèse (notre engagement) – sans majuscule au miroir de ton D... - , l’ultime process de sens au non sens de toute chose comme acte qui fait foi.

        La conclusion de ton post est très engageante (bel oxymore) : “En dehors de toute circonférence ce cercle tourne en son centre se situant partout et nulle part… principe d’incertitude…” sauf que la fin de ta phrase : “... reste immobile car c’est l’axe du monde…” qui, au delà du fait qu’elle me renvoie au D... , tourne davantage encore (pour el gyro qui s’exécute derviche) comme un non sens (si ce n’est pour toi celui de recouvrir ce D... - et faire sens ?!) ; et, bien plutôt, reste (en) gestation mouvante, évolutive (et non immobile car c’est l’axe du monde), potentiel d’à venir indéterminé (j’entends a_déterminé ) - pas dit : à déterminer...

        Au centre du cercle réside l’invariable milieu en évolution incessante.

        En dehors de toute circonférence ce cercle évolue en son centre ; centre lui-même excentré de toute circonférence) vibrant et résonnant, partout et nulle part… principe d’incertitude… d’Eisenberg, potentiel d’à venir indéterminé : j’entends : a_déterminé - mais envisageable)

        Ton (tes) assaillant(s) dit vert(s)... Qu’en pense(nt)-t-il ?

        sourire

        NB :
        ces assaillants dits vert ce sont les silences adamantin(s) de toutes immersions ...
        ce sont ces vides : absinthe luminescente, énergie latente et patente, partout et nulle part, qui trace en nos consciences l’épure même de leur existence.

        lien indélébile, liant l’observateur à ce qu’il observe

        mais je m’égare !

        se taire... et acquiescer l’évidence de la pleine conscience

        et laisser s’interpénétrer cette autre évidence de la pleine conscience :

        << Transmettre à autrui ce que l’on est s’avère invariablement une erreur

        Seul révéler à autrui ce qu’il est possède une quelconque efficacité

        Mais ne rien faire est supérieur à toute autre forme. >>

        que rajouter...

        - rien

        restons cils en cieux afin de parachever sa cible

        ...<<

        Je me réjouis de voir - simplement Que le ciel est bleu... que la terre est terre
        C’est celà le plus difficile : voir un rocher quelque part ... les vies dansent !
        Et puis faire qu’il soit là, rocher, couleur de la vie

        ...>>

        Et ... Quand l’arc en ciel s’arqueboute pour parachever ses extrêmes nées_bulositées ; l’observant s’immisce en elles, et, ainsi T, se confond à sa cible - saisissement tactile - ; et, quand toute cible disparait enfin... – dé_saisissement tactile - cavalier du vent, il naît souffle de vie... élan vital : source de vie - ô sunyatha. l’altérité est advenu comme sixième agrégat, et pendant ce temps à hong kong des hommes à vendre... tjrs et encor

        - notre ô (de là) céans illimité n’existe pas mais se vit dans toute la sensualité de l’instant, dans l’improvisation de cet instant tanné d’éternité, cet éternel présent : la vie !

        éclaircissement
        si tu es ton propre refuge, comment ne serais-tu point ton propre oasis
        - oasis ... oasis... désaltérons tous ceux qui ont soif.

        le silence est harmonie. le tumulte résiduel énergétique qui nous anime est harmonie...

        n’ayez crainte maçons et profanes confondus

        - la pureté : hubris des chercheurs d’oasis, ou phantasme opératoire

        sourire

        ...

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  • RITES
    27 novembre 2010   [
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    > Les travaux de Loges
    - 18 juillet 2006, par Fabermother

    Sarah demande :
    Une autre question : sur les travaux de recherche et de réflexion que vous effectuez, travaillez-vous également sur la FM et son origine, son organisation et son évolution ?

    En consultant les différents sites et en vous écoutant, j’aurais tendance à répondre oui.


    Et bien NON !

    Il est rarissime qu’en Loge on aborde l’histoire, l’organisation et l’évolution. Ce n’est pas une Université ou une chaire de Maçonnologie (ça existe mais il vaut mieux que le tenant de la chaire ne soit pas Maçon lui-même pour rester un peu objectif).

    En étant très abrupte, je dirais qu’on a vraiment d’autres chats à fouetter en Loge que les erreurs, les chamailleries, les schismes, les guéguerres, les reconnaissances, les politiques obédentielles, les statistiques, les plans sur la comète de notre pseudo influence et de l’avenir hypothétique de nos Ordres dans une société en perpétuelle évolution pas si maîtrisée que ça.

    En Loge bleue (Apprenti, Compagnon, Maître), nous avons énormément de travail de recherche et de réflexion sur les symboles, le sens des phrases du rituels, sur l’Homme en particulier et sur l’Univers en général, sur les vertus que nous devons développer, sur les messages des Traditions anciennes, sur la découverte de soi-même et de l’autre.

    A un jeune enfant, on apprends d’abord à marcher, à parler, à lire et à écrire, à découvrir l’environnement, et réfléchir par lui-même avant de lui apprendre l’histoire (généralement "officielle" et pas si crédible - voir les différents programmes d’histoire pour les écoliers de par le monde et les époques).

    Ce qui n’empêche pas de répondre aux questions historiques quand on sait un peu et qu’on le peut, ni de s’intéresser personnellement à l’histoire au point de vue intellectuel.

    En fait, un nouvel Apprenti a d’autre émotions à gérer et l’histoire paraît bien insignifiante par rapport au monde nouveau qui s’ouvre à lui.

    Il fait l’histoire. Il est l’origine et l’évolution à lui tout seul.

    Bonne journée à tou(te)s.
    Fabermother

    > Les travaux de Loges
    - 18 juillet 2006, par Sarah

    Oui c’est un peu abrupte !

    Je n’avais pas précisé en loge.

    Simplement en effectuant diverses recherches, j’ai observé que depuis le début il y avait eu des modifications...

    J’ai observé aussi que la maçonnerie est très structurée et celà par des textes très clairs et très précis.

    Et, qu’il existe également différentes instances en maçonnerie.

    Après tu vois, moi les querelles entre les gens, les partis ou autres je n’y investie pas mon énergie. Je peux même te dire, parce que ce chemin là je l’ai fait aussi, (comme beaucoup d’entre nous je suppose) qu’aujourd’hui je m’en fou totalement.

    Je sais parfaitement que ce n’est pas le bon chemin. Et que si l’on veut changer certaines choses, il faut d’abord commencer par changer soi-même.

    Je sélectionne ma nourriture.

    Mais, je m’interresse aussi, et c’est un autre plan, à l’évolution et l’organisation de toutes les structures qui proposent à l’être humain d’évoluer, de s’améliorer, de se relier...

    Après, que le travail qui est fait en loge ou en école (soufi) ait des influences à différents niveaux, c’est une réalité.

    Mais là, on ne parle pas de pouvoir, ni de luttes de pouvoir. Ce n’est pas l’objectif.

    Après, l’univers peut très bien se passer de nous. Vouloir participer ou pas, c’est un choix. Et, chaque chose en son temps. Et puis, c’est pas non plus gagner d’avance.

    Bonne soirée à toutes et tous.

    Sarah

  • RITES
    27 novembre 2010   [
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    > Les travaux de Loges
    - 18 juillet 2006, par Tao

    L’histoire !
    Bonsoir,

    Sur un plan personnel et pour choisir en connaissance de cause, je pense qu’il faut se pencher sur l’histoire.

    Cela permet de connaître la genèse des mouvements, des idées, des croyances... J’ai été attristé en étudiant comment se sont formés les hauts grades d’apprendre que se sont les bourgeois de l’époque qui souhaitaient être l’égal des nobles avec des titres ronflants... affligeant n’est ce pas ?

    C’est de la même manière que je me suis forgé la conviction que le courant de pensée bouddhiste était acceptable pour moi car il n’y a jamais eu de guerre au nom du bouddhisme alors que les religions monothéistes étaient détestables car elles contenaient par nature les raisons de l’exclusion de l’autre... donc de la guerre.

    Alors l’histoire, celle des historiens, peut vraiment aider à comprendre, choisir et donc être libre.

    J’ai dit

    > Les travaux de Loges
    - 18 juillet 2006, par EMEREK

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi sur cette interprétation des hauts grades. Les "hauts grades" ne prétendent pas à une supériorité mais bien plutôt à un approfondissement du troisiéme degré.Ce troisiéme degré,si on ne le développe pas comme il se doit, est difficilement compréhensible.Toute la "suite" permet d’apprécier la richesse du symbolisme de ce troisiéme degré.En fait le grade de maître est le premier des grades de perfection(ce terme correspond plus à la réalité). Ce ne sont pas les bourgeois en mal de franfreluches et de pseudo-termes ronflants qui ont appporté les hauts grades en Angleterre mais bien plutôt les immigrés Irlandais pauvres qui avaient le "Royal arch "dans leurs bagages(voir un post précédent) Ils avaient également le grade de Maître maçon qu’Anderson ne pratiquait pas. En France,l’écossisme était développé indistinctement par les bourgeois et les nobles .Cette pratique pris un essor foudroyant sur le continent car il décuplait la spiritualité maçonnique. De toute façon dire que le bourgeois pouvait se gausser d’être au même niveau que le prince : c’est exact.... mais c’est tout simplement le principe de base de la maçonnerie :

    Qu’est ce qu’un Franc-maçon ? (rituel de 1724) "Un homme engendré d’un homme,né d’une femme et frère d’un roi"

    Fraternellement à toutes et tous

  • RITES
    28 novembre 2010   [
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    Un peu d’exégèse, ou l’art de lire entre les lignes ...
    - 25 octobre 2006, par fabermother

    Bonsoir toutes et tous,

    Pour en revenir aux célèbres "Constitutions" d’Anderson, texte fondateur de la Franc-Maçonnerie dite "moderne", il y a ce passage qui m’a toujours laissé rêveuse ...

    Un maçon est obligé, de par sa tenure, d’obéir à la loi morale et s’il comprend bien l’Art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irréligieux.
    - Un athée est-il forcément stupide ? 
- Un libertin est-il forcément irréligieux ?

    Peut-on considérer que si on est un athée intelligent ou un libertin religieux, ça passe ?

    Je vous laisse le soin d’imaginer d’autres questions. Et même de répondre !

    Bonne soirée,

    Faber

    Un peu d’exégèse, ou l’art de lire entre les lignes quand c’est écrit tout petit
    - 25 octobre 2006, par antonio

    Coucou tout le monde.

    Notre Faber international a des envies de débat ou alors elle va à la pêche. De toutes manières, les unes comme l’autre m’agréent ce soir.

    Faber n’a pas tort. Le texte original anglais donne : " A Mason is oblig’d by his Tenure, to obey the moral law ; and if he rightly understands the Art, he will never be a stupid Atheist nor an irreligious Libertine ". Pas de problème jusque là. Mais alors, où est l’os me direz-vous ? Il s’agit en fait du début du premier paragraphe du chapitre premier de ces constitutions dont le signataire de la dédicace au Duc de Montaigut est faite sous la plume du pasteur Desaguliers. L’éditeur responsable dirions-nous aujourd’hui, est le pasteur Anderson.

    Devenu en 1738 (seconde édition) : Un maçon est obligé par sa tenure d’obéir à la loi morale en tant que véritable noachite et s’il comprend bien le métier, il ne sera jamais un athée stupide, ni un libertin irréligieux, ni n’agira à l’encontre de sa conscience. (en anglais : "A Mason is obliged by his tenure to observe the moral law as a true Noachide ; and if he rightly understands the Craft, he will never be a stupid Atheist nor an irreligious Libertine, nor act against conscience")

    Avouez qu’en l’espace de 15 ans, la vue devient un tantinet différente. Pas fondamentalement, d’accord, mais différente. Il arrive, et je ne suis pas le seul à le penser, mais les références m’échappent pour l’instant, ce qui arrive à toute société humaine : elle évolue. Est-ce pour autant que cette évolution doit s’accompagner d’un abandon (total ou partiel) d’une Tradition ? Les mentalités et les comportements évoluent, la Tradition doit-elle évoluer ?

    Nous ne devons pas oublier que c’était là la première phase d’une tentative d’intégration d’un phénomène jusque là très discret issu d’une Tradition séculaire et dont on voulait faire profiter le plus grand nombre. Projet ambitieux et louable, nous savons aujourd’hui ce qu’il en est. Mais en lisant les textes anciens, gardons-nous de leur donner une signification dans la langue d’aujourd’hui à celle qu’elle fut il y a deux siècles et demi, plus ou moins. Pour vous en convaincre, essayez donc de lire du François de l’époque de Rabelais (environ 1540) ou, pour rester dans le sujet, le texte anglais des constitutions suivi d’une des nombreuses traductions en français.

    Bonne lecture à tous, Antonio.

    Un peu d’exégèse, ou l’art de lire entre les lignes quand c’est écrit en GRAND

    - 26 octobre 2006, par Antonio

    Bonjour Isis, Faber, et tous nos amis.

    As-tu, avez-vous remarqué déjà le titre ? Tout un poème. Il me semble que l’on parlait quelque part d’athéisme et voilà un moine bien sympathique sous des dehors un peu bourrus. Mais je l’aime bien.

    En gros je dirais que sa foi n’est pas ébranlée, mais la vision qu’il peut en avoir le trouble profondément.

    Amitiés fraternelles, Antonio.

    PS : Malgré une re-lecture attentive, quelques coquilles : La transmission de la Maçonnerie opérative se fait fin 16ème et non fin 17ème.

    Si le Cooke est bien daté du 15ème (entre 1410 et 1430), le Regius, lui est daté d’environ 1390 donc 14ème siècle.

    Sorry,..

    • EXéGéSe
      29 novembre 2010   [
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      > Un peu d’exégèse.
      - 26 octobre 2006, par Antonio

      Bonjour toutes et tous.

      A la demande générale je vais donc vous interpréter le Noachide. Si je vous dis "... le Talmud appelle les lois noachides, les lois des fils de Noé", nous ne sommes pas sortis de l’auberge. En effet on peut lire "La réflexion sur le Décalogue (= la loi Mosaïque) s’est poursuivie au Moyen âge avec Maïmonide qui a inventé le concept de ’lois noachides’, censées avoir été établies par Noé. Ces sept ’lois’ résumant le Décalogue permettent aux rabbins de considérer les chrétiens et les musulmans comme ’non idolâtres’ puisqu’ils auraient accepté ces ’lois noachides’ . Et plus précisément "La Genèse rapporte (Ge 9:1,6) des instructions que Noé aurait données à ses fils après le déluge. Certains rabbins, partant de ces instructions, les ont développées en sept commandements appelés commandements noachiques (voir Actes des apôtres), ou noachides : 1. soumission aux juges, 2. interdiction de blasphémer, 3. interdiction de rendre un culte aux idoles, 4. interdiction de se livrer à l’impureté, 5. interdiction de tuer, 6. interdiction de voler, 7. interdiction de manger la chair avec le sang (Ge 9:4, cf. Sanhédrin, 56 b).

      Bref la base des 10 commandements. Mais venons-en à notre affaire, c’est-à-dire les remarques de Faber. Sans aller trop loin, mais démontrable historiquement, la maçonnerie est issue sans conteste d’une Tradition chrétienne séculaire. La base (donnée pour ses structures depuis l’antique Rome, je n’ai pas les références sous la main mais je peux vous les trouver), a certainement évolué d’un concept religieux qui était le sien vers un contexte chrétien sinon catholique (après 325) et s’est vraisemblablement divisé à plusieurs reprises dans des directions, sinon opposées, à tout le moins différentes. Une des branches nous a donné la toujours active Maçonnerie Opérative (avec les différents Devoirs toujours en activité en Europe) qui a elle-même donné fin 17ème siècle ce qui allait jeter les bases de la Maçonnerie Spéculative Moderne, dont je précise tout de suite qu’elle n’est pas l’héritière de la première mais dont elle a repris des principes. Principes dont le plus important, la religion. Il faut bien vous ancrer dans le ciboulot que les 16ème et 17ème siècles étaient encore profondément religieux et la presque totalité de l’Europe chrétienne dans les trois grandes familles catholique, protestante et anglicane (lire le poème Regius de fin 16ème ou le manuscrit Cooke début 15ème). Faut-il dès lors s’étonner des termes "Libertin irréligieux" ou "Athée stupide" ? Pour les mots "religion" et "athée" la réponse est devenue évidente.

      D’autre part on pourrait encore hésiter sur le terme de "Noachites" car il est aussi attribué aux descendants de Noé, c’est-à-dire tout le monde, après le déluge. Dans cette acceptation, la connotation religieuse s’estompe.

      A la question : "Pensons-nous aujourd’hui comme nos pères du XVIIIème siècle ?" la réponse sera sans doute fortement nuancée d’une personne à l’autre. Dans les deux locutions où la religion est mêlée, la version n’est cependant pas nommée. Nous sommes dans une période où la liberté des mœurs prend une amplitude non négligeable. Et qui dit Noé dit aussi Seth, sa femme et l’épisode de Sodome et Gomorrhe. Épisode très connu à cette époque où donc libertins (habitants de Sodome et Gomorrhe) = sans religion (des noachites). De plus il était normal que tout le monde fût d’une des couleurs du christianisme. Donc idiot d’être athée. Dans tous les pays européens de cette époque, l’état était plus ou moins sous la main des églises et il fallut attendre la révolution pour que se prononce définitivement la séparation. Faut-il rappeler que jusque la révolution de 1789, la France était toujours la fille aînée de l’Église et que le Royaume uni avait en la personne du roi, le chef de sa propre Église. Ce fut sans doute avec les deux versions des Constitutions le début d’une déchristianisation progressive et inexorable aboutissant en 1877. Je ne me pose ni en "pour" ou "contre" ce phénomène, je me borne pour l’instant à le constater.

      Voilà pour les références et situations historiques vérifiables. Pour mon sentiment personnel sur la question, il vous faudra attendre le prochain épisode : "Noachites, le retour".

      Bien fraternellement à vous

      Antonio.

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  • RITES
    28 novembre 2010   [
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    > Un peu d’exégèse (suite)
    - 26 octobre 2006, par EMEREK

    Excellent ANTONIO.... En guise de complément à ce que tu nous a bien résumé : Voici le texte de 1813 des constitutions revu et corrigé par La Grande Loge Unie d’Angleterre : (A la fin de la très longue scission entre les "Ancients" et les "Moderns", les deux courants se réunifient en formant l’actuelle Grande Loge Unie )

    « Concernant Dieu et la religion : un maçon est obligé, de par sa tenure, d’obéir à la loi morale et s’il comprend bien l’Art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irreligieux. De tous les hommes, il doit le mieux comprendre que Dieu voit autrement que l’homme car l’homme voit l’apparence extérieure alors que Dieu voit le coeur. Un maçon est par conséquent particulièrement astreint à ne jamais agir à l’encontre des commandements de sa conscience. Quelle que soit la religion de l’homme ou sa manière d’adorer, il n’est pas exclu de l’Ordre, pourvu qu’il croie au glorieux Architecte du ciel et de la terre et qu’il pratique les devoirs sacrés de la morale. Les maçons s’unissent aux hommes vertueux de toutes les croyances dans le lien solide et agréable de l’amour fraternel, on leur apprend à voir les erreurs de l’humanité avec compassion et à s’efforcer, par la pureté de leur propre conduite, de démontrer la haute supériorité de la foi particulière qu’ils professent... »

    En ce qui concerne NOE, celui-ci apparaît dans le Discours du Chevalier de Ramsay en 1737..... comme par hasard ...... Ce discours inaugure l’apparition de « hauts » grades en maçonnerie
    http://www.fm-fr.org/fr/article.php3 ?id_article=0017

    Quand à « stupid atheist » aucune équivoque possible dans le texte un athée ne peut être que stupide dans la langue de la perfide Albion, donc ceux qui interprètent en disant :
    - « Oui mais moi je suis athée mais pas stupide »..... se plantent s’ils se référent au constitutions...

    C’est d’ailleurs marrant au GODF ou ce livre trône en bonne position (...) dans les loges dans lesquelles certains frères revendiquent un athéisme pur et dur…

    > Un peu d’exégèse (sans faim)
    - 26 octobre 2006, par antonio

    Bonjour mon Frère.

    Tu as tout à fait raison. Et pour le complément de 1813 où le texte change encore allant vers une déchristianisation à mon sens ambiguë et pour le fameux Discours du Chevalier de Ramsay. J’ai eu peur de faire vraiment trop long.

    Pour l’athéisme en tant que position philosophique il faut attendre le résultat de la révolution de 1789 et ses annexes pour que, profitant du rejet global des officiers de la religion (mais pas de la religion elle-même, nuance !), l’athéisme surgisse comme une contre position structurée à celle soutenue par les églises et une description d’ ESCHATOLOGIE (explication de la fin des temps : voir ce mot à http://fr.wikipedia.org/wiki/Eschatologie) cohérente.
    - Vous avez compris que j’en parlais dans le cadre de la Maçonnerie.

    Il est vrai que nos petits copains ont parfois des positions un peu paradoxales mais ce sont quand même des Frangins.

    Merci encore pour tes compléments.
    Bien fraternellement . Antonio.

    Il y a encore de la moelle dans cet os

    - 26 octobre 2006 EMEREK

    J’ai retrouvé l’extrait du manuscrit« GRAHAM » de 1726 qui met en scène NOE et ses fils dans une histoire qui préfigure un drame que nous connaissons...
    http://reunir.free.fr/fm/oldcharges/graham.htm
    « ..... .Nous le possédons par tradition et aussi par référence à l’Ecriture qui dit que Sem Cham et Japhet eurent à se rendre sur la tombe de leur père Noé pour tenter d’y découvrir quelque chose à son sujet, qui les guiderait jusqu’au puissant secret que détenait ce fameux prédicateur. Ici, j’espère que chacun admettra que toutes les choses nécessaires au nouveau monde se trouvaient dans l’arche avec Noé. Ces trois hommes avaient déjà convenu que s’ils ne trouvaient pas le véritable secret lui-même, la première chose qu’ils découvriraient leur tiendrait lieu de secret. Ils n’avaient pas de doute, mais croyaient très fermement que Dieu pouvait et aussi voudrait révéler sa volonté, par la grâce de leur foi, de leur prière et de leur soumission ; de sorte que ce qu’ils découvriraient se montrerait aussi efficace pour eux que s’il avaient reçu le secret dès le commencement, de Dieu en personne, à la source même. Ils arrivèrent donc à la tombe et ne trouvèrent rien, si ce n’est le cadavre déjà presque entièrement corrompu. Ils saisirent un doigt qui se détacha et ainsi de suite de jointure en jointure jusqu’au poignet et au coude. Alors, ils redressèrent le corps et le soutinrent en se plaçant avec lui pied contre pied, genou contre genou, poitrine contre poitrine, joue contre joue et main dans le dos, et s’écrièrent : "Aide-nous, 0 Père ! ". Comme s’ils avaient dit : " 0 Père du ciel aide-nous à présent, car notre père terrestre ne le peut pas ". Ils reposèrent ensuite le cadavre, ne sachant que faire. L’un d’eux dit alors : "Il y a encore de la moëlle dans cet os" , et le second dit : "mais c’est un os sec " ; et le troisième dit : "il pue" .

    Ils s’accordèrent alors pour donner à cela un nom qui est encore connu de la Franc-Maçonnerie de nos jours. »

    Très fraternellement à toutes et tous

  • La VéRiTé
    28 novembre 2010   [
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    21 octobre 2006, par Bill
    - Mullet of the Isle, was he free mason ?

    Vous connaissez cette chanson ?

    Progrès ! partout ce mot résonne Gage d’un heureux avenir ; Mais toujours la nuit environne Cet astre si lent à venir. (Bis.) Pour percer les crêpes funèbres, Dont se voilent les préjugés, Maçons, des coeurs découragés, Dissipez les sombre ténèbres. Et reprenant leurs droits, la douce charité, La vérité, Affranchiront du joug l’humanité.

    Si parfois la politique L’égoïsme dicte les lois ; Que le dévouement maçonnique Plus haut ose élever la voix ; (Bis.) De tous les peuples de la terre Formons une chaîne d’amis, Dans chacun de nos ennemis, Ah ! que chacun retrouve un frère ! Et reprenant leurs droits, la douce charité, La vérité, Affranchiront du joug l’humanité.

    Maçons que ce banquet rassemble, Vrais soldats de la vérité, Vidons, amis, vidons ensemble, La coupe de fraternité ; (Bis.) Puissions-nous, c’est mon espérance, A tout profane offrant la main, Tous, un jour voir le genre humain Former une sainte alliance. Et reprenant leurs droits, la douce charité, La vérité, Affranchissant du joug l’humanité.

    Faites pas trop bouillir vos cerveau

    Bill

    > être ou ne pas être
    - 21 octobre 2006, par EMEREK 


    Qu’y a-t-il de plus important pour l’Homme :
    >>> la recherche du progrès
    >>>la recherche de la perfection

    Corollaire :
    Peut-on se contenter d’oeuvrer pour le seul progrès de l’Humanité sans ESSAYER de se perfectionner soi-même...

    > La troisième voie
    - 22 octobre 2006, par Antonio

    "That’s the question", comme disait l’autre.

    A première vue, si j’étais cynique je dirais que n’étant pas Dieu, la perfection ne m’est pas approchable je ne peux donc, au mieux, qu’étendre le progrès. Soyons donc progressistes. Le problème c’est que la nature, toute seule, s’occupe déjà de cet état de choses (dixit Albert Jacquard et avant lui, Darwin). Je fais quoi alors ? Cela donne un dilemme dont, avec mon seul raisonnement je ne peux sortir sans me déjuger quelque part.

    Si donc je ne choisis pas le progrès, je dois choisir la perfection : bonjour les dégâts. Serait-il possible alors, mon cher Emerek, qu’il existe une troisième voie ? A mon point de vue, oui mais, autre problème, elle n’est pas accessible à la seule méthode rationnelle. Il y a déjà bien longtemps je me suis fait taxer de "catégorique" et je réalise combien il avait raison celui qui émit ce commentaire. Dans mon métier je me dois de l’être, dans la route que je me suis choisie j’ai appris qu’il y a toujours une troisième voie. Tout le problème réside à la trouver et, quand on l’a trouvée, à l’accepter.

    Il n’en reste pas moins que ton dilemme vaut son pesant de caramels mous et mérite qu’on y prête réflexion.

    Bien fraternellement,

    Antonio.

    > La troisième voie

    - 22 octobre 2006, par fabermother

    Si il y a deux voies apparentes, il y a toujours une troisième voie suggérée.

    Là, c’est le point où il faut abandonner le rationnalisme (fort utile par ailleurs) et laisser place à l’intuition et l’imagination.

    Comme cette troisième voie provient d’un autre plan que la pensée culturelle et de raisonnement, elle peut faire peur. Il faut de l’acceptation et de la confiance. Et beaucoup de coeur.

    Histoire d’embrouiller les cartes, le progrès n’existe que si il n’y a pas perfection. La perfection n’implique aucun progrès.

    Na ! On est bien avancés, non ?

    J’ai commencé à m’écarter un peu de ce genre d’interrogations, aussi importantes soient-elles, car j’en viens à me demander si il ne faut d’abord s’atteler à ce que qu’on peut appeler "accomplissement personnel" dans une communion avec les lois de l’univers.

    • La troisième voie
      28 novembre 2010   [
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      Les TERNAIRES

      - 22 octobre 2006, par EMEREK
      - 
troisième voie ???

      D’accord avec vous .
      La Kabbale illustre parfaitement cette troisième voie.

      Comme en maçonnerie il y a trois colonnettes.

      De part et d’autre dans l’arbre séphirotique se trouvent
      - à droite.... l’Amour et la générosité
      - à gauche....La Justice

      ... Et au centre l’HARMONIE.

      La kabbale est un outil extraordinaire et, en tant qu’outil, fait intimement partie de la maçonnerie en particulier au Rite écossais ancien et accepté.

      On peut également évoquer les colonnes du Temple de Salomon avec au centre une colonne virtuelle qui est la porte.... Mais c’est une autre histoire...

      A mon avis : il n’y a en maçonnerie bien que 3 colonnettes, les élucubrations avec une « 4ème colonnette » n’apportent rien et font diversion.

      En résumé, on en revient toujours aux ternaires, exemple ici :

      >>> Progrès Humain, Perfectionnement individuel sous l’égide d’un Principe Supérieur (Harmonie)...

      >>> Le Maçon, l’Autre et l’idée du Principe Supérieur vient à l’esprit (Cf. Levinas)

      Bien à vous Toutes et Tous

      > Les TERNAIRES

      - 22 octobre 2006, par fabermother

      Avec la Kabbale, on risque de rendre perplexe certains lecteurs.

      On ne parle pas forcément de Kabbale dans les Loges bleues. Mais il n’est pas nécessaire non plus d’être FM pour s’intéresser à la Kabbale.

      J’abonde dans le sens où la "méthode" de réflexion kabbaliste rend superflu beaucoup de discours argumentés.

      Plus classiquement, on appelle les trois piliers de l’arbre sephirotique :
      - le pilier de la Compassion
      - le pilier de la Rigueur
      - le pilier de l’Equilibre ce qui revient au même.

      Droite ou gauche sont relatifs, cela dépend d’où on se place.

      Trop de compassion comme trop de rigueur déséquilibre l’harmonie de la Création.

      Que l’harmonie soit avec vous.

      Faber

      Nota : 
- Kabbale : mot hébreu signifiant tradition, transmission, clé... 
- Sephira (pluriel sephiroth) : mot hébreu signifiant livre, manifestation, révélation ... Dans l’hebreu il y a plusieurs racines imbriquées qui enrichissent le sens global.

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  • VéRiTé ... PeRFeCTioN ?!
    28 novembre 2010   [
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    ➢ 22 octobre 2006, par Eléonore

    Quelle autre aventure merveilleuse mérite, pour moi, d’être vécue, à part celle de tenter d’arriver au moment de la mort, plus éveillée qu’au départ ?

    A cet instant, je ne veux rien regretter, et pour cela profiter de chaque chose que la vie envoie, comme une occasion de progresser. Etre à chaque instant en ordre intérieurement. Dur challenge, je trouve, qui n’aime pas le laisser aller.

    On ne peut œuvrer à l’extérieur que lorsque l’on sait œuvrer pour soi, la progression vers la perfection ne peut se transmettre avec des mots, seulement avec des actes, les seules choses reconnaissables. Le seul fait d’ouvrir la bouche à ce sujet ramène en arrière car pour moi cela ne supporte pas l’intellectualisme.

    La progression vers la perfection ne supporte pas non plus que l’on s’estime arrivé, et pour n’importe quoi que ce soit, le simple fait de se ressentir parfait démontre un manque d’humilité et ouvre la porte à l’étape suivante. Par contre je peux tacher de faire du mieux que je peux à chaque moment, avec où j’en suis et ce que je suis, cela est à ma portée. C’est pas pour les autres c’est pour moi, si c’est bon pour eux aussi, et bien tant mieux, on avance ensemble, ma progression peut servir comme celle des autres me sert.

    Eléonore

    ➢ 24 octobre 2006, par céline

    Bonsoir Eleonore,

    Comme tu formules parfaitement ce que je pense ;-D
    OK, je plaisante. Quoique ...

    Pour moi, la perfection est comme le pied d’un arc en ciel : inaccessible. Mais s’il est dit qu’il s’y trouve un trésor, c’est pour encourager les chercheurs à avancer.

    Et c’est là l’important : continuer à progresser, à avancer quels que soient les obstacles du chemin. Tomber 9 fois et se relever 10. S’écarter parfois de la voie, se perdre, se blesser, mais toujours revenir et continuer.

    Continuer à travailler pour s’améliorer, avec bienveillance et tolérance pour soi et pour les autres. Car chacun a son propre rythme d’évolution et chacun part d’un endroit différent. Et chacun peut décider de faire des pauses ... plus ou moins longues.

    Continuer à avancer avec courage, confiance et vigilance : vigilance vis à vis de ses pensées, de ses paroles, de ses sentiments, de ses actes.

    Ce n’est pas facile, c’est vrai, mais comme dit un sage dont j’ai oublié le nom :

    "quand 2 chemins s’offrent à toi, prends toujours le plus difficile : car c’est celui qui te permettra de révéler le meilleur de toi-même"

    - révéler ou réveiller ?

    > L’aventure
    - 25 octobre 2006, par antonio

    Quelle autre aventure merveilleuse mérite, pour moi, d’être vécue, à part celle de tenter d’arriver au moment de la mort, plus éveillée qu’au départ ?

    En somme, en arriver à bien vivre sa mort. J’avoue, ce serait mon rêve si tant est que j’en arrive à aimer ma mort.

    Antonio.

    ➢ 1er novembre 2006, par Sarah

    Chère Eléonore,

    Pour l’instant l’idée de perfection, tu vois juste l’idée n’évoque pas grand chose pour moi.

    Ou alors, je suis parfaitement imparfaite. Et, j’aime bien regarder les choses ainsi.

    Pourquoi ?

    Et bien parce que perfection fait aujourd’hui référence pour moi à quelque chose d’extérieur.

    Une fois j’ai entendu une histoire (je ne sais pas si peux appeler celà comme ça...) :

    Son visage était un peu fort, Son oeil droit un peu plus bas que le gauche, Son sourire un peu de travers, Et son nez, pas exactement au centre.

    Mais, de l’ensemble se dégageait une harmonie incroyable.

    La perfection, je crois que je vois celà comme la vérité.

    Sa propre perfection. Sa propre vérité.

    Corps, coeur, esprit alignés.

    Et, je suis d’accord, ça ne s’arrête jamais.

    Tu crois que c’est une prise de tête mon truc ?

    Amicalement.

    Sarah

  • Vérité ... PeRFeCTioN ?!
    28 novembre 2010   [
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    perfection, vérité

    - 1er novembre 2006, par Eléonore

    Chère Sarah

    A mais non ! c’est pas prise de tête ton truc, enfin pas pour moi.

    Pour moi perfection c’est comme vérité, cela ne doit pas être extérieur.

    Perfection serait plutôt une manière d’être pour réaliser les choses,

    Vérité, aussi plutôt une façon d’être,

    Du coup se ne sont pas des choses qui se possèdent ou s’acquièrent, je n’aurais pas la perfection, jamais, pas plus que je n’aurais la vérité.

    Par contre je peux faire n’importe quelle action de ma vie avec la perfection dont je suis capable à l’instant, et en vérité avec moi-même. J’entends par perfection et vérité, quelque chose comme « et si je faisais chaque action de ma vie comme si c’était la dernière, autant donner le meilleur de moi-même et en parfait accord avec ce à quoi j’aspire pour mon être »

    Bon pour le coup, la, c’est moi qui fait une prise de tête.

    Eléonore

    > perfection, vérité
    - 
1er novembre 2006, par Sarah

    Ma TCS de C Eléonore,

    Oui, faire les choses de manière impeccable et avoir une tenue impeccable...

    Vérité oui la congruence.

    Et en vérité je te le dis, il y a des rencontres parfaites...

    Une excellente nuit de Samain à toi belle déesse aux accacias.

    Sarah

    Ca ne vaut pas "Le temps des cerises".

    - 22 octobre 2006, par fabermother

    Bonjour Bill et tou(te)s,

    Personnellement, je ne suis pas fan de ce genre de chansons et poésies "maçonniques".

    Il faut dire que, étant femme, je n’ai pas accès à la glorieuse Maçonnerie militaire et masculine (pléonasme). Et même si j’y avais accès, je ne pense pas que j’aurais choisi cette voie.

    Je ne sais pas ce que veut dire "douce charité".
    - Y-a-t’il une "dure charité" ?

    Et puis, qu’est-ce, en fait, la "charité" ?
    - Y-a-t’il plusieurs charités ?

    La Vérité ? Quelle Vérité ? Quelles vérités ?
    - Y-a-t’il plusieurs vérités ?

    - Quel est véritablement le "joug de l’humanité" ?
    - Et la "sainte alliance" ? Hein ? De qui, avec qui et pourquoi ? Brrr

    Je vois que mon enthousiasme délirant à la lecture de ce texte édifiant est palpable.

    Je ne sais pas pourquoi, mais dans mes oreilles résonnent l’écho de grandes déclarations de principe, en Loge ou aux Agapes, aussi pompeuses que théoriques, aussi larmoyantes qu’inutiles sans réel projet d’avenir.
    Quitte à entendre du flon-flon, je préfère autant "Le beau Danube bleu" (en plus cela me rappelle le film "2001 Odyssée de l’espace" - de quoi cogiter).

    Maintenant que j’ai exprimé ce qui me semble négatif, on peut attaquer le constructif. Suffit de déblayer un peu le terrain avant.

    La parole circule.

    Faber

    Pour la culture générale, voici Mullet of l’Isle de Bill :
    - ROUGET DE L’ISLE, Claude Joseph (1760‑1836) Compositeur français, auteur, en 1792, du Chant de guerre pour l’armée du Rhin, rebaptisé La Marseillaise. Membre de la Loge Les Frères Discrets, à Charleville.
    Auteur aussi du Chant du Rhin rebaptisé "Marseillaise".

    Et puis, dans un autre registre, un autre FM, communard, enseignant, auteur de l’Internationale :
    - POTTIER, Eugène (1816‑1897) Auteur du chant des travailleurs du‑monde entier : L’Internationale (1871). Initié en exil à New York à la Loge des proscrits de la Commune, Loge Les Égalitaires.
    Les citations proviennent de franc-maconnerie.org

  • VéRiTé... BONHEUR ?!
    28 novembre 2010   [
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    > Bonheur
    - 22 octobre 2006, par TAO
    - Cultiver sa vertue

    Peut-on faire le bonheur du genre humain ?

    L’histoire semble nous dire définitivement « non » et même plus violemment que cela, cette volonté de vouloir faire le bonheur des autres se traduit par des catastrophes à la chaîne : les bienfaits de la colonisation, les bienfaits du christianisme triomphant, les bienfaits du communisme, les bienfaits de la démocratie made in USA...

    Laissons les êtres, les peuples se déterminer eux-mêmes, laissons les gens devenir adultes par eux-mêmes.

    N’oublions pas qu’il n’y a que quelques centaines d’année que nous sommes sortis des guerres de religions, de l’obscurantisme de l’inquisition, de la royauté de droit divin...

    Nous avons des exemples réussis de prise de confiance : élévation rapide du niveau de vie en Asie (Indes, Vietnam, Chine du sud...).

    La Franc-maçonnerie n’est pas universelle et ne le sera jamais. Elle peut répondre aux besoins de certain et cela est déjà énorme.

    Je mettrai une petite touche de philosophie extrême orientale pour dire que l’universalité prend naissance au centre de l’individu et que çà n’est qu’à partir de ce centre qu’elle pourra se répandre, mais pour qui la famille a encore un sens, le pays, l’état... alors que nous sommes enseveli sous l’individualisme :

    Cultivé en soi-même sa vertu sera authentique ;
    - cultivé en famille, elle enrichira ;
    - cultivé dans son pays, elle grandira ;
    - cultivé dans l’état, elle sera florissante ;
    - cultivé dans le monde, elle deviendra universelle (Lao Tseu)

    VéRiTé... PeRFeCTioN Bonheur ?!
    - 22 octobre 2006, par Eléonore

    Non, sûrement non on ne peut faire le bonheur de l’humanité, l’idée est prétentieuse et on connaît ce que cela donne, on ne peut que faire son propre bonheur et souhaiter qu’il puisse donner des idées. Et je pense aussi que toute chose intérieure s’étend lentement, d’un individu à sa famille, ses proches, son village,sa région, son pays, la Terre...comme l’onde de l’eau.

    Les esclaves doivent se libérer de leurs chaînes eux même, car ceux qui posent les chaînes n’auront jamais intérêt à les enlever.

    Tout au plus on peut montrer que l’on peut vivre sans chaîne, mais c’est tout. Difficile, quand l’on sait ce que peut avoir d’effrayant, voir d’indécent, la liberté pour celui qui ne peut même pas l’imaginer en rêve.

    L’être qui tache de vivre sa liberté et son bonheur se retrouve souvent ralenti par ceux, qui impuissants devant leur enchaînement ne voient pas pourquoi il y arriverait, lui.

    Dorénavant, en guise de chaîne, je n’accepterais qu’une chaîne d’union, sinon rien... :-D

    Eléonore

    - 23 octobre 2006, par fabermother

    Ma chère Eléonore,

    Ô combien sommes-nous dans la même pensée de la liberté !

    Etre sans chaînes est plus un état d’esprit qu’un état physique. On peut enchaîner un corps, une condition. On peut tout ôter des biens matériels. On peut s’acharner à avilir, à asservir.

    On n’enchaînera jamais un esprit libre.

    Pour la chaîne d’union, banco !

    Douce nuit (ben oui, il n’est que 01h11).

    Faber

    VéRiTé... PeRFeCTioN Bonheur ?!
    - 25 octobre 2006, par celine

    Pour moi, le bonheur EST un état d’esprit personnel. On ne peut donc le FAIRE, ni pour soi, ni à plus forte raison pour les autres.

    Tout au plus peut-on travailler à être conscient de ces petits bonheurs quotidiens qui nous sont donnés à travers les expériences de la vie.

    Et cultiver ce Bonheur intérieur par la recherche de notre être essentiel et la conscience de la Vie.

    (sourire)

  • La Voie du Coeur
    1er décembre 2010   [
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    Gémissons mais espérons !
    - 29 novembre 2005, par Fabermother

    Certains m’en feront peut-être le reproche, mais j’assume de parfois lever le voile. Si j’ai reçu la transmission, c’est pour transmettre à mon tour.

    Donc je vous livre ce magnifique texte de la chaîne d’union (très peu modifié), et je le dédie à mon compagnon (...)

    Il a franchit la Grande Porte (...)

    "Cette chaîne nous unit en dehors de l’espace et du temps.

    Le monde des apparences tient nos cœurs prisonniers dans ce Lieu où nos bras sont enlacés.

    Mais nos esprits sont libres au-delà des murs, au-delà des frontières, au-delà des mers.

    L’Heure vient de sonner.

    Frères visibles et invisibles, présents par le corps ou par la pensée, nous veillerons ensemble sur le sommeil des hommes.

    Il n’y a qu’un Amour, Celui des vivants et celui des morts, Celui du travail et celui de la beauté, Celui des hommes et celui des femmes, Celui de la Nature et celui du Cosmos. Dans le monde où règne la matière, la force et le mensonge, Nous faisons le serment de toujours maintenir, lumineuse et droite, la Flamme de l’Amour unique et de l’Esprit humain.

    Recueillons-nous …

    Nos cœurs resteront unis."

    J’ai dit.

    > Gémissons mais espérons !
    - 4 décembre 2005, par Antonio
    Si la chaîne d’Union n’est pas l’Espoir, alors ce dernier n’existe pas

    Pas de reproches, que du contraire, et j’assume avec toi. Voici une autre version, sans dédaigner celle que tu as posté mon Frère, elle n’est ni plus belle ni moins facile, juste différente.

    "Architecte suprême de l’Univers, source unique de tout bien et de toute perfection ; 0 toi ! qui as toujours voulu et opéré pour le bonheur de l’homme et de toutes tes créatures, nous te rendons grâce de tes bienfaits paternels, et nous te conjurons tous ensemble de les accorder sans cesse à chacun de nous, selon tes vues et suivant son besoin. Répands sur nous, et sur tous nos Frères, ta Céleste Lumière ; fortifie dans nos c ?urs l’amour de nos devoirs, afin que nous les observions fidèlement. Puissent nos assemblées être toujours affermies dans leur union par le désir de te plaire et de nous rendre utiles à nos semblables. Qu’elles soient à jamais le séjour de la paix et de la vertu, et que la chaîne d’une amitié parfaite et fraternelle soit désormais si forte entre nous, que rien ne puisse jamais l’altérer. Ainsi soit-il."

    Amitiés, Antonio

    > La voie du Coeur

    - 4 décembre 2005, par Fabermother 
La Voie du Coeur

    La Voie du Coeur ! Le divin est en chacun d’entre nous.

    Et ne pas oublier Melkishedek.

    Désolée pour cette réponse très tardive, mais un message peut toujours arriver. J’espère que vous le lirez !

  • l’amour
    1er décembre 2010   [
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    - 4 décembre 2005, par Eléonore

    L’amour commence lorsque l’on accepte la différence de l’autre et son "imprescriptible" liberté. Accepter que l’autre soi habité par d’autres présences que la nôtre, n’avoir la prétention de répondre à tous ses besoins, à toutes ses attentes ; ce n’est pas se résigner à l’infidélité à notre égard. Non, c’est plutôt vouloir comme la plus haute preuve d’amour que l’autre soi tout dabord fidèle à lui même ; même si cela est une souffrance, féconde. Car elle nous oblige à nous déprendre de nous même, à vivre intensemment cette "dépossession" enrichissante.

    Dans la plus amoureuse étreinte, c’est un être libre qui nous étreignons, avec toutes ses possibilités ; mêmes celles qui nous échappent.

    - Je ne suis pas là , je ne dors pas,
    - Je suis les mille vents qui soufflent,
    - Je suis le scintillement des cristaux de neige,
    - Je suis la lumière qui traverse les champs de blé ,
    - Je suis la douce pluie d’automne, Je suis l’é veil des oiseaux dans le calme du matin,
    - Je suis l’étoile qui brille dans la nuit
    - N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,
    - Je ne suis pas là .

    Je ne suis pas mort.

  • RITES
    1er décembre 2010   [
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    > faber ! et le monde des penseurs !!
    - 17 septembre 2006, par Bill

    une petite histoire pour commencer : « Il était une fois, une île où les sentiments divers vivaient en harmonie : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l’Amour y compris. Un jour on annonça aux sentiments que l’île allait disparaître. Ils préparèrent donc leurs bateaux et partirent. Seul l’Amour resta. L’Amour voulait rester jusqu’au dernier moment. Quand l’île fut sur le point de sombrer, il décida enfin d’appeler à l’aide. La Richesse passait à côté de l’Amour dans un luxueux bateau. L’Amour lui dit : “ Richesse, peux-tu m’emmener ? ” Elle répondit : “ Non, car il y a beaucoup d’argent et d’or sur mon bateau. Je n’ai pas de place pour toi. ” L’Amour décida alors de demander à l’Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau, toutes voiles dehors : “ Orgueil, aide moi, je t’en prie ! ” Il lui répondit : “ Je ne puis t’aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau. ” La Tristesse étant à côté, l’Amour lui demanda, “ Tristesse, laisse-moi venir avec toi. ”. Elle esquiva : “ O oh... Amour, je suis tellement triste que j’ai besoin d’être seule ! ” Le Bonheur passa aussi à côté de l’Amour, mais il était si heureux qu’il n’entendit même pas l’Amour l’appeler ! Soudain, une douce voix souffla : “ Viens Amour, je te prends avec moi ”. C’était un vieillard qui avait parlé. L’Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu’il oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu’ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s’en alla. L’Amour réalisa combien il lui était reconnaissant et demanda au Savoir : “ Sais-tu qui m’a aidé ? ” “ C’était le Temps ” répondit le Savoir. “ Le Temps ? ” s’interrogea l’Amour. “ Mais pourquoi le Temps m’a-t-il aidé ? ” Le Savoir sourit plein de sagesse et répondit : ”C’est parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la Vie. ” ».

    Je crois en la Franc-Maçonnerie comme un dénominateur commun à toute notre humanité. Mais nous n’en sommes qu’à la Genèse de notre histoire. La plupart des Maçons eux-mêmes n’ont pas encore compris la portée réelle du mouvement maçonnique. Comment conclure un chantier en pleine construction, dont les fondations sont à peines sèches et les piliers porteurs ne sont pas encore tous élevés ? En fait il n’y a devant nous qu’un énorme terrassement ! Laissons de côté ce qui divise. Les obédiences ne divisent-elles pas ? Nos rites ne divisent-ils pas ? Rassembler ce qui est épars. Imaginer que les milliers que nous sommes aujourd’hui seront des milliards demain. Rêver qu’un jour notre Temple sera achevé. Que la concorde régnera parmi nous et que nous vivrons dans ce qui est notre jardin, loin, très loin des tumultes du passé, parce que nous avons appris que le respect de nous-mêmes passe par le respect de l’autre.La solution à nos problèmes ici bas ne peut donc venir que par les hommes. Lorsque les premiers maçons philosophes se sont réunis, ils ont créé un environnement propice à une solution universelle : la Fraternité.

    L’élément de base de notre Fraternité est un homme libre, avec tout cela comporte de défauts et de qualités. Microcosme du monde profane, nous nous plaisons à nous considérer comme membre dûment sélectionné, choisi et accepté. Alors donc, quoique tu en dises, le fait de t’exprimer car tu es un homme né libre et dument accepté, te vaudra autant d’oreilles bienveillantes que de remontrances. Il t’appartient de leur ré-apprendre ce que le mot Fraternité signifie, car il est difficile d’aller vers l’autre bien ancré dans ses croyances sans être considéré comme un prédateur ou un hérétique. Tu n’est pas seul, mais ou que tu ailles vas y avec ton coeur.

    Bill

    • Apprendre à se connaitre
      6 décembre 2010, par
      lüng ta   [retour au début des forums]

      > Apprendre à se connaitre
      - 11 septembre 2006, par caro

      Bonjour, Une petite réflexion sur l’intolérance et l’amour ...
      - Malcom de Chazal a écrit dans Sens plastique : "la plupart des intolérants se recrutent parmi les ignorants de soi " ...

      Apprendre a se connaitre ne serait il pas le premier pas vers l’amour de soi ? le premier pas vers la frontière entre l’intolérance et l’amour ? S’accepter soi même avec nos différences et nos similitudes avec l’autre et par la même occasion accepter l’autre par et dans ses similitudes et ces différences avec nous même ?

      Bonne journée caro

      L’amour commence lorsque l’on accepte la différence de l’autre et son "imprescriptible" liberté. Accepter que l’autre soi habité par d’autres présences que la nôtre, n’avoir la prétention de répondre à tous ses besoins, à toutes ses attentes ; ce n’est pas se résigner à l’infidélité à notre égard. Non, c’est plutôt vouloir comme la plus haute preuve d’amour que l’autre soi tout d’abord fidèle à lui même ; même si cela est une souffrance, féconde. Car elle nous oblige à nous déprendre de nous même, à vivre intensément cette "dépossession" enrichissante.

      Dans la plus amoureuse étreinte, c’est un être libre qui nous étreignons, avec toutes ses possibilités ; mêmes celles qui nous échappent.

      Répondre à ce message

  • la voie (du Coeur ?)
    1er décembre 2010, par
    lüng tâ   [retour au début des forums]

    > Les travaux de Loges
20 juillet 2006, par TAO

    Le travail d’un maçon...

    Le risque de la maçonnerie est de la prendre trop au sérieux.
    - La FM devient véritablement une spiritualité, s’il n’y a plus de différence entre ce que nous appelons le monde profane et le travail en loge. On dit ´ le travail d’un maçon ne s’arrête jamais... ª et cela doit être vrai car nous venons des loges opératives, notre symbolisme est un symbolisme de métier, nous glorifions le travail... aussi ce que je fais en loge et ce que je fais hors loge à la même valeur... de la même manière que la méditation bouddhiste peut se faire assis sur coussin ou en étant totalement un avec ce que l’on fait dans la vie courante On peut totalement oublier le rituel, les symboles, la vie en loge et demeurer maçon comme on peut ne jamais avoir fréquenté une loge est être un parfait maçon (on dit sans tablier).

    Ce trait de provocation, c’est avant tout pour faire sentir que nous devons assumer pleinement nos responsabilités en pensant, réfléchissant, agissant par nous même en toute liberté...

    Soyez libre, c’est à dire pensez, découvrez, cherchez par vous-même à comprendre les symboles et ne vous laissez pas influencer par les lectures que vous pouvez faire, par les conversations, les conférences que vous pouvez entendre.

    En effet, la franc-maçonnerie n’est pas une religion, elle n’a pas en elle les éléments d’une révélation. Elle ne fait pas appel à la croyance ou à la foi. Elle appartient au courant de la connaissance,

    c’est à dire qu’il faut, par soi-même découvrir notre propre v... (réalité/ainsité). La méthode est le symbolisme et la pratique du rituel. Elle met en œuvre les différents moyens physiques de perception dont la nature nous a pourvus : l’ouïe, le toucher, la vue, l’odorat, le goût.

    • la voie (du Coeur ?)
      5 décembre 2010, par
      lüng tâ   [retour au début des forums]

      > L’île aux sentiments
 par Tao

      Contexte maçonnique

      Au premier degré on abandonne son intellect, au second son affectivité, au troisième son courage, alors on reste face à ce qui n’appartient plus à la société...

      sans doute à sa véritable nature qu’il nous faut exploiter car nous faisons parti du monde des vivants. Adaptation oblige

      Exploiter aux mieux nos capacités en étant nous-mêmes constitue sans doute un acte d’amour... et il faut du temps.

      (Nous avons à en attendre (de la FM ) une évolution progressive et lente de nos manières de penser, de faire, de se comporter... une amélioration de nos relations avec les autres par l’intégration progressive des valeurs maçonniques comme la tolérance, le respect des autres, l’écoute, la patience, la concentration dans un travail loyalement accompli : rien d’extraordinaire en soi, (mais tous les ingrédients pour que nous puissions laisser à nos enfants une société plus harmonieuse et plus supportable.)

      > Pour la route
      - par Anne

      Nous avons à en attendre (de la FM) une évolution progressive et lente de nos manières de penser, de faire, de se comporter... une amélioration de nos relations avec les autres par l’intégration progressive des valeurs maçonniques comme la tolérance, le respect des autres, l’écoute, la patience, la concentration dans un travail loyalement accompli : rien d’extraordinaire en soi, mais tous les ingrédients pour que nous puissions laisser à nos enfants une société plus harmonieuse et plus supportable.

      - Tout le monde ne peut qu’être d’accord avec cela ; mais cette démarche peut se faire dans beaucoup d’autres structures que la FM : associations diverses, entre amis, en famille....

      Que faire pour le monde professionnel ? (politique ?)

      Qu’en pensez-vous ?

      Bonne nuit ou peut-être à tout à l’heure...

      Le diable du forum...

      > Pour la route du week-end

      - 11 juin 2006, par Fabermother

      Bonjour diablotine et tous et toutes.

      Cette démarche peut se faire dans d’autres structures, c’est évident. La question serait : mais se fait-elle de façon durable ?

      Pour le monde professionnel, ce n’est pas toi ni moi ni la FM qui allons trouver les solutions miraculeuses : il vaudrait mieux s’adresser au MEDEF, aux syndicats, aux partis politiques, au gouvernement, au parlement européen (ou les supprimer tous, ce qui nous éviterait d’écouter des bla bla).

      Avant de penser pouvoir ré viser quoique ce soit dans notre société, il vaut mieux s’atteler à s’améliorer soi-même, à apporter un peu de lumière dans notre entourage, à se prendre en charge pour ne pas être assisté .

      L’Etat providence est un leurre. L’Amour et le concernement humain sont une réalité.

      Ce n’est pas le tractopelle ni le bulldozer qui va arranger les choses, mais peut-être le battement d’ailes d’un papillon.

      C’était ma petite réflexion du dimanche matin pour ré pondre à notre diablotine.

      Faber aussi mother

      > Pour la route du week-end

      - 15 juin 2006, par Sarah

      Salut toutes et tous, chacun et chacune,

      Je suis allée me promener sur le blog cité en référence. Tradition et modernité ...

      Vaste programme.

      Peut être simplement, un temps pour chaque chose.

      C’est difficile quand on a "la tête dans le guidon" (cette expression me fait rire) de voir plus loin.

      Si par tradition, on entend transmission... mais j’ajouterai : réelle, la transmission qui élève... Transmission sélective en fonction de l’évolution (de toute façon, je crois que nous ne pouvons être qu’à la hauteur de nous-mêmes et de la compréhension qui va avec)... Celle qui permet la liberté d’être et de devenir.

      J’observe au niveau de l’histoire et aussi au niveau personnel, que l’évolution se fait par palier (avec des aller-retours entre les paliers, et oui, il faut travailler... bref).

      Si nous partons du clan en allant jusqu’aux nations.., nous nous apercevons qu’il y a exactement comme dans nos processus internes à certains moments, des blocages... comme un refus de lâcher quelque chose.

      Et comme une nécessité de passage à l’acte dans la rupture. J’entends par rupture, besoin de mettre à distance, le temps de faire l’expérience d’autre chose. Comme dans le processus initiatique, où pour commencer à apprendre à apprendre, il faut apprendre à se taire et à écouter, observer, ressentir...

      Le soucis, c’est lorsque les choses se font sans réelle conscience... Quoi que... Qu’est ce que j’en sais... Des plans du grand tout ?

      L’article parlait de la maçonnerie du temps des bâtisseurs de cathédrales, puis de l’évolution de l’enseignement par l’éloignement du métier manuel et donc de la possibilité de présenter l’œuvre au maître.

      Je me dis que l’important devait être que chacun fasse exactement ce qu’il devait faire et cela le plus parfaitement possible, afin que l’ensemble puisse s’élever, sans s’écrouler à la première bourrasque.

      La matérialisation d’une œuvre, facilite les choses.

      Le sentiment d’appartenance quel qu’il soit et donc aussi à un corps professionnel est quelque chose de très fort (le besoin d’appartenance vient en 3 sur l’échelle Mas Löw d’ailleurs). Quand il est sous tendu par un certain nombre de valeurs choisies il peut devenir une matrice féconde ou un glaive destructeur. Tout dépend de où nous regardons. Tiens, ça me fait penser à la Déesse des Déesses pour moi : Kali-Durga.
      - Il faut du sens à l’être humain. Pas des vérités, du sens. je crois que c’est l’essentiel.

      Si le cercle amical, familial ou professionnel permet l’évolution personnelle, il ne suffit pas à mon avis pour permettre une réelle évolution spirituelle. L’évolution spirituelle demande un travail, un effort et... la nécessité de confronter le fruit du travail.

      La Franc-maçonnerie aujourd’hui me semble être dans cette mouvance.

      J’y vois donc un processus initiatique traditionnel où chacun à son niveau taille et pose sa pierre. Mais pas n’importe comment.

      Si le besoin de se différencier (mais nous partirions alors sur le verbe) permet ensuite de se rejoindre, cela doit être juste.

      Je vois cela cette nuit avec mes yeux.

      Sarah

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      • la voie (du Coeur ?)
        6 décembre 2010, par
        lüng tâ   [retour au début des forums]

        > Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
        - 4 juin 2006 par Sarah

        Bon Jour à toutes et tous,
        Je reviendrais me ”promener” chez vous régulièrement car je ressens dans votre coeur au travers de vos écrits la même flamme, le même brasier que dans le mien. J’ai encore du mal aujourd’hui avec tous les : je suis ceci, je suis cela. Pourtant, je peux dire : je suis païenne. J’ai mis du temps pour trouver le centre, trouver le coeur et, faire confiance à ce mystère. Ce dont Emerek parle, ce que Faber et toi vous partagez un peu plus haut réchauffe mon coeur. Cobravif m’a également profondément touchée par son humanité avec un grand H. Je vois bien que les mots sont chargés du sens de l’expérience et de l’engagement dans une voie qui ne se laisse pas corrompre. Beaucoup de personnes cherchent sincèrement je le sais ´ je l’ai déjà dit ª et en même temps j’ai tellement vu d’hommes et de femmes utiliser leur appartenance à une chose ou une autre, ou encore d’autres utiliser les parcelles de connaissances grappillées à gauche ou à droite sans ordre, sans progression, sans discipline, sans règle... ou encore utiliser leurs frères et leurs soeurs pour assouvir leur soif de pouvoir personnel... Utiliser tout cela pour être reconnu narcissiquement et matériellement. Je suis d’accord Antonio, c’est une pandémie qui a débuté à mon avis dans les années 60 aux états unis. Quand tu disais : pas de troisième objectif. J’entend par troisième objectif : étendre un champ de pouvoir. Et, les champs de pouvoir qui cherchent à se bouffer les uns, les autres, il y en a. Au moins tu vois, la scientologie qui annonce son truc finalement et bien au moins je trouve ça clair. Je ne connais pas du tout sauf ce que tu en as dit et aussi parce que les média en parle beaucoup. Mais, cela n’est certainement pas un hasard. Il y a peut être une raison, enfin moi je crois qu’il y en a une, qui fait que beaucoup d’informations sont donné es afin d’obscurcir le regard de ceux qui cherchent la lumière. Pas besoin ´ d’être dans une secte ª répertoriée comme telle, pour être prisonnier à mon avis. Depuis enfant, il y a quelque chose de connecter en moi qui me relient à des gens proches. Je me suis aperçue également que cette connexion existait avec les personnes que j’accompagne dans mon boulot (je suis travailleuse sociale et travaille plus spécifiquement en protection de l’enfance), mais bon c’est un autre sujet. Et puis il y a ceux qui se sont connectés à moi ´ à mon insu ª et c’est encore autre chose.

        Quand ma grand-mère âgée de 98 ans est entrée dans la phase d’agonie, je l’ai su et j’ai pu venir très vite auprès d’elle. Depuis longtemps déjà les circuits entre son cerveau et sa paroles étaient passablement altéré s et les mots qu’elles disaient n’avaient pas le sens qu’elle y mettait. Une autre forme de communication s’est alors établie. Les quatre dernières années de sa vie, quand j’entrais dans sa chambre, une multitude d’informations contradictoires me parvenaient d’une façon ni émotionnelle, ni intellectuelle. Le dernier jour, la peur était partie de cette chambre. Il y avait quelque chose comme une aspiration. Je me suis vue, sans la toucher (elle n’é tait pas croyante) physiquement, au dessus de son front faire un signe de croix. Puis, revenant à moi-même lui dire que je l’aime. Elle est partie très vite. très loin. Je n’ai pas ressentis ça avec tous les gens proches que j’ai accompagné. D’autres ont mis plus de temps il me semble. Mais, je ne sais rien réellement de cela. Simplement, je sais que si la souffrance ne peut être évitée, elle peut être vécu autrement. Et, que la vie est réellement une magnifique opportunité d’aimer. Je me sens la soeur de tous ceux et toutes celles qui savent que la lumière existe et qu’elle n’appartient à personne.

        Bisous à vous. Sarah.

        > Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie

        - 4 juin 2006 par Sarah

        Longtemps j’ai cherché à lutter contre la souffrance. Contre la mienne surtout en fait. je voulais imposer ma vision pour que l’autre souffre moins et ainsi, moi, je souffrais moins. Accepter que l’autre ait son chemin, et que ce chemin soit un mystère pour moi a été une clé qui m’a ouverte à l’amour, au don et à la présence.

        L’autre jour alors que je demandais son soutien à ma grand-mère pour un exam que je devais passer, j’ai entendu cela : Je ne suis plus là maintenant ma petite Sarah, mais je suis encore là. Tout ce que j’avais, tout ce que j’ai pu, je te l’ai donné de mon vivant et maintenant tu le portes. Souvent, quand j’épluche des légumes, que je fais des crêpes ou autre chose... Je vois ses vieilles mains se superposer aux miennes. Et, d’une certaine manière, se sont un peu les miennes où peut être ce qu’elles deviendront. Quand vous parlez de transmission ici, pour moi c’est tout simple. Je vois cette lumière qui continue de se frayer un chemin parmi les ténèbres.

        Bonne soirée à toutes et tous.

        Sarah

        > Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
        - 7 juin 2006, par Antonio

        Bonsoir à toutes et à tous, mais particulièrement à Sarah ce soir.

        J’ai lu et relu ton post, et finalement je ne m’arrêterai que sur les dernières phrases.

        Je ne sais pas d’où je venais quand je suis né, je ne sais pas plus où j’irai à ma mort. En attendant je fais mienne tes phrases : "Et, que la vie est réellement une magnifique opportunité d’aimer. Je me sens la soeur de tous ceux et toutes celles qui savent que la lumière existe et qu’elle n’appartient à personne ".

        J’avoue être inspiré par tes mots parce que, sans savoir où tu te situes, tu n’es pas très loin d’une vérité . En tout cas de celle que j’ai appris à connaître il y d jà pas mal de temps. Il est facile avec tes mots de composer une définition de la Franc-Maçonnerie : Le chemin vers la lumière qui dévoile une opportunité d’aimer.

        (…)

        bien à toi, Antonio

        > Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie

        - 15 juin 2006, par Sarah

        Cher Antonio,

        J’ai découvert que "mettre en lumière", c’est à dire éclairer, donc regarder, voir... permet de dé couvrir une multitude de facettes en nous et autour de nous. Ecouter, toucher, sentir, ressentir, goûter... fait dé couvrir des mondes inconnus jusqu’alors... où en chacun d’eux existe au moins un enseignement. (engagement ?)

        Quand je regarde mes frères et mes soeurs, je vois le joyau au delà de l’image projetée bien souvent.

        ça me fait penser à un livre d’Eric-Emmanuel Schmitt : la part de l’autre. (Il s’interroge sur le destin d’Hitler si il avait été reçu à l’école des beaux arts ?)

        Un très beau film aussi me vient que j’ai récemment vu : va, vis et deviens.

        Et un petit dernier : tout sur ma mère d’Almodovar. En attendant d’aller voir : volver.

        Voilà, parce que la spiritualité se nourrit de l’humanité et vice-versa.

        Merci mon frère. Merci aussi pour cette formidable douceur que tu émanes.

        Sarah

        > Lumière, vous avez dit Lumière ?

        - 17 juin 2006, par Antonio

        Bonsoir chère Sarah.

        Il est très surprenant de lire ou d’écouter ce que la lumière peut être inspiratrice. Rien d’étonnant qu’elle soit un des principaux thèmes de la Franc-Maçonnerie et pas seulement d’elle d’ailleurs. Sa faculté de pouvoir être réfléchie par une surface polie, sa possibilité de pouvoir être absorbée et réémise mais aussi de pouvoir être réfractée ou bien modifiée. Ainsi il va de la connaissance. Non pas la vulgaire (sans connotation péjorative) mais la supérieure, celle qui ne se laisse appréhender qu’au travers de l’initiation et qui a besoin de la Tradition pour se transmettre. Cela me rappelle, puisque quelques écrivains sur ce site ont lu le blog de Tao cité quelque part plus haut, que je me fendrai, par petits morceaux, au gré de l’inspiration et des commentaires, de quelques mots en désaccord amical et malgré tout fraternel sur ses idées de la Tradition.

        Ainsi nous avons l’Apprenti, l’échine courbée et la "tête dans le guidon", dont le seul travail est de la polir, sa pierre. Puis, devenu Compagnon, il utilisera sa pierre pour aiguiser les outils des Apprentis, pour terminer, Maître, en luisant, lui aussi, dans la ténèbre. Le problème c’est que la lumière dont nous aimons parler n’est pas quantifiable et la raison pure ne saurait l’approcher. Sans le coeur, impossible de la trouver ni même de la discerner. Connaissance voilé e, jamais dé voilé e, elle offre de multiples visages et ne se laisse approcher que par la voie d’amour.

        Merci ma Soeur pour tes mots gentils. Je pense que nous voyageons sur la même voie et en bonne, très bonne compagnie. Plaise au Ciel que beaucoup nous rejoignent et que ceux qui nous accompagnent persévèrent.

        Bonne nuit à toutes et tous, Antonio

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    • la voie (du Coeur ?)
      6 décembre 2010, par
      lüng tâ   [retour au début des forums]

      > L’initiation 
25 août 2006, par Bill

      Bonjour à vous toutes et tous

      Ma chère Caro, il y a quelques années je m’adressait à nos jeunes Frères dans à peu prés ces termes :

      "La lumière dans le symbolisme maçonnique est liée à l’initiation qui suppose transmission d’une connaissance d’un initié à un impétrant. Deux composants sont nécessaires : une méthode de transmission, une connaissance à transmettre.

      Les méthodes de transmission sont très nombreuses et disparates : "de mon âme à ton âme" du bouddhisme à l’utilisation de plantes hallucinogènes (Carlos Castaneda) dans l’initiation des Indiens du sud des USA, de la répétition d’invocations à la contemplation de mandala, de la souffrance de l’ascèse à l’ivresse des cérémonies vaudou... Guenon site un proverbe soufis : "il y a autant de voies pour arriver à Dieu qu’il y a de rayons dans le cercle". La démarche première du cherchant est de trouver la voie qui lui convient et la responsabilité de l’initiateur est de rejeter les cherchants qui ne sont pas faits pour la voie qu’il utilise dans son enseignement initiatique. Pour qu’il y ait initiation, il faut qu’il y ait transmission, cette transmission correspond à l’accès à une autre connaissance : le passage des ténèbres à la lumière. Par delà, le symbole même de la lumière, notre objectif est d’en rechercher la nature et la réalité. C’est le doute et non la certitude qui nous a fait rentrer en Maçonnerie, c’est le doute et non la certitude qui nous oblige à nous dépasser ; mais le doute peut aussi, s’il est trop fort, nous faire perdre le désir du combat vers la lumière et conduire à notre propre destruction."

      > Il était une fois un jour ... par fabermother

      Bonjour tou(tes),

      Je crois que c’était Héraclite (philosophe grec) qui disait : "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve".

      Un nouveau jour vient de commencer. Suis-je la même ? Et vous ? Qu’y a-t-il de changé autour de moi et de par le monde ?

      Chaque jour comme une nouvelle existence. Comme une nouvelle aventure. Comme un nouvel espoir peut-être.

      Même si la Franc-Maçonnerie ne m’avait appris que ça, je n’y serais pas entré pour rien. Cette voie intérieure n’a pas forcément besoin de la Maçonnerie (il y en beaucoup d’autres), mais pour moi, c’est là que je l’ai trouvée.

      Puisque déjà à deux reprises nous avons côtoyé le mot "hasard" (une fois avec Cobravif, une autre avec Coyote), voici quelques citations que je suis allé pêcher. Je les livre à votre réflexion.

      - « Le hasard, c’est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer. » Théophile Gautier
      - « Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito. » Albert Einstein
      - « Le hasard, ce dieu inconnu, qui joue un si grand rôle dans ma vie... » Hector Berlioz
      - « Ce que nous appelons hasard, c’est peut-être la logique de Dieu. » Georges Bernanos
      - « La seule divinité raisonnable, je veux dire le hasard. » Albert Camus
      - « « Hasard » est le nom que Dieu prend quand il ne veut pas qu’on le reconnaisse. » Albert Einstein
      - « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. » Paul Eluard

      Bonne journée. Mes pensées vous accompagnent.

      Fabermother

      > Il était une fois un jour ...

      - 19 septembre 2006, par TAO

      
Emerveillement

      Le hasard est la mesure de notre ignorance. L’écart qui résulte de notre incapacité à voir et à comprendre.

      Le monde n’est pas déterminé mais des liens de causalité se créent en permanence.

      Abandonnons notre vision personnelle, laissons-nous pénétrer des mystères de la beauté. Le hasard ne sera plus fatalité mais émerveillement.

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    • la voie (du Coeur ?)
      7 décembre 2010, par
      gyro   [retour au début des forums]

      > La Règle
 11 juin 2006, par Tao

      La règle maçonnique a 24 divisions... pour indiquer que toutes les heures sont utiles dans la vie d’un maçon. Une petite indication comme quoi il n’y a pas de distinction entre la vie maçonnique et la vie profane, entre le temps maçonnique et le temps profane.

      > La Règle et le temps
      - 
12 juin 2006, par Antonio

      Très Cher Frère Tao.

      Il y a aussi une autre vision du temps qui me permet de faire la transition entre le temps courant et le temps maçonnique. Pourquoi sinon, aurions-nous des rituels d’ouverture et de fermeture des travaux ? Pour ceux que j’ai eu l’occasion de vivre et d’autres que j’ai pu étudier dans le texte, ils offrent tous une certaine similitude : un décollement du temps normal pour atteindre une temps sacré dans un espace sacré lors de l’ouverture, et le cheminement inverse à la clôture des travaux. Je regrette un peu parfois la simplification des rituels allant parfois jusqu’à devenir sommaires. Cette é tape, qui me paraît indispensable, semble alors complètement escamotée.

      Avec un avis apparemment à l’opposé du tien, je m’accorde avec toi et ces 24 divisions. Peut-être pas pour la Règle, mais c’est sans importance à ce stade. Mais indéniablement, toutes les heures sont propices aux travaux des Maçons. Je me contenterai de re-citer une phrase de mon rituel, au moment de la clôture des travaux, indiquant suffisamment la continuité des travaux en tout temps et en tout lieu : "... et porter parmi les autres hommes les vertus dont vous avez promis de donnée l’exemple...". Je pense simplement que ce sont des travaux de nature différente.

      Bien fraternellement, Antonio.

      « Au revoir. Il y a un temps pour tout, même pour que les temps se rejoignent. »

      sourire

      ...

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    • la voie (du Coeur ?)
      10 décembre 2010, par
      gyro   [retour au début des forums]

      • Sans que ne me vienne le besoin de rajouter un maux.

      Ou peut être ses qqles mots de T N H :
      - << L’univers dans un grain de poussière...

      ... qu’il soit aussi minuscule qu’un grain de poussières ou aussi énorme qu’une montagne, quel que soit l’objet, il n’est pas séparé de la réalité "ultime". En fait il contient l’immense totalité de la réalité.

      ... quand je regarde les arbres en face de moi, mon esprit ne sort pas de moi pour aller dans la forêt, et il n’ouvre pas non plus une porte en moi pour laisser les arbres entrer. Mon esprit et les arbres sont un ... L’infiniment petit n’est pas intérieur, l’infiniment grand n’est pas extérieur.>>

      ainsii, sur le chemin qui nous foule à chaque pas, restons dans la pleine conscience de nos pas afin de :

      voir un uni_vers dans le creux éminant d’un espace né sans

      et un nirvana en toute chose inhérente et rémanente

      Tenir l’infini dans l’espace immanant d’un vide naissant

      et l’éternité dans l’instant .

      Qui parle d’infiniment petit et d’infiniment grand... (sourire)
      - il n’y a pas d’infiniment petit et d’infiniment grand... ni intérieur ni extérieur...

      et ni d’inter_rieur... ni d’exter_rieur...

      et je m’immiscerai comme une ombre-phosphorescente

      A la croisée de toute (hein...) certitude, dérivant sur un esquif-coursier en pleine terre-océane, je rencontrai un chatoiement gracile ; et un rayonnement solaire, statutaire et gracieux à la fois, transperça mon bord tribord de son regard étincelant. En un instant, je sus que cet éclat allait éclipser une lune (hein...partiale) - et la nuit fût dissonante... fracassante... Les multitudes de plaines s’enchainèrent aux horizons sans fin - et les océans s’entrouvrirent sur des rivages sans nom. Piétinements incessants. Cavalcades insensées. Ebrouement sûr - vivant à l’heure des infinis ressentis. Râles des vies denses... Sens de l’élan, qui s’affranchit sous la pression de ces flancs suants la vie qui sévit au-delà de toute contrainte. Conscience sans temps... instant de vertige – animal, et cavalier du vent se libérant de son souffle, dans cette étreinte fugace.

      ô petit matin le fracas combiné des deux astres en mes chairs me plongea dans une réalité transfigurée. La terre me submergea, l’océan m’ensevelit, et, à la lueur de l’aube naissante - câresss incantatoire - cils en cieux - lire : et sans ciel - et vie d’amant, le jour c’est levé : “Kyrielles torrentielle d’aqua_r(é)elles sensuelles… RITUEL Originel, (...) Essentiel” ô plaisir partagé. - Esquisse sub-lunée : illuminescence frêle, ou flamboyance solaire : étincellement irradiant ! (Et) Sous rire, déchiqueté, je m’assoupis sur l’ombre portée de mes désillusions nocturnes. La barre toujours à l’ouest, je naviguai à présent en véritable solitaire à la recherche d’évanescentes offrandes, propitiatoires ô plaisir du jour né sans... (conscience s’entend). A mon réveil, la nuit s’étirait déjà... inexorablement ! - et les couleurs nées fastes “s’irisèrent en myriade(s) d’aquarelle(s) mordorée(s) !” essence ciel le clair - obscur apaisement B.A.R.I.O.L.é de silence entendu.

      ∂e l’épure esquissée aux flamboyances étincelantes... je m’élude en silence.

      ô plaisir...

      paul

      NB : remerciement au Smé pour ses embruns solaires profanés

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  • Le présent
    3 décembre 2010   [
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    >14 octobre 2006, par fabermother
    - Si vous n’avez pas de temps à "perdre", zappez.

    LE TEMPS DU BON’HEUR ... PUISQUE NOUS AVONS L’AGE

    PREAMBULE

    L’expérience et l’âge venant, étant passée sur le deuxième versant de ma vie, il m’a semblé comprendre que le bonheur pouvait être différent de la joie, du plaisir, de la satisfaction d’un désir comblé, et peut-être aussi du bien être physique ou matériel.

    Le bonheur pouvait, bien sûr, inclure toutes ces notions, mais pouvait aussi s’en passer.

    J’ai découvert, au fil de mes réflexions, ou plus exactement de mes méditations, que la trame du bonheur se plaçait, tout au moins pour moi, sur un plan très différent, un plan plus subtil et, paradoxalement, également plus dense.

    LE TEMPS

    Pour expliquer le cheminement de ma pensée, je dois vous parler de ma vision du cycle du temps.

    Dans les vocables BON-HEUR et MAL-HEUR, il y a un suffixe commun, une constante qui est le mot HEURE. La différence entre les deux concepts vient du préfixe BON ou MAL.

    Ayant eu l’impression de réinventer l’eau tiède, je suis passé de la notion d’heure (qui est une fraction de la comptabilisation du temps) au temps lui-même. Je reviendrai sur l’heure plus loin.

    Depuis toujours, les être humains, et sans doute aussi les règnes animal et végétal et peut-être aussi minéral, ont rythmé leurs activités sur deux cycles complémentaires :

    - un cycle de lumière ... le JOUR,
    - un cycle d’ombre ... la NUIT.

    Ces deux cycles pourraient être représentés par deux circonférences réunies par un point unique qui est à la fois midi et minuit, le zénith et le nadir.

    Tracez un huit dans l’espace. C’est une figure qui ne finit jamais, qui n’a pas de rupture. C’est le symbole de l’éternel recommencement, double serpent Ouroboros qui ingère et génère l’autre indéfiniment. Le huit couché représente l’infini. Au pont focal MIDI/MINUIT, un cycle inversé recommence : lumière - obscurité - lumière - obscurité ... jusqu’à la fin des temps, jusqu’à la fin du temps.

    Monotonie ? Pas du tout. Il n’y a jamais deux mêmes jours, deux mêmes nuits, chaque recommencement étant porteur d’une coloration légèrement différente, d’une atmosphère subtilement autre.

    Depuis que le Grand Œuvre de cet Alchimiste qui a séparé le subtil de l’épais, et qui a fait que ORDO AB CHAO, que l’ordre surgisse de l’indispensable chaos créateur et porteur de tous les composants, il y a toujours un soir et un matin.

    Par cette action le temps avait commencé d’exister, et les cycles se sont mis à se succéder : JOUR/NUIT - SAISONS - SIECLES - MILLENAIRES - VIE/MORT.

    Nous jouissons de cette magie des cycles, mais aussi victimes de l’entropie qui nous mène vers un point focal qui s’appelle mort. Je dis bien « point focal » avec une note d’interrogation, non « point final », car nous ignorons en fait si l’autre boucle du huit existe ou pas après cet événement.

    La peur, le refus de cet événement, pourtant si prévisible car inéluctable, ne viendrait-elle pas d’un certain manque de confiance dans la formidable horlogerie du cosmos, de notre impossibilité d’une véritable investigation scientifique et rationnelle de cet au-delà ? La question reste entière, et sans réponse vérifiable si ce n’est l’intime conviction incommunicable de l’un ou de l’autre.

    Il est écrit dans le manuscrit appelé AMDOUAT, datant du début du Nouvel Empire Egyptien (environ 1 500 ans avant notre ère) : « Les Dieux et les Elus pénètrent dans la dernière heure de la nuit, en tant que vieil homme, dans le corps d’un serpent géant de 1 300 coudées et en ressortent rajeunis en tant que jeunes enfants. »

    LA MESURE DU TEMPS ET SA RELATIVITE

    J’ai effleuré les cycles qui composent la marche du temps, et j’en viens maintenant à la mesure du temps et ce qu’elle a de relatif dans le vécu psychique de chacun d’entre nous.

    L’homme a d’abord nommé année le cycle complet des saisons, généralement en partant d’une équinoxe de printemps à l’autre, et en se basant aussi sur les constellations et la durée variable des jours et des nuits selon l’époque de la dite année. Pour ne pas trop rallonger mes propos, je ne parlerai pas cette fois ci des différents découpages de l’année selon les mesures de calcul et les époques ou civilisations, mais ils furent et sont encore approximatifs, car aucun découpage n’a totalement réussi à s’accorder avec la marche de notre système solaire. La preuve en est qu’on est obligés d’ajouter des jours épagomènes, de faire des années bissextiles, de ne pas donner le même nombre de jours aux mois, et malgré cela on est encore obligé de réajuster tous les x siècles pour ne pas se retrouver dans quelques millénaire avec midi à minuit. Nous savons bien que le midi de notre montre n’est jamais le vrai midi solaire (là où le soleil brille à son zénith), et avec les heures d’été et d’hiver modernes, on n’a pas arrangé les choses.

    Mais enfin, cela permet de vivre en société, d’avoir des repères suffisants, bien que fictifs, pour se retrouver et avoir des activités ensemble. Je me vois mal dire à un ami : « téléphone-moi quand l’étoile du berger apparaîtra à tant de degrés au dessus de l’horizon ».

    La perception de l’écoulement temps est du domaine psychique. Il est relatif d’une personne à l’autre. Une heure, chronomètre suisse en main, peut sembler brève à l’un et interminable pour l’autre. Cela doit dépendre de l’état psychologique, et également physique, dans lequel on se trouve à ce moment-là.

    Le même événement peut avoir un temps subjectif différent selon que l’on soit en état d’éveil, nos sens et notre intellect étant sollicités et l’intérêt stimulé, ou bien qu’au contraire, l’ennui ou une forme de pression se soit installés.

    Un état d’éveil exacerbé peut arriver à rallonger la durée perceptible du temps. Un état de somnolence quasiment hypnotique, peut aider à raccourcir une temps qui aurait semblé interminable autrement.

    Dans un autre registre de relativité, pensons quelques instants à la disproportion entre la durée d’une vie humaine par rapport à la datation des grands événements cosmiques :

    - un minuscule point a surgi du néant il y a 15 milliards d’années et ce fut le big-bang ;
    - il a fallu 1011 secondes pour que toute la matière de l’univers soit constituée ;
    - 10,4 milliards d’années furent encore nécessaires pour qu’une étoile que nous appelons « soleil » commence à briller, soit il y a « à peine » 4.6 milliards d’années ;
    - des poussières de cette étoile se formèrent les neuf planètes de notre système solaire et il fallut encore 6.4 milliards d’années pour que les eaux se forment à la surface de notre terre, et que les premières molécules du vivant apparaissent ; et nous transportons l’héritage de ces premières molécules depuis 4 milliards d’années, d’un état de vie à l’autre, d’une génération à l’autre.

    Comment voulez-vous qu’après cela, quelques années de plus ou de moins dans nos existences aussi brèves qu’un clignement de paupière ou un battement d’aile de papillon puissent vraiment avoir quelque importance ? L’insignifiante brièveté de notre moyenne de vie (entre 70 et 90 ans environ) paraît également sans importance. Quel rôle pouvons nous avoir dans la grande marche de l’univers dans un aussi misérable laps de temps ? Que valent nos plaisirs dérisoires, nos peines, nos douleurs, nos espoirs, nos rires et nos larmes face à l’immensité en temps et en volume du cosmos ?

    Et pourtant ...

    LE BON’HEUR ... PUISQUE NOUS AVONS L’AGE !

    Et pourtant, malgré la prise de conscience de notre insignifiance et la remise en cause de l’importance de notre vie, nous pouvons nous sentir rassérénés et non pas désespérés.

    Nous portons tous en nous quelque chose d’indicible, d’inqualifiable, qui nous pousse, contre toute logique apparente, à tenter, dans les quelques milliardièmes de temps qui nous est dévolu à l’échelle universelle, à saisir une parcelle d’éternité et d’en faire du bonheur.

    Le bonheur, n’est-ce pas être à l’écoute de la pulsation du torrent de la Vie, que cette vie se déverse sur nous par le courant de la nature, des autres, de notre moi intérieur, et de participer à ses rythmes en les acceptant, en y adhérent ?

    Accepter ses émotions, ses douleurs, ses joies, sans en devenir esclave mais en les épurant, en les recyclant, dans une alternance de passivité et de dynamisme . Ce n’est pas de la démission, mais du vrai travail d’initié, de l’apprenti qui a mis le premier pas sur un chemin qui traverse ténèbre et lumière pour en faire la synthèse et recommencer l’œuvre.

    Le BON’HEUR, ce n’est pas la béatitude de la satisfaction de son ego et de ses sens. C’est beaucoup plus et beaucoup moins à la fois. C’est être à la BONNE HEURE de soi, des autres, de l’univers.

    « CE QUE TU FAIS TE FAIT ».

    Aucun acte, aucun regard, aucune pensée, aucune attitude ne sont neutres ou bénins. Je ne suis qu’un maillon de l’invisible chaîne qui se déroule depuis la nuit des temps, mais je suis un maillon indispensable, aussi petite que je sois. Quelques secondes d’harmonie peuvent être parfois le bénéfice de toute une vie : ce n’est pas la durée mais l’intensité qui compte.

    Fabermother

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    2 janvier 2011, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]
    LA FRANC-MACONNERIE – son universalisme

    LA FRANC-MACONNERIE – son universalisme

    La Franc-Maçonnerie est universelle … Nous avons tous entendu cette phrase dans nos loges… Mais qu’en est il ? Comment concevoir et percevoir cette universalité alors que la Franc-Maçonnerie est au coeur de nombreux clivages ?

    Y a t- il une réponse au travers de cette planche glanée sur le net ? Le Symbolisme… l’interprétation des symboles au travers du vécu de chacun semble en effet la piste, la réponse à cet interrogation…

    J’ose espérer, et c’est aussi un idéal… que la franc-maçonnerie est universelle car elle rassemble au sein de ses loges et au travers de ses travaux des femmes et des hommes de tout horizons œuvrant ensemble pour tous …

    Lamesh

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    4 janvier 2011, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]
    La modernité de la pensée maçonnique

    La modernité de la pensée maçonnique

    « La Modernité de la pensée maçonnique » est une réflexion supplémentaire sur l’avenir de la Franc-Maçonnerie… Entre tradition et « modernise » (je n’aime pas trop ce dernier mot) quels sont les choix qui s’offrent à la Franc-Maçonnerie …

    La pensée maçonnique a quoi se résume-t-elle ? Et que doit elle advenir ? Doit on parler de modernité ou de progrès ?

    Voilà les suggestions contenues dans cette planche de la loge

    Lamech

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    6 janvier 2011, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]
    La Franc-maçonnerie, médicament de l’âme ?

    « La Franc-maçonnerie, médicament de l’âme » … Rien que le titre de cette planche est magnifique et intuitif.

    Nos âmes sont torturées par nos passions, nos préjugés, nos vanités, etc… Combattre tout cela n’est-il pas une des raisons ou la raison principale pour laquelle nous avons emprunté le chemin initiatique que nous offre la Franc-Maçonnerie ?

    Oui – Non : L’éveil de nos conscience n’est il pas le véritable remède ? La Franc-Maçonnerie serait une école de l’éveil…

    Je vous laisse découvrir cette planche de la loge « Fidélité et Prudence à l’Orient de Genève« 

    La Franc-maçonnerie, médicament de l’âme

    Lamech

  • La franc-maçonnerie, une utopie ?…
    6 janvier 2011, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]
    La franc-maçonnerie, une utopie ?…

    Cette planche/réflexion provient du site de la loge maçonnique « Unité-Solidarité » Orient de Perreux Sur Marne, Grand Orient de France.

    (...)

    Cette planche est magnifique car elle aborde exactement ce que nous faisons en loge ou ce nous devrions faire en loge …

    Lamech

  • Tradition et modernité dans la Franc-Maçonnerie
    6 janvier 2011, par
    gyro guelpar   [retour au début des forums]
    La Franc-Maçonnerie est-elle libérée de tous ses tabous ?

    Il s’agit d’une planche provenant de la Grande Loge Nationale Française, qui il est vrai, je n’aborde guère sur le blog. Toutefois, ce n’est pas en raison d’un apriori quelconque…et les sujet sabordés méritent d’autant plus que l’on s’y attarde en raison des « spécificités » de cette obédience.

    Ce morceau d’architecture intitulé « La franc-Maçonnerie est elle libérée de tous ses tabous ? » est intéressante car elle aborde trois tabous : le tabou de la religion, le tabou de la sexualité et le tabou de la politique au sein de la Franc-Maçonnerie et plus particulièrement au sein des Loges maçonniques.

    L’intérêt d’une planche n’est-elle pas de nous interpeller individuellement au sein du collectif ?

    Lamech

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