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L’économie solidaire
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dimanche 17 février 2002, par rocbo

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L’économie solidaire se donne comme objectif de réconcilier initiative et solidarité, valeurs trop souvent séparées : à l’économique, l’entreprise, au social, le partage. Elle se doit d’éviter d’être l’amalgame d’une économie caritative qui substitue la sollicitude et la bienveillance au droit avec une économie informelle qui ne permet guère que la survie des plus défavorisés.

L’économie solidaire ne peut rendre la sphère économique partenaire de la vie sociale qu’en affirmant la dimension politique de son action. Son devenir est dépendant de la capacité de ses acteurs à renforcer leur autonomie, à recréer des relations basées sur la liberté et l’égalité des membres du groupe, quel que soit son statut (salarié, bénévole, usager_). Elle se doit d’exiger que "l’État assume ses responsabilités sociales et garantisse des droits sociaux universels, pour que la citoyenneté puisse s’exercer réellement. Ceci implique au Nord une ouverture de l’État à la négociation et à la gestion partagée avec les réseaux de la société civile et au Sud la reconstruction d’un État de droit, garant notamment des droits économiques et sociaux" (Déclaration de Lima).



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> L’économie solidaire, par grenouille
> L’économie solidaire, par contrat de ville de noisy le sec (93)
> L’économie solidaire, par bouteille62510
difference entre l’economie politique et la politique economique, par meryem
> L’économie politique
> L’économie solidaire, par kadri
> L’économie solidaire
> L’économie solidaire, par ihsane
> L’économie solidaire, par gyro guelpar




> L’économie solidaire
26 septembre 2007, par grenouille   [retour au début des forums]

j’ai du mal à cerner les structures qui composent l’economie sociale et celles de l’economie solidaire

> L’économie solidaire
27 juillet 2004, par contrat de ville de noisy le sec (93)   [retour au début des forums]
colloque du 4 mai 2004- paris

pourriez vous me dire comment recevoir le compte rendu du colloque du 4 mai 2004 organisé à l’initiative dela DARES dont le sujet était : la croissance de l’emploi non qualifié en france.

> L’économie solidaire
3 avril 2004, par bouteille62510   [retour au début des forums]

Je voudrais savoir l’éthique de l’économie solidaire et les effets sur l’états

merci davance

bouteille62510@yahoo.fr

difference entre l’economie politique et la politique economique
6 janvier 2004, par meryem   [retour au début des forums]

je veux savoir des information sur la differnce ventre l’economie politique et la politique economique

> L’économie politique
1er novembre 2003   [retour au début des forums]

Je cherche des informations sur la difference entre la politique economique et l’economie politique

> L’économie solidaire
4 juillet 2003, par kadri   [retour au début des forums]
economie sociale et solidaire

je cherche une definition des services de proximite a l’interieur de l’economie sociale et solidaire et aussi la definition des services d’aide aux personnes a l’interieur des services de proximite

> L’économie solidaire
5 juin 2003   [retour au début des forums]

JE CHERCHER DES RENSEIGNEMENTS SUR LE THEME "MARCHE DU SPORT ET ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE" APPARTENANCE ET ENJEUX. MERCI DE VOTRE AIDE. JULIETTE.

  • > L’économie solidaire
    15 juillet 2004, par
    marie   [retour au début des forums]

    dans le livre de Bernard Enjolras : économie solidaire et marché, il y au chapitre sur ce thème.
    pour ma part, lem rché du sport est loin d’appartenir à l’économie sociale et solidaire, peut être seulement du fait qu’il ya beaucoup d’associations dans ce secteur. mais quelles sont les valeurs qu’elles défendent réellement ?

> L’économie solidaire
2 avril 2003, par ihsane   [retour au début des forums]
www.google.com

je veux des informations complexes sur l’homo economicus :
definition de l’homo economicus
les dates et les grands auteurs

> L’économie solidaire
22 février 2002, par gyro guelpar   [retour au début des forums]
Robert Crémieux, Mouvement national des chômeurs et précaires

Robert Crémieux, Mouvement national des chômeurs et précaires

Il était une fois, un secrétariat d’Etat, comme tombé du ciel, que ses géniteurs avaient décidé d’appeler « à l’économie solidaire ». La divine surprise fut pour tout le monde. Mais attention, la surprise ne fut pas de même nature pour les uns et les autres. Certains, de loin les plus nombreux, découvrirent que l’économie pouvait se prénommer « solidaire ». Ce dont ils cherchèrent, d’ailleurs vainement, la confirmation dans les bouquins d’économie. D’autres, une poignée d’acteurs de terrain de l’économie solidaire, virent dans cet avènement la consécration de leur persévérance et de leur acharnement. Quelques mois plus tard... il n’est sans doute pas encore temps de faire le bilan mais il n’est pas inutile de faire quelques constats. Par exemple, même l’acte manqué de son intitulé miraculeux aura été un « coup » médiatique fécond. On sait que ledit secrétariat d’Etat aurait pu aussi bien s’intituler « à l’économie sociale » et qu’il a failli se nommer « à l’économie sociale et solidaire » [1]. Mais cette dénomination fut jugée trop longue par un futur candidat à la présidentielle, ce qui tendrait à prouver que tout est politique. Le meurtre symbolique du « social » par le « solidaire » déclencha une belle pagaille, qui dure encore, qui n’a qu’un intérêt marginal sur le fond, mais qui sert de révélateur aux enjeux que des termes employés à tort et à travers recouvrent. Bref, le débat public et citoyen était lancé sur un sujet ignoré du plus grand nombre et occulté par une minorité qui y trouve son profit. Et ça - le débat public - ça, c’est de la politique.
Pour le coup, les acteurs de l’économie sociale solidaire [2] se sont montrés timides, frileux, désarmés, bref, apolitiques. Ou a-politique si l’on préfère, c’est-à-dire à la fois dans la politique jusqu’au cou mais sans vouloir le reconnaître. D’autres n’ont pas ces pudeurs. Le chef de file de l’économie non solidaire, c’est-à-dire de l’économie dominante, libérale, profiteuse et capitaliste, a trouvé des mots justes pour appeler ses pairs à faire de la politique. M. Ernest-Antoine Seillière, a notamment déclaré dans un article du journal Le Monde du 26 octobre dernier : « Quelle part les entrepreneurs, et en leur nom le Medef, doivent-ils prendre dans le débat qui s’ouvre dans notre pays avec les échéances électorales capitales de 2002 ? Je réponds sans hésitation : la part la plus large possible ». C’est lui qui a raison. Il dit tout haut ce qui est une réalité. Les choix économiques, tels que les grands patrons les conçoivent, ne doivent pas rester l’affaire de gestionnaires ou de comptables, mais être l’enjeu du débat politique si ce même patronat de droit boursier veut continuer à gouverner le monde (et piloter à son profit la mondialisation en marche, que les anglo-saxons nomment plus justement globalisation libérale). L’économie au profit des êtres humains ou l’économie mise au service du profit : il y a bien là les deux termes d’une alternative. Ou d’un choix de société, ce qui est encore de la politique. Economie solidaire ou non solidaire, that is the question.

Eco-citoyen

Le décor du drame étant posé, voyons pour les acteurs. Chacun pense alors qu’il s’agit de brosser une énième fois le tableau synoptique ou pas des diverses familles de l’économie sociale solidaire : mutuelles, coopératives, associations, etc.
Pas du tout. Le propos est à la fois plus modeste et plus vaste. Les acteurs se sont les acteurs de l’économie : producteurs, marchands, consommateurs, c’est-à-dire chacun de nous. Chaque éco-citoyen [3], est engagé jusqu’au cou dans des choix quotidiens de nature économique et politique à la fois : allumer le poste de télé, refuser de manger un yaourt Danone, prendre les transports en commun, mettre un bulletin dans l’urne (c’est fou le coût d’un bulletin, multiplié par le nombre de citoyens, etc. : de nombreuses imprimeries mettraient la clé sous la porte sans cette commande publique essentielle et démocratique). Le lecteur l’aura compris, la question que ne pouvait se poser Shakespeare est la suivante : qui du citoyen ou de l’homo economicus tapi en chaque être humain ira voter aux prochaines échéances de 2002 ? Chez de nombreux individus, la main droite ignore hélas trop souvent ce que fait la main gauche. Pourtant, cela se soigne. Le plus généralement par ce que l’on appelle de la politique. Il semble même que les partisans et acteurs de l’économie sociale solidaire aient à se préoccuper de toute urgence de cette thérapie. Faute de quoi la maladie peut être mortelle pour nombre d’entre eux.

Un pâté d’alouette

Ceci dit, ne tournons pas autour du pot. Les questions politiques, dans notre pays et dans la plupart des pays d’Europe sont tranchées par des élections et celles-ci l’enjeux de débats politiques menées par des partis politiques. Lesquels sont d’ailleurs des acteurs ayant une réalité juridique constitutionnelle. Soyons clairs : quels partis politiques aujourd’hui en France [4] sont des supporteurs de l’économie sociale solidaire ?
Les doigts d’une main suffisent amplement à faire le compte, et encore, il faut le dire vite. Les Verts et le PS ont certes des engagements dans ce domaine, si on fouille bien dans leurs programmes. Pourtant, au mieux, une grande partie de leurs responsables et militants ignorent de quoi il s’agit ; au pire de larges fractions des troupes de la majorité plurielle sont acquises à « l’économie de marché ». En l’espèce il s’agit d’un euphémisme commode. Décrypté à la lumière des actes, il ne signifie pas cette vérité vérifiable - que les staliniens et les polpotistes ont nié - que l’économie peut difficilement se passer de l’échange, c’est-à-dire du marché - mais que le profit est le seul véritable moteur du libre marché capitaliste, horizon indépassable et fin de l’histoire économique. Cette situation témoigne de la course de vitesse qui est engagée pour les prochaines échéances. Qui, à l’Assemblées nationale ou au gouvernement, décidera de la part des ressources nationales qui seront allouées à l’économie sociale solidaire ? Même le pâté d’alouette [5] actuel est menacé selon l’équipe qui sera demain aux commandes. Qui peut croire que le fragile et dérisoire partage actuel des finances publiques en faveur respectivement de l’économie de profit (des milliards) et de l’économie sociale solidaire (des queues de cerises) sera seulement préservé ? Or, lorsqu’il est question aujourd’hui d’économie sociale solidaire, la question du soutien et de l’engagement public est une question décisive. De vie ou de mort. Et pas seulement en matière financière, comme on a pu en voir la tendance en matière institutionnelle avec la suppression euro-libérale par Romano Prodi, en 1999, de la DG XXIII, département qui à la Commission de Bruxelles était chargé de l’économie sociale.

Accélérateur de débat

La création du Secrétariat d’Etat par Lionel Jospin a pourtant été un révélateur et un accélérateur.
L’accélération, notamment, s’est manifestée par une floraison de numéros spéciaux « économie sociale et/ou solidaire) dans les revues de nombreux réseaux associatifs, alternatifs ou politiques. Le débat citoyen, donc politique, a été relancé. Plus de livres sont parus en quelques mois sur ou à propos de l’économie sociale solidaire qu’il en était paru depuis plusieurs années. Des notions telles que la création de richesses (au sens économique) sont revisitées. L’effervescence intellectuelle est réelle autour de concepts novateurs. Cependant ce débat n’a pas encore atteint le grand nombre des citoyens, faute, par exemple, de débouchés à la radio et à la télévision, dans la presse et dans le débat universitaire. Les membres des partis politiques de gauche ou écologistes, voire d’extrême-gauche, tardent à intégrer et à trancher les termes de ce débat qu’ils perçoivent comme mené par des mutualistes ringards ou des illuminés de l’action socio-caritative. Comment s’en étonner quand on sait que l’écrasante majorité du personnel politique de gauche perçoit l’économie sociale solidaire comme génératrice de coûts (à réduire) plutôt que comme une création de richesses ? La vulgate libérale a fait des ravages.

Défaites politiques

Il faut dire aussi que, pour avoir déserté le terrain du combat politique, les acteurs et partisans de l’économie sociale solidaire ont laissé le champ libre au libéralisme triomphant. En renonçant à présenter leur vision de l’économie comme une alternative, ils ont renoncé du même coup à en faire un enjeu de débat et de combat politique. Au début du siècle, les bourses du travail, les coopératives étaient le fer de lance de luttes politiques pour disputer le terrain de l’économie au capitalisme. Les mutuelles à leur début, l’autogestion et l’auto-production s’appuyaient sur des courants politiques actifs et dynamiques. L’histoire de leurs défaites reste à faire mais il est certain que le terrain principal de leur échec n’a pas été celui de l’efficacité socio-économique mais bien le terrain politique.
A partir du moment où le mouvement ouvrier a été dominé par le courant marxiste-léniniste, représenté en France par le PCF, la lutte politique de larges secteurs des forces progressistes a renoncé à soutenir les conquêtes de l’économie sociale solidaire et des projets économiques alternatifs au profit de la seule revendication des nationalisations et d’une future « construction du socialisme ». Aujourd’hui, c’est en se ressourçant auprès des acteurs associatifs, des mouvements alternatifs et socialement novateurs, tels que le mouvement des chômeurs ou la Confédération paysanne, que les partis politiques renouvelleront leurs objectifs, leurs programmes et leurs pratiques de terrain.

Un concept dépolitisé

Le concept de tiers secteur, a permis un temps d’abuser les bonnes volontés. Forgé pour éviter d’aborder la question de l’alternative au libéralisme, il est significatif du déficit politique de la pensée de gauche. Il permet de rassurer les sectateurs du libéralisme en affichant la volonté de ne pas empiéter sur le territoire du « marché ». Au tiers secteur les productions et services non rentables, le social délaissé par les services publics, les emplois sous-payés des services à domicile. Le tiers secteur est un ghetto, enfermé dans les marges laissées vierges de l’économie capitaliste. Un concept qui s’affiche sans ambition dans l’espoir de ne pas effaroucher la Bourse. Un concept bien sûr dépolitisé puisqu’il est vidé d’enjeux sociaux décisifs. Bref, le concept de tiers secteur est piégé car il est vendable de Madelin à Robert Hue.

Une économie plurielle

Celui d’économie plurielle est autrement efficace et opérationnel. Il permet de rendre compte non seulement d’un projet mais bien de la réalité. Parce que l’économie est plurielle. Le capitalisme, quoique dominant, ne sature pas bien sûr toute la sphère de l’activité économique.
Les services publics, l’économie domestique, le caritatif échappent aux règles strictes du profit. L’économie sociale solidaire, en associant les ressources d’origine publiques et privés, peut se montrer aussi performante et efficace que l’économie capitaliste, à condition que les pouvoirs publics fixent des règles qui les mettent sur un pied d’égalité. Il y aura bien dans ce cas possibilité d’une alternative, au sein d’une économie plurielle. Dans la grande majorité des cas, en effet, l’économie domestique ou le caritatif ne peuvent prétendre à être une solution de rechange au système de profit. Par contre, l’économie sociale et solidaire a l’avantage sur la sphère publique de l’économie de permettre la libre initiative individuelle et collective sans entrer en concurrence avec les services publics. Il y a donc là un vaste terrain d’alliances politiques avec les syndicats défendant les services publics, avec les artisans et les paysans, avec les porteurs de projets sans capitaux, les salariés qui souhaitent redonner du sens à leur activité productrice. L’économie sociale solidaire est parfaitement complémentaire des aspirations au développement durable à l’inverse du système d’où sont issus les monstres tels que Total, Exxon ou autres Microsoft. Après tout, une société où Linux constituerait une alternative économique au monopole des productions de l’empire Bill Gates ne serait pas synonyme de retour à l’âge des cavernes. Tout comme le transport du pétrole peut se concevoir sans le recours à la course au profit maximum et immédiat.

Investir le débat citoyen

Il y a bien sûr le risque d’être taxé d’utopiste, ce qui n’est jamais d’ailleurs qu’une des modalités banales de la polémique politique. On rétorquera que l’économie sociale solidaire, existe, qu’elle a su résister et/ou se développer contre vents et marées, en particulier lorsque les vents lui étaient particulièrement défavorables. Renverser les vents dominants est bel et bien la tâche politique du moment, faute de quoi une opportunité historique peut être gâché.
Les acteurs de l’économie sociale solidaire soucieux de développer leurs activités de terrain n’ont d’autres choix aujourd’hui que de faire de la politique parce que les choix législatifs, budgétaires de demain dépendent des alliances politiques d’aujourd’hui. C’est pourquoi le MNCP, acteur de l’économie solidaire depuis sa création en 1986, tout en réaffirmant son autonomie et son indépendance à l’égard des partis politiques, a cru nécessaire de s’investir dans le débat citoyen en adoptant une charte pour la promotion d’une certaine vision de la solidarité économique.

Annexe

Charte du MNCP pour l’économie solidaire

L’économie solidaire qui sera mise en œuvre dans le cadre des associations du MNCP a pour principaux points de référence la présente Charte et les statuts du mouvement. Ceux-ci indiquent (article 2, paragraphe 3) : "Le MNCP soutient les initiatives favorisant les créations d’emploi d’entreprises socialement utiles ainsi que le développement d’initiatives locales, économiques et intellectuelles, contribuant à trouver une solution au problème du chômage." 1- L’économie solidaire est une activité économique, d’initiative individuelle ou collective, mise en œuvre dans un cadre collectif, qui est productrice de citoyenneté, de lien social, de solidarité et d’éducation populaire en même temps que de biens et services. Elle est une alternative à l’économie libérale. Elle soutient les circuits de commercialisation plus équitable, la modification du mode de consommation et l’exercice des droits collectifs. 2- La place centrale est donnée aux besoins des personnes avec une attention permanente et soutenue à la qualité des relations humaines et sociales. On y retrouve l’action conjuguée de bénévoles (chômeuses et chômeurs, précaires, solidaires), de salarié-e-s de la structure et des "consomm-acteurs" de l’activité. 3- Le fonctionnement repose sur une réelle démocratie dans le cadre de laquelle, au sein des différents groupes mis en place, tout doit être mis en œuvre pour que chacun puisse être écouté, être acteur, participer réellement à l’élaboration, à la mise en œuvre et à la gestion du projet.
4- La mobilisation de l’épargne locale et le recours à des placements alternatifs et solidaires, au même titre que la mixité des financements publics et privés sont nécessaires. La part respective des subventions et des produits résultant des prestations et services rendus est variable suivant la nature du projet et son état d’avancement. Cette mobilisation de fonds ne doit pas occulter l’engagement de ressources bénévoles. 5- Les éventuels excédents financiers sont réinvestis, pour développer les activités, mais aussi pour améliorer les conditions de revenu et de travail. 6- L’économie solidaire s’inscrit dans un objectif de développement durable. 7- Les projets et les réalisations sont ancrés dans le territoire, dans le développement local.

Joelle Palmieri - Décembre 2001

http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_article=949&page=1

mais aussi
http://attac.org/fsm2002/0502/doc/declarationfr.htm
http://attac.org/fsm2002/0402/doc/conf4e.htm
http://attac.org/fsm2002/0402/doc/conf4c.htm

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